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Carnets ferroviaires. Nouvelles transeuropéennes
Maggetti Daniel ; Cherix François
ZOE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782889273928
Que ce soit de Lausanne à Paris ou de Vienne à Genève, chacun des treize auteurs de ce recueil situe son histoire à bord d'un train qui parcourt l'Europe. A l'occasion d'un long trajet en chemin de fer, l'une se souvient de son voyage dix ans plus tôt, elle traque la différence entre son être d'hier et celui d'aujourd'hui. Un autre se remémore l'invraisemblable arnaque dont il a été l'auteur, une troisième laisse s'imprimer dans son esprit le paysage qui défile par la fenêtre de son compartiment, image du dehors se mêlant aux tourments intérieurs, un autre encore retrace un incroyable hold-up ferroviaire dans l'Angleterre de 1963. Ces nouvelles donnent une vue d'ensemble inédite sur la manière de concevoir l'Europe comme espace physique et symbolique. Les auteurs étant de générations très diverses, le lecteur appréciera les différentes manières d'appréhender notre monde proche et de s'y situer. Le Nomes, Nouveau mouvement européen Suisse, est à l'origine de cet ouvrage dédié à l'ouverture.
Victor Hugo en parle, mais Lord Byron l'a découverte avant lui. Dans leur sillage, de nombreux écrivains romantiques chanteront son histoire. Elle, c'est Julia Alpinula, fille d'un haut dignitaire d'Helvétie, attachante et héroïque par sa volonté de résister aux abus des Romains. Remontant le temps, Daniel Maggetti montre comment elle est mise en scène et utilisée par divers auteurs férus de légendaire, jusqu'au coup de théâtre qui conduira à sa disparition...
Au XIXe siècle, don Tommaso, un prêtre piémontais tombé en disgrâce, est assigné dans la cure d'un village de Suisse italienne. Il recrute Anna Maria, une servante veuve et âgée vivant seule avec un enfant. Cette rencontre va permettre à ces deux personnages de replonger dans leur passé sinueux.
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)