Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Europe des Lumières et la Constitution américaine
Machelon Jean-Pierre ; Vergennes Charles-Philippe
MARE MARTIN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782849343357
Issues d'un symposium tenu à Washington à l'initiative de la Société générale des Cincinnati, les contributions ici rassemblées montrent comment les idéaux du siècle des Lumières et les idées des Philosophes français ont imprimé leur marque à la Constitution des Etats-Unis. Après avoir rompu le lien de dépendance coloniale, les représentants des treize Etats nouvellement indépendants ont recherché et trouvé les bases d'institutions solides, pour l'essentiel toujours en vigueur. A Philadelphie, en 1787, le constitutionnalisme européen en a fourni les matériaux, adaptés, dans un cadre fédéral inédit, à la quête du bonheur, au respect de la loi naturelle et à la consécration de la liberté de conscience et de religion, qui, chez les colons émancipés, accompagnaient le rejet de tout pouvoir oppressif. Connaître ses origines aide à comprendre la pérennité du dispositif. La contrainte fédérale a permis de renforcer la protection des droits fondamentaux de l'individu, d'emblée favorisée par la "balance des pouvoirs" et, dès 1791, améliorée par les dix premiers amendements à la Constitution. La liberté religieuse voulue par les Pères fondateurs a, de même, contribué à l'épanouissement de la liberté démocratique. Dans l'un et l'autre cas, la Cour suprême a favorisé la continuité en interprétant les prescriptions constitutionnelles sans omettre, à l'occasion, de citer les intentions de Jefferson et de Madison.
Plus de six décennies après son adoption, en 1948, par l'Assemblée générale des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme a donné naissance à plus d'une cinquantaine de traités, protocoles et instruments destinés à mettre en oeuvre ses principes. La protection des libertés et droits fondamentaux prend, progressivement, une dimension contraignante, limitant la souveraineté des États, et donnant naissance au " devoir d'ingérence ". L'institution d'une Cour pénale internationale révèle un processus de judiciarisation de la riposte internationale. Enfin, la mise en oeuvre du Pacte mondial (Global Compact) annonce une globalisation des droits sociaux. Toutefois, c'est dans un contexte anxiogène que cette avancée juridique et institutionnelle a lieu. Les principes de la Déclaration universelle ne sont plus contestés par les seuls pays d'Asie orientale et du Moyen-Orient, au nom de leurs identités culturelles distinctes, mais, également, par la plus grande démocratie de ce monde, au nom de la guerre globale contre le terrorisme.
Résumé : Les délibérations du Conseil constitutionnel sont longtemps demeurées secrètes. La loi organique du 15 juillet 2008 renverse ce principe commun à toutes les juridictions : au bout de 25 ans, les procès-verbaux des délibérations du Conseil constitutionnel seront désormais rendus publics. La période aujourd'hui ouverte aux chercheurs concerne les années 1959-1986. Cette période a connu quatre présidents de la République (le Général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand). Les questions soumises au Conseil n'ont pas manqué : référendum sur l'autodétermination de l'Algérie en 1960, mise en oeuvre de l'article 16 en 1961, élection du président de la République au suffrage universel en 1962, démission du Général de Gaulle en 1969, reconnaissance de la valeur juridique du Préambule de la Constitution, et des droits et libertés auxquels il se réfère, en 1971, décision sur l'interruption volontaire de grossesse en 1975, annulation du budget pour 1980, loi sécurité et liberté en 1981, lois sur les nationalisations en 1982, évolution du statut de la Nouvelle-Calédonie en 1985. La juridictionnalisation et la professionnalisation du Conseil deviennent encore plus marquées durant la dernière période étudiée. Pour étudier ces 28 ans d'archives, quatre équipes de chercheurs ont travaillé sous la direction du professeur Bertrand Mathieu, du doyen Jean-Pierre Machelon et des professeurs Ferdinand Mélin-Soucramanien, Dominique Rousseau et Xavier Philippe. Les grandes délibérations du Conseil constitutionnel sont le fruit de ce travail. L'ouvrage distingue cinq périodes : 1959-1965 (présidence de Léon Noël), 1965-1974 (présidence de Gaston Palewski), 1974-1980 (début de la présidence de Roger Frey), 1980-1983 (fin de la présidence de Roger Frey et alternance politique), 1983-1986 (présidence de Daniel Mayer). Chacune de ces périodes fait l'objet d'une analyse visant tant le fonctionnement de l'institution que les modalités d'élaboration de sa jurisprudence. Les principaux comptes rendus sont reproduits à la suite de chacune de ces analyses. Cet ouvrage est exceptionnel. C'est la première fois en France et sans doute au monde qu'une Cour suprême rend publique l'intégralité des procès-verbaux de ses délibérations. L'analyse et la reproduction de ces documents constituent une source précieuse pour les juristes, les politologues, les historiens et tous ceux qui s'intéressent à la Ve République. Ce sont les rapports entre l'histoire et la construction d'un droit nouveau qui se dévoilent au fil de ces pages...
