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Revue des Sciences Humaines N° 341, 1/2021 : Transhumanisme et fictions posthumanistes
Maftei Mara Magda
PU SEPTENTRION
29,00 €
Épuisé
EAN :9782913761889
Ce numéro consacré au transhumanisme et au posthumanisme confronte pour la première fois des points de vue de chercheurs en littérature, en philosophie, en sciences avec des écrivains français concernés par les modifications apportées à l'homme via les technologies NBIC. Les entretiens de Pierre Ducrozet, d'Isabelle Jarry, d'Antoine Bello, de Jean-Gabriel Ganascia et de François-Régis de Guenyveau montrent à quel point les écrivains contemporains se nourrissent des théories et des expériences tissées autour du posthumain ainsi que des personnalités qui peuplent de plus en plus notre quotidien comme Elon Musk, Ray Kurzweil ou Nick Bostrom. Le numéro est structuré en trois parties : une partie dédiée à l'analyse du posthumain dans la fiction et d'autres formes d'art, une deuxième partie dédiée aux approches philosophiques et interdisciplinaires du transhumanisme et du posthumanisme et enfin une partie dédiée aux entretiens avec les cinq écrivains.
Résumé : "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement", et pourtant, rien de plus énervant qu'une copie que l'on peine à rédiger... ou à déchiffrer ! Vous avez du mal à exprimer vos idées, à organiser un brouillon, à maîtriser les règles de ponctuation ? Rassurez-vous, cela s'apprend ! Ce "Mémo" pensé et rédigé par une professeur de lettres vous propose 21 sujets et exercices corrigés : commentaire de texte, rapport de stage, analyse de l'image, introduction et conclusion, et bien d'autres encore. Grâce à des exemples concrets et de précieux conseils, apprenez les règles à respecter et découvrez les recettes qui retiendront l'attention de votre lecteur.
On dit que la jeunesse nous marque pour toujours, que le passé ne s'oublie jamais. Qu'en est-il lorsqu'il s'agit d'un écrivain controversé, avec une double culture, franco-roumaine, et surtout né dans un contexte historique agité ? S'appuyant sur des textes roumains non publiés en français et une analyse rigoureuse de son uvre, Mara Magda Maftei s'attache en premier lieu à l'image de Cioran, l'accueil de ses livres par sa génération, ses commentaires sur ses propres écrits, la réception critique de son uvre en Roumanie avant 1989, ainsi que la distance qu'il prit avec le "légionarisme" et les attaques qu'il subit en Occident de la part de ses anciens idolâtres. Mais Cioran se détache comme étant l'écrivain qui déploie toutes ses forces dans une philosophie politique, une philosophie expérimentale et une philosophie religieuse. Dimension politique, mysticisme, expérience personnelle, mort, suicide, absurde, solitude, échec autant d'axes de réflexion que Mara Magda Maftei aborde dans un second temps, avant d'éclaircir la relation de Cioran avec Dieu. Car au-delà du simple constat de son athéisme, d'où provient son absence de croyance, lui né dans une famille très religieuse, qui se complaît dans une souffrance légitime, déterminée par le contexte historique, mais aussi une souffrance intérieure, maladive, organique ? Un essai qui dessine les contours d'un Cioran inédit, à travers des aspects méconnus du public français émanant de son passé révolutionnaire, de ses amitiés et de son pays d'origine.
Personnage emblématique pour le christianisme du IVe siècle, Athanase est un écrivain dont l'oeuvre a intéressé et continue encore à intéresser les esprits passionnés par l'histoire des idées et des pensées, surtout religieuses, du milieu alexandrin de cette époque [...]. La sotériologie d'Athanase est très complexe et interconnectée aux autres aspects de sa doctrine. Elle est fondée sur l'incarnation du Verbe, vue comme le moyen sans lequel le salut de l'homme n'est pas possible. Ce salut dépend en fait de la compréhension correcte de l'incarnation, avec tout ce qu'elle suppose (la divinité du Sauveur, la réalité de l'assomption de l'humanité et l'intégrité de la nature humaine, âme et corps, assumée par ce Sauveur). Toute négligence ou omission d'un de ses aspects rend pratiquement impossible la compréhension intégrale et correcte de la sotériologie d'Athanase. La fine pointe de sa sotériologie est, à notre avis, la conception de l'incarnation du Verbe en tant que métonymie de toute l'économie qui contient plusieurs aspects et qui se rapporte à tout ce que le Verbe incarné a fait pour l'homme pendant sa vie humaine. La valeur rédemptrice de l'incarnation, qui s'appuie sur le même principe du salut accompli uniquement par le Christ et dans le Christ, est pour Athanase une conséquence de la divinité du Christ et de l'efficacité de son oeuvre. C'est pour cela que le salut athanasien est fondé non pas sur un événement ou un autre de l'activité terrestre du Verbe incarné, mais sur la personne même du Christ. Pour être plus explicite, le salut est le Christ-même qui, par son incarnation, sa mort, sa résurrection et son élévation au ciel, libère l'homme de la mort et lui offre la grâce qui lui assure l'incorruptibilité, l'immortalité et la déification. "
Résumé : Depuis le début du XXIe siècle, paraissent de nombreuses oeuvres de fiction qui font écho aux thèmes et préoccupations du courant transhumaniste - que ce soit pour les illustrer ou pour les critiquer. Le présent livre, qui se veut interdisciplinaire, permet d'abord de mieux comprendre et distinguer les phénomènes du transhumanisme et du posthumanisme ? : alors que le transhumanisme programme la modification prochaine de l'Homme grâce aux technologies numériques et biomédicales, le posthumanisme rassemble les postures philosophiques qui envisagent de telles mutations. Ce livre démontre aussi que la fiction posthumaniste ne se définit pas seulement par des convergences thématiques, mais qu'elle construit le cadre d'une véritable forme littéraire particulière. En marge de la science-fiction de type cyberpunk et de la dystopie, la fiction posthumaniste élabore un espace romanesque inédit qui représente et questionne le devenir annoncé de l'humanité, de sa réalité biologique et de son organisation sociale. C'est à caractériser cette catégorie littéraire nouvelle et à en mettre en valeur ses spécificités que cet ouvrage se consacre.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.