Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dérives
Macola Piero
ATRABILE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782940329779
Les affaires ne sont pas bonnes pour Bouba Boro. Sur son île, avec l'arrivée des gros chalutiers qui viennent de l'autre coté de l'Océan, les temps sont durs pour les petits pêcheurs de la côte. Bouba ne se fait guère d'illusion, il sait bien qu'il n'y a plus de place pour son commerce. Parier sur les chevaux lui apparaît être la seule possibilité pour s'en sortir et ne pas se résigner comme tant d'autres à travailler à la conserverie de poisson. Si seulement il pouvait miser assez d'argent... Il suffirait d'un quinté gagnant. Alors, il pourrait s'installer en ville, démarrer une petite activité, peut-être même trouver une femme. Tout bascule le jour où Bouba fait naufrage et perd sa barque. Ce mauvais coup du sort aura de nombreuses conséquences : l'inévitable boulot à l'usine, mais aussi la rencontre avec Alain et sa soeur, Teresa. Au moment où Bouba se sent pris dans le filet d'un destin qu'il n'a pas choisi, la présence de la jeune femme semble lui redonner l'espoir. Mais l'ombre des chalutiers plane toujours sur l'horizon du pêcheur... Grâce à un parti pris graphique et des couleurs vaporeuses qui rendent à merveille une atmosphère humide et chaude, l'auteur nous fait partager, avec douceur, ce combat disproportionné qui évoque celui de David contre Goliath. Dérives est un récit empli d'humanité où les protagonistes dévoilent au fil des pages, sans manichéisme, leurs failles et leurs faiblesses. Car les dérives du titre sont évidemment avant tout celles des personnages, en quête de jours meilleurs qui semblent s'éloigner toujours un peu plus.
Une princesse, promise à un prince qu'elle n'aime pas, s'éprend d'un jeune homme mystérieux qui refuse du lui révéler son nom et son visage. Elle décide de fuir avec lui. Elle découvre alors qu'il s'agit de l'ombre du prince qui, par amour pour elle, s'est détachée de son martre. Un tel amour pourra-t-il (sur)vivre au grand jour?
Alors que Covid-19 paralyse le monde, que la mondialisation se révèle barbare et que l'industrie technologique alimente les conflits armés, la RDC consomme, sous le haut patronage d'hommes forts de la planète, dans un silence hypocrite entretenu par la Communauté Internationale, un des pires carnages humains depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis des siècles, de mal en pis, le sang congolais reste une source intarissable pour construire l'ailleurs. L'accès aux ressources territoriales passe par les atrocités les plus horribles ; viols, grossières tueries, destruction par le feu des villages et des personnes, éventrement des femmes enceintes. La mondialisation plus qu'une aide, y est un cauchemar, et l'histoire, loin d'être un passé, se fait un présent. La RDC est-elle congolaise ? Etre Congolais signifie-t-il être contraint de mourir, de fuir son pays pour céder les riches terres aux puissants ? Ce livre est un cri de révolte et d'indignation face aux crimes impunis, à l'immaturité politique, à la complicité des puissances internationales. C'est un éveil des consciences en vue d'un combat patriotique pour la défense et le respect de la vie, pour l'intégrité territoriale et pour un Congo prospère dont le destin est signé congolais grâce à un Etat responsable, pour une éducation humaniste et intégrale, fusionnant excellence morale, intellectuelle et passion pour la recherche. Son contenu est d'un intérêt débordant les frontières de la RDC.
Juillet 1943. L'Italie pressent sa défaite lors des premiers débarquements alliés dans le sud, mais refuse encore la capitulation. Dans ce moment charnière, le lieutenant Giorgio Chiesura commence un journal. De Venise à Caltanissetta, il narre son voyage pour rejoindre le reste de son unité sur le front sicilien à travers un pays en déroute. Lucide quant à la défaite de son pays, le jeune appelé témoigna du désarroi qui s'empare des soldats redevenant peu à peu simplement des hommes, prisonniers du mécanisme absurde de la guerre.
Trop de mythes passent pour des credo en ce qui concerne la sexualité et l'affectivité de l'Africain. Trop d'illusions et de préjugés s'enracinent au point de devenir des clichés, étiquetés comme marques de reconnaissance du continent noir. Africain, affectivité et sexualité débridée ne sont pas identiques. Doit-on continuer à laisser ces idées flotter au gré du vent ? L'affectivité et la sexualité sont-elles liées à la nature ou à la culture ?Y a-t-il, en Afrique en général et en RDC en particulier, tabou ou libertinage sexuel ? Peut-on rester fidèle au célibat sacerdotal en demeurant fils d'une culture assoiffée de fécondité ? Est-il vrai que le clergé africain est infidèle au célibat et que l'absence d'une tradition du célibat perpétuel dans la culture du milieu justifierait l'infidélité dont on le soupçonne ? Le mariage diminue-t-il la sacramentalité du sacerdoce ? Pourquoi rattache-t-on la crédibilité pastorale à l'adéquation affective et sexuelle du prêtre avec lui-même ? L'ouvrage analyse le ministère et la vie du prêtre africain dans la complexité de sa culture traditionnelle, pour répondre objectivement à ce genre de questions et conclure une ère d'illusions et de mythes.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Résumé : Rita doit bien se rendre à l'évidence : il y a déjà quelqu'un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la "chose" est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l'existence du plus étrange des ce co-loc : Mauk ! Pourtant Mauk n'est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font - dans un premier temps en tout cas - une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même... Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l'amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves - ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies inspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée ; on a pu l'apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kus ! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.