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Logique de l'assentiment. Dire oui à la vie
Maffesoli Michel
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204148634
La modernité s'est construite sur un dépassement du passé, une négation du présent, dans l'attente d'un monde meilleur. L'auteur montre que nous abordons une nouvelle époque, où l'on s'ajuste tant bien que mal au monde tel qu'il est, sans prétendre le modeler. La modernité, du XVIIIe au XXe siècle, a été l'âge de l'individualisme et de la critique systématique. Aujourd'hui nous entrons dans l'ère du " Nous ". Non sans crises ni révoltes, mais la puissance de l'esprit rebelle populaire c'est avant tout de dire oui, oui tout de même à la vie, à l'ordre des choses existant, au monde tel qu'il est. La " logique de l'assentiment " n'est ni de la domination, ni de la résignation. C'est au contraire une sagesse de la vie présente, de la vie de tous les jours, avec ses malheurs : le sens du tragique, l'acceptation de la finitude, et ses bonheurs : la relation avec les autres, la solidarité, la vie quotidienne enrichie de sa part de rêve, de fantaisie, d'imaginaire. Nous entrons dans une nouvelle époque dont l'ouvrage s'attache à déchiffrer les valeurs émergentes, pour en accompagner la compréhension et saisir les ressorts de l'être ensemble contemporain. En bout de course, l'assentiment au tragique de la vie n'est-il pas, plus ou moins silencieusement tissé des rêves des hommes ? Il rend compte de l'étroite liaison existant entre le visible et l'invisible. Car ne l'oublions pas, le rêve est souverain.
Cet essai propose une réflexion sur la dimension cyclique inaugurée par une violence destructrice, fondatrice d'une nécessaire circulation sociale et d'une nouvelle organisation de la cité. L'auteur, professeur à la Sorbonne, explique comment les fondements de la société contemporaine technocratique, liée à l'idée de progrès et d'utilité, ont privilégié l'économique et le contrôle rationalisé, jetant aux oubliettes les autres dimensions sociales.
Poursuivant depuis trente ans une analyse de la société contemporaine, en faisant attention au présent, à ses diverses tribus, au développement du nomadisme, à la crise du politique, Michel Maffesoli s'attaque, dans cet ouvrage, au délicat problème de la part d'ombre de notre monde la place du mal. Silencieuse ou bruyante, la révolte gronde. Passivité par rapport au travail, abstention politique, retrait de la vie sociale en général, ou encore rodéos automobiles, rassemblements festifs et musicaux et autres formes d'effervescence en sont autant de symptômes. Mais la part destructrice, celle de l'excès, n'est-ce pas ce qui précède une harmonie nouvelle ? Comme il ne manque pas d'avocats d'un Dieu bienfaisant aux noms variables - État, Contrat, Institutions, Individu - ni même de représentants des divers conformismes de pensée, n'est-il pas temps d'observer sereinement, et peut-être d'intégrer, cette étrange " part du diable " ?
« Je propose, ici, une hypothèse. La crise économique (financière) dont on nous rebat les oreilles n?est-elle que la forme ultime de la saturation de l?idée de salut individuel (de l?économie du salut). Cette ?crise? pointe le retour de l?idéal communautaire qui, de manière violente (les révoltes en témoignent) ou sous forme beaucoup plus généreuse (le bénévolat, les associations, les modes de vie alternatifs, le commerce équitable, etc.), cherche de nouvelles manières d?exprimer la générosité et la solidarité propres à l?être-ensemble ». Michel Maffesoli nous entraîne dans une vraie spirale de la postmodernité: comment la société contemporaine se vit, s?écrit, se dit, se rêve. Quelle est l?ambiance de l?époque, quels en sont les rituels, les croyances collectives, les comportementsdivers?
Comment penser l'irrationnel, comment penser la violence des banlieues, l'ignorance des lois sociales ? L'actualité récente montre bien quel fossé il y a entre une partie de la jeunesse et ceux qui en appellent à l'Etat de droit. Michel Maffesoli propose dans cet essai de penser le non-rationnel, ou du moins d'équilibrer l'intellect et l'affect. D'abord en élaborant un savoir dionysien, au sens où Dionysos était le dieu des fêtes et du chaos. Ensuite, rompant avec l'idéal de raison abstraite héritée du siècle des Lumières, par la proximité que devrait avoir l'observateur avec les événements décrits : c'est justement la Raison sensible.
