Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'incarnation du verbe
Maftei Eugen
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204109741
Personnage emblématique pour le christianisme du IVe siècle, Athanase est un écrivain dont l'oeuvre a intéressé et continue encore à intéresser les esprits passionnés par l'histoire des idées et des pensées, surtout religieuses, du milieu alexandrin de cette époque [...]. La sotériologie d'Athanase est très complexe et interconnectée aux autres aspects de sa doctrine. Elle est fondée sur l'incarnation du Verbe, vue comme le moyen sans lequel le salut de l'homme n'est pas possible. Ce salut dépend en fait de la compréhension correcte de l'incarnation, avec tout ce qu'elle suppose (la divinité du Sauveur, la réalité de l'assomption de l'humanité et l'intégrité de la nature humaine, âme et corps, assumée par ce Sauveur). Toute négligence ou omission d'un de ses aspects rend pratiquement impossible la compréhension intégrale et correcte de la sotériologie d'Athanase. La fine pointe de sa sotériologie est, à notre avis, la conception de l'incarnation du Verbe en tant que métonymie de toute l'économie qui contient plusieurs aspects et qui se rapporte à tout ce que le Verbe incarné a fait pour l'homme pendant sa vie humaine. La valeur rédemptrice de l'incarnation, qui s'appuie sur le même principe du salut accompli uniquement par le Christ et dans le Christ, est pour Athanase une conséquence de la divinité du Christ et de l'efficacité de son oeuvre. C'est pour cela que le salut athanasien est fondé non pas sur un événement ou un autre de l'activité terrestre du Verbe incarné, mais sur la personne même du Christ. Pour être plus explicite, le salut est le Christ-même qui, par son incarnation, sa mort, sa résurrection et son élévation au ciel, libère l'homme de la mort et lui offre la grâce qui lui assure l'incorruptibilité, l'immortalité et la déification. "
Demain, la médecine se fera-t-elle sans médecins ? L'intelligence artificielle est-elle en passe de les remplacer ? De véritables bouleversements technologiques (nano ou bio technologie, neuroscience, capteurs connectés, impression de tissus 3D, etc.) projettent la médecine dans l'inconnu du fait d'innovations dépassant les imaginations les plus fertiles et permettant les espoirs les plus fous. Cet ouvrage est une réflexion sur l'avenir de la médecine en quête d'une réponse à la question que tous les soignants et les patients se posent : que sera notre médecine demain, au service de quelle santé et pour quelle personne ?
Ce numéro consacré au transhumanisme et au posthumanisme confronte pour la première fois des points de vue de chercheurs en littérature, en philosophie, en sciences avec des écrivains français concernés par les modifications apportées à l'homme via les technologies NBIC. Les entretiens de Pierre Ducrozet, d'Isabelle Jarry, d'Antoine Bello, de Jean-Gabriel Ganascia et de François-Régis de Guenyveau montrent à quel point les écrivains contemporains se nourrissent des théories et des expériences tissées autour du posthumain ainsi que des personnalités qui peuplent de plus en plus notre quotidien comme Elon Musk, Ray Kurzweil ou Nick Bostrom. Le numéro est structuré en trois parties : une partie dédiée à l'analyse du posthumain dans la fiction et d'autres formes d'art, une deuxième partie dédiée aux approches philosophiques et interdisciplinaires du transhumanisme et du posthumanisme et enfin une partie dédiée aux entretiens avec les cinq écrivains.
On dit que la jeunesse nous marque pour toujours, que le passé ne s'oublie jamais. Qu'en est-il lorsqu'il s'agit d'un écrivain controversé, avec une double culture, franco-roumaine, et surtout né dans un contexte historique agité ? S'appuyant sur des textes roumains non publiés en français et une analyse rigoureuse de son uvre, Mara Magda Maftei s'attache en premier lieu à l'image de Cioran, l'accueil de ses livres par sa génération, ses commentaires sur ses propres écrits, la réception critique de son uvre en Roumanie avant 1989, ainsi que la distance qu'il prit avec le "légionarisme" et les attaques qu'il subit en Occident de la part de ses anciens idolâtres. Mais Cioran se détache comme étant l'écrivain qui déploie toutes ses forces dans une philosophie politique, une philosophie expérimentale et une philosophie religieuse. Dimension politique, mysticisme, expérience personnelle, mort, suicide, absurde, solitude, échec autant d'axes de réflexion que Mara Magda Maftei aborde dans un second temps, avant d'éclaircir la relation de Cioran avec Dieu. Car au-delà du simple constat de son athéisme, d'où provient son absence de croyance, lui né dans une famille très religieuse, qui se complaît dans une souffrance légitime, déterminée par le contexte historique, mais aussi une souffrance intérieure, maladive, organique ? Un essai qui dessine les contours d'un Cioran inédit, à travers des aspects méconnus du public français émanant de son passé révolutionnaire, de ses amitiés et de son pays d'origine.
Favorisées par la liberté accordée aux investisseurs privés, dans une société de consommation de plus en plus compétitive, les avancées scientifiques promettent à l'homme de doper ses potentialités physiques, cérébrales et mémorielles, voire de l'affranchir de toutes ses limites biologiques. La numérisation des activités individuelles et collectives modifie déjà fortement nos modes de sociabilité. De telles mutations mettent en question non seulement les structures sociopolitiques, les pratiques médicales ou juridiques, mais posent aussi des questions anthropologiques fondamentales : les biotechnologies et les interactions homme-machine influent sur la stabilité même de la nature humaine. Rassemblés autour d'écrivains dont les " fictions posthumanistes " alertent sur de telles problématiques, des littéraires, des philosophes, juristes, anthropologues, spécialistes de l'art dramatique ou vidéo confrontent les réflexions que soulève un tel avenir de la civilisation et de l'espèce humaine.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".