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D'eau et de lumière. Lourdes, une spiritualité de la transparence
Mac Leod Philippe ; Perrier Jacques
AD SOLEM
14,60 €
Épuisé
EAN :9782940402540
Lourdes : dans ce lieu essentiellement ouvert on entre d'emblée, happé par une réalité qui se donne tout entière, immédiatement accessible. Certes, il faudra du temps pour que l'ensemble du tableau se clarifie, pour que chaque élément trouve sa juste place, mais si l'on vient à Lourdes, c'est d'abord pour s'immerger, plonger : l'attitude première se modèle sur l'image originelle, la source, sa clarté, qui ne cesseront de nous conduire et de relier entre elles toutes les découvertes de notre cheminement. La grotte est une image de l'intériorité, de la cavité du coeur, avec ses replis, ses obscurités, les innombrables résidus charriés parle fleuve pressé des jours qui passent. Il nous est demandé de nous y enfoncer un peu plus, jusqu'à ce jaillissement d'eau vive, limpide, lumineuse, qui baigne le fond de notre être.Notes Biographiques : Né en 1954, Philippe Mac Leod partage sont temps entre les foules de Lourdes et la solitude d'un village de montagne, où il mène une vie contemplative, nourrie aux sources de la Parole et de la prière intérieure. Il a choisi cette voie de consécration laïque, en donnant à la vie religieuse son sens le plus large de vie totalement référée à Dieu. Dans son écriture, l'expression poétique demeure inséparable de l'expérience spirituelle. Il collabore à l'hebdomadaire La Vie, et anime des sessions au Centre Assomption de Lourdes.A publié chez Ad Solem :Au milieu de la nuit (1997)Sagesses (2001)L'infini en tout vie (2008)D'eau et de lumière (2010)et La liturgie des saisons, au Castor astral, prix de la poésie MaxPol Fouchet 2001.
Résumé : L'infini nous met-il à distance des réalités qui forment notre univers quotidien ? Ou au contraire, n'est-ce pas contemplé depuis ce lieu intérieur où le ciel et la terre se rencontrent que l'ordinaire de notre vie se révèle comme saturé d'une présence qui le dépasse ? Le monde qui nous entoure est un voile de miséricorde jeté sur l'abîme infini qui nous porte dans l'être. Mais pour l'entrevoir, il faut le silence, la prière et l'écriture. C'est la voie qu'a choisie Philippe Mac Leod. Dans un style limpide, imprégné de silence, ses mots semblent écarter le voile des apparences pour nous faire pressentir la profondeur du réel. Et nous en redonner le goût. " Si tu devais n'emporter qu'une part du message, une lueur qui tienne toujours ouvertes les portes de ton c?ur, - une sorte de garde, une étoile sûre pour guider tes pas, - que ce soit cette flamme du vivant, cette soif de l'inouï, cette passion pour tout ce qui nous élève et grandit, - ce goût de l'émerveillement, qui semble être l'expression la plus haute de l'âme humaine ".
Résumé : C'est avec beaucoup de complaisance que nous déplorons l'absence de Dieu. Si nous avions seulement une conscience plus vive de notre propre présence, celle que chacun porte en soi comme celle qui vient à nous, si nous apprenions à goûter son mystère, à explorer sa tremblante profondeur, la présence de Dieu nous envahirait du matin jusqu'au soir. Chaque rencontre, pour peu que l'on sache l'accueillir, peut devenir bouleversante, déchirante même, sa nouveauté survenant comme une déchirure dans la trame de nos jours, dans le paysage ordinaire qui s'ouvre d'une éclaircie, d'une perspective inattendue. Unique, elle ne se renouvellera pas : elle dit là quelque chose de totalement inédit qu'il nous faut saisir dans l'instant, sans tergiverser, comme tout ce qui concerne l'être, ne se révélant que par bribes, fulgurations, vives étincelles. Toi dont je ne connais que le nom, tu n'es pas seulement un autre monde qui entre sans fracas dans le mien, un regard différent qui effleure des choses qui me sont si familières en les ravivant, en tirant d'elles d'autres résonances ; un autre monde qui ne prend pas plus de place que le mien et qui disparaîtra quand tu détourneras les yeux, quand tes mains doucement lâcheront ce qui a été tien un court moment ; un monde insoupçonné, étranger, encore inconnu, dans lequel je voudrais entrer juste une fois, et qui m'interpelle comme une invitation au voyage, sans bouger de ma chaise, simplement en te contemplant.
Résumé : Née de la rencontre du ciel et de la terre, d'un dépouillement de la langue à l'écoute du silence qui l'enfante, cette poésie de la clarté rejoint la source inépuisable du mystère qui luit au bout de chaque regard. Tout intérieure par sa respiration, mais concrète par son approche, elle effleure le contour des choses pour en saisir l'éclat secret. Après La Liturgie des saisons, Le Pacte de lumière poursuit une même recherche de la transparence. Transparence de la chair traversée d'azur. Transparence du monde en ses instants les plus fragiles. Transparence du langage habité par cet éblouissement d'être là. Une passion pour la vie et la lumière qu'elle recèle nourrit ce chant murmuré, qui se veut aussi une alliance - un pacte - avec le plus clair de notre être. " Qu'est-ce que la poésie, sinon atteindre par le langage un autre nous-mêmes, un "plus" que nous-mêmes ? Comme si les mots nous devançaient dans ce réel plus réel. "
Comment ne pas rentrer avec bonheur, mais aussi gravité dans ces courts textes de Philippe Mac Leod? Avec une écriture travaillée, ciselée dans la solitude, ce livre renouvelle les thèmes apparemment classiques de l'expérience spirituelle chrétienne. Deux parties composent ce livre tout en finesse: "La grande respiration", qui évoque le "ciel intérieur", l'énigme de ce qu'il appelle aussi joliment le "finistère intérieur". Et puis, "Tout est présence" qui évoque notamment le "monde en transparence" et la "chair du secret". Comme l'écrit l'auteur, qui s'adresse de manière proche et directe au lecteur: "Viens, approche-toi. Surtout, ne te presse pas. Nous avons le temps, et bien plus que le temps: nous avons toute notre vie, le fond de notre coeur, et tout au bout - mais seulement tout au bout, si l'on prend le temps de le traverser - l'éternité."
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.