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Sous les ciels de Zeewijk
Magliani Marino ; Panella Claudio ; Nugara Silvia
DES LACS
16,90 €
Épuisé
EAN :9782491404116
C'est une promenade le long des rues d'un quartier d'Ijmuiden, un petit village qui se trouve sur la côte hollandaise, pas loin d'Amsterdam. Bâti sur des dunes de sable, Ijmuiden remodèle sa géographie urbaine tous les cinquante ans. C'est l'histoire d'un paysage qui ne cesse de changer, de maisons qui, depuis la pose de leur première pierre, arborent leur date de péremption, plus courte que celle des vies de leurs habitants. C'est aussi l'histoire d'une rencontre inattendue, joyeuse et mélancolique à la fois, comme d'ailleurs tout ce qui est de Zeewijk. Un quartier où la vie est filante comme une comète. Sous les ciels de Zeewijk est le roman d'un observateur, mais aussi une cartographie, le journal d'un voyage, de Hollande à la Ligurie, la région italienne protagoniste des belles pages de Marino Magliani, ces pages remplies d'histoires de collines et de potagers aux fonds des vallées.
C'est dans le désert du Hoggar que commence ce récit dont le narrateur est un éthologue spécialisé dans les migrations des hirondelles. Non loin de là se trouve la tombe du père de Foucauld, un autregrand voyageur qui avait choisi de partager la vie des Touareg et dont les citations - inventées -émaillent le livre. Notre hirundologue partage luiaussi la vie des Touareg et écoute les histoires racontées par le vieux poète itinérant Tighrizt. Mais dans ce lieu propice à la rencontre avec soi-même, il se souvient d'autres voyages, d'autres errants, qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux. Véritable rhapsode, Maggiani tresse avec un art consommé les fils de toutes ces histoires qui disent l'exigence de la beauté malgré l'atrocité de l'Histoire, l'importance de la mémoire dans une civilisation de l'éphémère et des images, et la nostalgie de l'infini...
Considéré comme un roman autobiographique en France et comme un essai aux Etats-Unis, Chassés de la lumière (No Name in the Street - les deux titres, le français aussi bien que l'anglais, sont extraits d'une citation du Livre de Job qui figure en exergue dans l'édition originale américaine) est un livre à part dans l'oeuvre de James Baldwin. Temporairement et géographiquement des faits lointains sont tissés ensemble, la question raciale est le fil rouge. Ecrit, comme l'auteur tient à le noter à la fin du livre, entre New York-San Francisco- Hollywood-Istambul-Saint-Paul-de-Vence, entre 1967-1971, grâce au point de vue du voyageur, à la distance qu'il a pu prendre quant aux faits vécus et connus, ce livre tient un discours (aux tons parfois de prêche) intime et historique car Baldwin fait référence à son enfance et aux événements de la fin des années 60, notamment aux assassinats de Evers, Malcolm X et Martin Luther King, pour témoigner et dénoncer la violence et l'injustice qui naissent et grandissent dans la haine raciale. Traduit et paru en France aux éditions Stock dès 1972, année de la parution de l'édition anglaise et de l'édition américaine, ce livre reste d'une grande actualité, la question raciale continuant à être l'un des problèmes les plus importants et urgents dans le monde occidental.
Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs Ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les "droits des femmes" sont devenus un argument du maintien de l'ordre, des lois islamophobes à la politique d'incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d'autres, qu'on cite volontiers entre I'antilibéralisme et la défense de l'environnement. A l'inverse, ce livre propose de donner toute sa portée au féminisme, de restaurer sa vocation révolutionnaire, de clarifier sa contribution à tout projet de bouleversement de l'ordre des choses. En quoi transformer la famille, la sexualité, l'organisation de la reproduction sociale et biologique, le travail domestique ou encore le travail affectif implique-t-il de révolutionner la vie quotidienne, la santé, la culture, le travail salarié, le logement, la vie collective, les allocations sociales ? Comment les apports du féminisme noir permettent-ils de repenser le dépérissement de l'Etat ? Ce recueil, regroupant des textes fondateurs du féminisme marxiste et des articles plus contemporains, est un manuel à l'usage de celles et ceux qui ne se satisfont pas de transformations partielles, mais qui entendent changer le système dans sa totalité.