A l'initiative de l'Association française de droit constitutionnel, le Centre Maurice Hauriou de l'université Paris Descartes et l'ERDP-CRD&P de l'université de Lille Droit et Santé, ont organisé un colloque international à l'occasion du huitième centenaire de la Grande Charte (Magna carta), arrachée au roi d'Angleterre par ses barons, dans la plaine de Runnymede, le 15 juin 1215. Le présent ouvrage est tiré des contributions qui ont été présentées sur ce texte fameux, tenu classiquement pour la base du constitutionnalisme occidental, c'est-à-dire du gouvernement par la loi, du consentement à l'impôt et de la garantie des libertés. Associant des juristes et des historiens (des lettres et du droit), britanniques et continentaux, ainsi que l'un des Lords judiciaires du Royaume Uni, l'évocation érudite et parfois anachronique du XIIIe siècle anglo-normand montre comment un parchemin du Moyen Age un peu mystérieux est devenu, grâce à une sorte de création continue, l'un des éléments essentiels du patrimoine des démocraties. Par des interprétations rétrospectives, chaque génération a contribué à l'enrichir, en Europe, en Amérique et dans l'espace du Commonwealth, poussant finalement les "libertés anglaises" à toucher à l'universel.
Résumé : La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795), la plus longue de toute notre histoire constitutionnelle, est à bien des égards une Constitution méconnue. La faute en revient sans doute à une tradition pesante qui lui imputa sans nuances les coups d'Etat à répétition du Directoire et ne vit, entre Thermidor et Brumaire, qu'une transition constitutionnelle dépourvue d'intérêt. Conçu dans le prolongement de deux réunions scientifiques résolument pluridisciplinaires, ce livre entend remettre en perspective l'?uvre des Thermidoriens. Il s'efforce de démêler, dans le texte de l'an III, l'archaïsme et la modernité, l'ingéniosité et le réalisme, les innovations hardies et les mesures conservatoires. La part belle est faite aux inspirateurs, Daunou et surtout Boissy d'Anglas (1756-1826). Avant d'être chargé d'honneurs par Napoléon, puis par Louis XVIII, Boissy, fils d'un médecin protestant du Vivarais, se signala par son attachement aux idées nouvelles. L'histoire a retenu le salut qu'il sut donner, de son fauteuil de président de la Convention, à la tête du député Féraud que les émeutiers du 1er prairial an III lui présentaient au bout d'une pique... Cet ardent républicain, également ennemi de la monarchie et de l'anarchie, s'affirmait comme un défenseur des libertés ; et l'adepte qu'il était du " gouvernement des meilleurs ", très représentatif de la bourgeoisie thermidorienne, ne se bornait pas à rappeler le respect dû au droit de propriété. Il annonce le libéralisme constitutionnel du XIXe siècle et la réflexion politique conduite, au sein du groupe de Coppet, par Necker, Mme de Staël et Benjamin Constant.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.