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Un essai de transformation sociale. Le quartier Picassiette à Chartres
Macquaire Patrick ; Le Rest Pascal
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343127255
La cité de transit construite en 1954 sur les Hauts-de-Chartres, derrière le cimetière municipal, est une cité provisoire, une cité ghetto, faite pour durer. Le balayeur du cimetière se rêve un destin d'artiste. Il ramasse les choses jetées, les morceaux de verre et d'assiettes dont il couvre sa maison : il devient mosaïste... Cet architecte singulier donne à Patrick Macquaire, éducateur chargé d'accompagner la réhabilitation du quartier, la matière d'une construction particulière, celle d'une Régie de quartier, entreprise associative, cheville ouvrière d'une reconstruction qui est aussi celle des associations et des habitants qu'il prend en charge. Les balayeurs de la Régie deviennent des artistes, des mosaïstes... A l'exemple de Deligny ou d'Alinsky, Patrick Macquaire montre que l'éducateur est un créateur de circonstances - un archéologue, un ethnologue qui restitue les dimensions enfouies ou refoulées. Lecteur de La Boétie, mais aussi de Tosquelles, d'Oury, de Basaglia et de Clastres, il invite à une critique du politique et de l'institution, à un refus de la servitude volontaire. La mosaïque, nous dit-il, n'est pas la politique, mais son contraire. Les gens de peu, les gens de trop, les pique-assiettes verront dans la métaphore et le signifiant des raisons d'espérer, de devenir des créateurs, des Picasso de l'assiette, des "Picassiettes". A défaut, des artisans, des acteurs de leur propre existence.
Juillet 2012, la direction de PSA annonce un vaste plan de suppressions de postes en France : 8 000 dont 1 400 concernent l'usine de Chartres-de- Bretagne. Près d'un an et demi plus tard, de nombreux salariés ne savent toujours pas s'ils seront employés par le constructeur automobile dans les prochains mois. Comment vivent-ils ces semaines d'incertitude ? Comment leurs familles s'adaptent à la situation ? Après 10, 20 ou 30 ans d'ancienneté, comment se prépare-t-on à quitter son emploi ? Dans ce livre, tout au long de l'année 2013, plusieurs salariés ont accepté de relater leurs craintes, leurs envies, leur métier et leur vie de tous les jours. D'autres relatent ce qu'ils sont devenus depuis qu'ils ont quitté l'usine, en 2009-2010, années durant lesquelles 1 800 postes avaient déjà été supprimés. Et après eux, quel sort attend les 4 000 salariés qui continueront d'assembler des voitures à La Janais ? L'usine risque-t-elle de fermer comme celle d'Aulnay ou peut-elle espérer de nouveaux modèles à construire ? Les auteurs apportent des éléments de réponse. Pierrick Baudais est journaliste à Ouest-France. Il a suivi durant plusieurs années l'actualité économique du bassin de Rennes. François Macquaire est juriste du travail à la CFTC.
Le dossier de ce trimestre porte sur le travail ou ce qu'il en reste. Le travail est un espace clôt, il ouvre et ferme dans l'espace restreint qu'il occupe. Il mute par ce qui, d'une certaine manière, le construit et le façonne : l'éducation, l'école, l'enseignement supérieur, la formation professionnelle… Dès lors : que reste-t-il de l'homme ou du travail à sauver ? Allons-nous inexorablement vers la fin du travail ? Et, au fait, à quoi sert le travail et en avons-nous encore besoin ?
Macquaire Patrick ; Trublet Colette ; Spasov Boris
C'est au lendemain d'une rencontre autour de l'oeuvre de Rosa Luxembourg, à Bécherel, cité du livre, que Colette et Patrick ont choisi d'évoquer ensemble leurs parcours d'éducateurs et de responsables d'associations. Leur formation à la psychanalyse et à l'anthropologie sociale les a conduits à créer une Cité du livre pour l'une, une entreprise associative et les Rencontres Internationales de Mosaïque pour l'autre. Ils nous offrent ici une analyse croisée de moments saisis au carrefour du développement social et culturel. Les figures tutélaires de Bécassine, la servante bretonne et de Raymond Isidore, dit Picassiette, mosaïste et balayeur du cimetière des Hauts-de-Chartres, les accompagnent dans cet échange, celui de deux générations d'éducateurs spécialisés.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.