Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Conan Doyle. De Sherlok Holmes au professeur Challenger
Machinal Hélène
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753500303
Tout le monde connaît Sherlock Holmes, mais son créateur est moins connu et le restant de son ?uvre quasiment méconnu. Pourquoi un tel écart entre ce personnage de détective, qui est devenu un mythe littéraire, et le reste de l'?uvre de Conan Doyle ? En réinscrivant le cycle holmesien dans un parcours littéraire et spirituel, le présent ouvrage souhaite replacer sur le devant de la scène des textes fascinants tels que " Le Trou du Blue John " ou " Le Miroir d'argent ", Le Monde perdu ou " L'Horreur des altitudes ". Tout au long de sa carrière, Doyle présente la particularité d'avoir écrit des nouvelles qui se rattachent aux trois genres auxquels la presse périodique de l'époque ouvre ses colonnes : les récits policiers, fantastiques et de science-fiction. Que cache une telle versatilité ? Y a-t-il cohérence ou rupture entre ces différents modes narratifs ? Existe-t-il des passerelles, un fil rouge qui traverserait l'écheveau de l'imaginaire doylien ? L'objet du livre d'Hélène Machinal est de montrer les questionnements d'une plume en tension perpétuelle entre un ancrage dans la rationalité et une dynamique de découverte de l'inconnu.
Machinal Hélène ; Evette Jean-Baptiste ; Louvel Li
Résumé : Mystères de Londres ? Comme au titre de cette saga criminelle que Féval imaginait, peuplant la cité londonienne de formes inquiétantes et terribles. Le mythe fantastique de Londres est bien ancré dans les imaginaires contemporains depuis le gothique victorien, les errances nocturnes de Jack l'éventreur et de Sherlock Holmes, celle de Mister Hyde ou de Dracula, il se répercute dans un ample réseau de réécritures et d'images qui voient dans ses motifs et ses figures privilégiés un théâtre fictionnel où se représentent les contradictions des groupes sociaux, des désirs privés et des formes les plus outrées de l'inégalité née du monde de la marchandise et du commerce. Brume et bas-fonds, East End et Mayfair, ordre edwardien et refoulement victorien contribuent à faire des bords de la Tamise un lieu fantastique majeur dans l'imaginaire européen. Cette livraison d'Otrante entend arpenter ce lieu essentiel en empruntant aussi bien le chemin des références fondamentales (Hogarth, Dickens, Mayhew) que le lacis de ses écritures policières et fantastiques (Stevenson, Stoker, Machen, Conan Doyle) tout en débusquant certaines configurations contemporaines (Rushdie ou Sebald). Mais ce parcours est aussi un ensemble d'images et de fictions, de voix d'écrivains, par le jeu de textes oubliés ou de paroles récentes que l'on voudra solliciter par l'illustration et l'entretien (Evette, Naugrette) ou grâce à une fiction inédite de Adam Thorpe. C'est également au cinéma, en Amérique comme en Europe, que les représentations de Londres ont dessiné un paysage fantastique spécifique, des reconstructions des studios de la Universal et de la Hammer jusqu'au renouveau du cinéma de genre anglais qui livre la cité à l'invasion des zombies, de la catastrophe virale et écologique.
Personnage complexe, le savant fou renvoie à une opposition remontant à l'Antiquité qui perçoit folie et génie comme deux notions complémentaires. Cette complémentarité perdure et se nourrit des crises épistémologiques qui bouleversent la perception du monde et de lui-même qu'a l'être humain. La figure du savant fou cristallise de nombreuses peurs diffuses qui peuvent être d'ordre politique, social, religieux, économique ou idéologique et qui ont trait à la possibilité même de se définir en tant qu'être humain. La figure a par ailleurs accédé au rang de figure mythique "moderne" avec le mythe de Faust qui ré-active le mythe antique de Prométhée. Cet ouvrage fournit l'occasion d'explorer plus particulièrement les avatars contemporains du savant fou ainsi que la spécificité des questionnements qu'il met en jeu dans le roman et les arts visuels de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Il permet également d'aborder la dimension mythique de cette figure qui du Victor Frankenstein de Mary Shelley à nos jours ne se lasse pas de resurgir dans les représentations imaginaires et fictives.
Depuis Walt Whitman et Herman Melville en passant par tous les romans associés à la conquête de l'Ouest jusqu'à On the Road, Star Trek, ou Westworld, la fiction américaine est associée aux grands espaces, aux déplacements et, par nécessité, au temps. Par ailleurs, on connaît la place des littératures de genre, et en particulier d'anticipation et de science-fiction dans la littérature des Etats-Unis. Cette journée d'étude voudrait revisiter ce sujet largement étudié du voyage et du déplacement dans les grands espaces américains (mais pas uniquement) en le transposant dans l'imaginaire contemporain : en s'intéressant à des oeuvres où la science joue un rôle à travers un imaginaire de l'espace-temps – sans qu'il y ait pour autant nécessairement de références claires à Einstein et aux théories de la relativité (restreinte ou générale), ou à des oeuvres où l'espace-temps est recyclé, démultiplié, virtualisé. L'imaginaire scientifique est riche en histoires où les temps et les espaces se dédoublent, se superposent ou se répètent et la méta-réflexivité des fictions contemporaines alimente ces nouvelles architectures diégétiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.