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Tabula Picta . La peinture et l'écriture dans le droit médiéval
Madero Marta
EHESS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782713218293
A qui appartient un tableau, au peintre ou au propriétaire de la tablette sur laquelle il a déposé les couleurs ? A qui appartient un objet écrit, au propriétaire du parchemin ou à celui qui a écrit le texte qu'il porte ? A partir du XIIe siècle et jusqu'à la fin du Moyen Age, les juristes ont discuté de ce problème posé par le droit romain et connu comme celui de la tabula picta. Faire retour sur leurs commentaires permet de repérer les notions et les raisonnements qui leur ont permis de lier le droit de propriété non plus à la possession du matériau, mais à celle du texte écrit ou de l'image peinte dont il est le support. Ce livre a donc un double objet. D'une part, il éclaire, à partir d'un cas particulier, les catégories, pour nous souvent étranges, grâce auxquelles les juristes médiévaux désignent et classent les choses et les êtres, pensent leurs similitudes ou leurs différences, leur assemblage ou leur disjonction. D'autre part, il contribue à l'histoire de longue durée qui a reconnu comme propriétaires des œuvres ceux qui les ont composées ou acquises. Il propose ainsi une généalogie inattendue de la notion de copyright et de propriété littéraire.
Un ouvrage essentiel conçu pour le cours de Biologie humaine. Adapté pour le cours de Biologie humaine, ce manuel insiste particulièrement sur la compréhension de trois grands thèmes principaux, soit l'autorégulation du corps humain, la reproduction et la génétique. Quelques notions connexes telles que la méthode scientifique et les biotechnologies sont aussi abordées afin de mieux expliquer la relation qui existe entre la science, les technologies et la société. Une démarche pédagogique efficace : chaque chapitre commence par un court texte anecdotique dans lequel un personnage vit une situation directement liée aux concepts théoriques exposés dans ce chapitre. La théorie, présentée dans un langage simple et précis, est ainsi souvent associée à une réalité concrète.
Résumé : Des dispositifs de contrôle interne défaillants ont entraîné de lourdes pertes à la plupart des établissements bancaires et financiers de la place. Certains établissements, tels Lehman Brothers, ont fait faillite alors qu'ils paraissaient indestructibles ! Pourtant, ces lourdes pertes auraient pu être évitées... Mais comment ? En adoptant une démarche structurée de maîtrise des risques en cinq phases : établissement de la cartographie des risques ; conception ; mise en oeuvre ; management ; revue annuelle. Cette démarche permet de concevoir, de faire vivre et de contrôler l'efficacité du dispositif de maîtrise des risques des entreprises, en particulier des établissements bancaires et financiers. Spécialistes reconnus des dispositifs de contrôle interne bancaires, les auteurs ont largement testé la démarche sur le terrain et l'ont complétée d'outils pratiques permettant de gérer au mieux les difficultés de mise en oeuvre que pourraient rencontrer les entreprises. Vous pouvez télécharger sur le site editions-eyrolles des imprimés génériques à utiliser ainsi que des questionnaires d'évaluation des situations et des progrès réalisés.
Cet ouvrage, destiné avant tout aux élèves de première année des classes préparatoires ECE, se découpe en 7 chapitres : 6 chapitres de probabilités et 1 de statistiques. Tous les chapitres sont organisés en quatre parties : • une première section est dédiée à la méthodologie, • une seconde section donne les énoncés des exercices, • une troisième partie propose des indications précises afin de commencer correctement les exercices • et enfin une dernière partie donne la correction très détaillée des exercices. Cet ouvrage est aussi un outil idéal de révision pour le préparationnaire de deuxième année.
Le récit, en grande partie caribéen, évoque le destin extraordinaire de Cyparis, jeune marginal martiniquais, unique survivant de la dévastatrice éruption de la montagne Pelée, en 1902, qui fit près de 30 000 morts. Le personnage, à l'authenticité historique incontestable, est recruté par le cirque Barnum où il s'illustre en tant que premier artiste circassien noir, puis part travailler à la construction du canal de Panama, où il connaîtra la violence des éléments, du capitalisme nord-américain, mais aussi l'amour et la solidarité sans faille de ses camarades de baraquement venus de toute la Caraïbe. Lorsque se termine, en 1914, la construction du canal et qu'éclate en Europe la Première Guerre mondiale, Cyparis ne regagne pas la Martinique, mais, comme bien d'autres Antillais francophones, fuit la conscription et se fond dans la population panaméenne. Désormais seul, comme une marionnette brisée, toujours hanté par le souvenir traumatisant de la cendre maléfique du volcan.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.