Félix Boggio Ewanjé-Epée est étudiant en philosophie et participe aux comités éditoriaux de la Revue des Livres et de ContreTemps. Stella Magliani-Belkacem travaille aux éditions La fabrique. Ensemble, ils ont contribué à Nous sommes les indigènes de la République (2012) et ont coordonné l'ouvrage collectif Race et capitalisme (2012).
Emma, écrivaine en panne d'inspiration, prend une décision radicale : s'enfuir. Elle loue une maison isolée dans une petite ville bretonne et disparaît sans prévenir personne. Mais en fuyant le présent, ce sont les fantômes du passé qu'Emma va réveiller. Sans savoir pourquoi, cette phrase, comme un morbide refrain, tourne en boucle dans sa tête... ""Il ne s'est pas suicidé, et tu le sais". " Emma, accompagnée de Mickaël et sa soeur Danielle rencontrés sur place, va mener l'enquête pour découvrir ce qui s'est passé dans cette maison et tenter d'expliquer les phénomènes qui s'y produisent. Mais remuer un passé vieux de quatre-vingt ans n'est pas sans danger. En sortiront-ils indemnes ? Un futur est-il possible lorsque les temps se confondent ainsi, jusqu'à vous mener aux confins de la folie ? "
Quel rapport peut donc exister entre la disparition d'un chanteur de pop britannique, un homme de dos avec une valise bleue, et le bon goût des Palmito ? C'est le mystère auquel se retrouvent confrontés, chacun de leur côté, Lubin et Blanche. Si tout semble séparer ces deux inconnus, l'annonce du décès de Mark Hollis - le chanteur de Talk Talk - est un véritable cataclysme dans leurs vies. Pourquoi ? Cette vive émotion couplée à la vision furtive d'une valise bleue sans roulettes traversant un hall d'aéroport va les contraindre aux souvenirs. Olivier Sorin dissémine des fragments d'êtres comme des pièces de puzzle qui s'assemblent au fil des pages jusqu'à dessiner la fresque que nous avions sous les yeux depuis le début sans pour autant la voir. Un roman délicieux où les occasions manquées ont autant d'importance que celles que nous avons le courage de saisir.
Victime d'un coup du sort et n'ayant plus les moyens de loger toute sa famille, Arthur Comte est contraint d'accepter la proposition de son père : hériter de la maison de Datura. Celle dans laquelle il a grandi. Celle où sa mère vient de mourir. Il emménage à contrecoeur dans l'immense bâtisse avec sa femme Jade, leurs jumelles et Hippolyte, le dernier-né et rapidement, le malaise s'installe. Pendant des décennies, il a essayé d'enfouir tous les souvenirs qui s'y rattachent. Le soir de la claque, par exemple. L'atmosphère. Les bruits. Mais on n'échappe pas à soi-même. Surtout pas à Datura. Dans "La mécanique du néant", Delphine Muse parle de la peur comme puissance créatrice, comme matrice hostile de toutes nos perceptions, de tous nos choix et de tous nos projets.
Vous avez un coeur qui bat dans la poitrine, vous le savez, mais il ne suffit pas. Parfois seuls les yeux et les mains d'un papa vous font sentir que vous existez. Et puis un jour, comme par magie, après un tour de passe-passe ignoble dans la salle de bain pendant lequel papa a sorti son lapin du chapeau, il disparaît brutalement emportant avec lui ses secrets les plus obscurs, vous laissant seule avec votre culpabilité. Commence alors une quête, celle d'une fillette devenue femme, tentant coûte que coûte de retrouver son père, dans chaque regard et caresse d'autres hommes, intimement convaincue qu'il se cache en chacun d'eux. Emmanuelle Drouet nous livre ici un roman sensible sur l'addiction sexuelle féminine et met en lumière les mécanismes de défense de notre corps et de notre esprit qui nous permettent de surmonter l'insurmontable. Sans tabous ni vulgarité, elle retrace un parcours de vie marqué par la perpétuelle recherche de liens affectifs.