Résumé : Protestations, manifestations, émeutes, grèves ; crispation, défiance, dénonciations : depuis quelques années, la colère monte, les peuples ne cessent de rejeter l'autorité et paraissent de moins en moins gouvernables. Jamais le climat n'a été si tendu, laissant nombre de commentateurs dans la sidération. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels éléments et circonstances ont fait naitre et entendre une telle rage, démultipliée sur les réseaux sociaux ? Les raisons de la révolte sont connues et liées aux dérives du libéralisme élu comme seul modèle politique (aggravations des inégalités, dégradations des conditions de travail, recul des services publics, mises à jour de scandales politiques...). Mais la violence avec laquelle elle se manifeste à présent est inédite car exprimée par un sujet nouveau : l'individu tyran. Né avec les progrès technologiques récents, l'apparition d'internet, du smartphone et les bouleversements induits par la révolution numérique (applications donnant le sentiment que le monde est à nos pieds, réseaux sociaux où ma parole vaut celle de tous, mon image magnifiée...), c'est un être ultra connecté, replié sur sa subjectivité, conforté dans l'idée qu'il est le centre du monde, qu'il peut tout savoir, tout faire, et voyant dans l'outillage technologique moderne l'arme qui lui permettra de peser sur le cours des choses. C'est le I de Iphone, le You de Youtube. Jamais combinaison n'aura été plus explosive : les crises économiques renforcent l'impression d'être dépossédé, la technologie celle d'être tout-puissant. L'écart entre les deux ne cesse de se creuser et devient de plus en plus intolérable. Les conséquences sont délétères : délitement du lien social, de la confiance, du politique ; montée du communautarisme, du complotisme, de la violence... Plane la menace d'un "totalitarisme de la multitude". Dans cet essai brillant, mené tambour battant, Eric Sadin livre une analyse neuve et tragiquement juste de l'effondrement de notre monde commun à travers une mise en perspective historique, politique, sociale, économique et technique unique. Mais il le fait pour mieux repenser les termes d'un contrat social capable de nous tenir, à nouveau, ensemble
La chute du Mur a laissé les gauches européennes en plein désarroi. Sur le champ de bataille des idées, le progrès, la liberté et l'universel ont cédé la place à une nouvelle triade directement importée des USA : le genre, l'identité et la race. On se battait hier au nom du prolétariat, du Tiers-monde et des damnés de la terre ; on condamne aujourd'hui l'homme blanc, coupable du colonialisme, de l'esclavage et de la domination des femmes. Trois discours - néo-féministe, antiraciste et décolonial - le désignent comme l'ennemi commun de l'humanité. Il est devenu le nouveau Satan, celui que son anatomie même désigne comme violeur ontologique, sa couleur de peau comme raciste, sa puissance comme exploiteur de tous les "dominés" et "racisés" . Tout l'enjeu de cet essai est d'analyser comment, sous l'impulsion d'une américanisation caricaturale de l'Europe, la lutte des genres et celle des races sont en train de remplacer la lutte des classes, de balayer la méritocratie et de détruire l'idée d'humanité commune. Faire de l'homme blanc le bouc émissaire par excellence, ce n'est jamais que remplacer un racisme par un autre ; avec, comme horizon funeste, des sociétés tribalisées, crispées sur leur trésor identitaire et en proie à la guerre de tous contre tous.
Résumé : Cherchant le bonheur sous la bannière de la liberté, de la prospérité et de la justice, les Européens et les Américains se trouvent dans une impasse dont l'évolution des souffrances mentales et des troubles comportementaux du dernier demi-siècle témoignent de manière éloquente. Chez les laissés-pour-compte de la modernisation, les pathologies mentales ordinaires résultent moins des carcans sociaux que de l'extension d'une indépendance qui les a privés de cette seconde peau que constituaient les communautés primaires. Les libertés conquises dans la sphère privée se trouvent désormais en porte à faux avec la déresponsabilisation au travail. Le déclin de l'action collective et les bouleversements technologiques ont favorisé une internalisation du mal-être, des addictions et des troubles comportementaux. Parmi les plus aisés, nos sociétés où le rôle des performances cognitives s'est accru ont nourri des pathologies de la rivalité et beaucoup de frustration. L'accès aux meilleures places est en principe ouvert à tous et bien que l'inégalité des dotations cognitives ruine l'idée de mérite, nombreux sont ceux qui se sentent responsables de leur échec, et développent anxiété, dépressions et addictions. Les familles sont devenues les complices de cette compétition méritocratique par les appariements matrimoniaux sélectifs. Si nous n'y prenons garde, une biopolitique appuyée sur les héritages génétiques et épigénétiques risque de renforcer plus que jamais les inégalités sociales.
Résumé : Vue par Jean-Claude Carrière, Boris Cyrulnik, Antonio Damasio, Howard Gardner, Alison Gopnik, Daniel Kahneman, Tobie Nathan, Emmanuelle Picquet et bien d'autres encore Un monde sans connards est-il possible ? La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C'est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécialistes du comportement humain, n'ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l'objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d'avance. Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine. Et c'est une première mondiale, profitez-en ! Un ouvrage rafraîchissant et instructif. Quentin Périnel, Le Figaro. Un propos clair et accessible à tous. Pauline Pilaudeau, Lire. Avec quatre contributions inédites.