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L'invention de la violence scolaire
Mabilon-Bonfils Béatrice ; Maffesoli Michel
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749205304
L'Ecole est un lieu politique : non seulement chaque société y socialise ses enfants et y construit une forme de citoyenneté, mais des jeux et enjeux de pouvoir traversent l'institution. Les crises sporadiques qui agitent le système scolaire depuis une vingtaine d'années sont bien plus que la traduction d'un désenchantement de l'école ou d'un " malaise enseignant ", lycéen ou étudiant. Elles sont à saisir comme symptôme d'une crise de citoyenneté collective, d'une véritable crise du politique dont la violence scolaire est la forme émergente. Au fond, sous la polysémie des termes et des manifestations, c'est la définition même qui pose problème : ce qui est qualifié de violence scolaire par les médias, voire par les experts, infléchit la manière dont chacun d'entre nous la conçoit et se la représente. Est-il possible, face à la variété des actions individuelles et collectives, d'en donner une définition univoque ? Toute coercition est-elle violence ? Tout pouvoir est-il violence ? Les mécanismes d'adhésion intime à la norme sociale ne sont-ils pas des formes plus subtiles et plus efficaces de coercition ? Ou bien n'y a-t-il coercition que lorsqu'il y a force ? Seules les formes de coercition non légitimes sont-elles violentes ? Suffit-il qu'un acte soit qualifié de violent pour le devenir ? Y a-t-il des caractères discriminants ? Le sentiment d'insécurité grandissant est-il un bon indicateur de la montée de la violence scolaire ? L'auteur nous invite ici à un débat citoyen sur la fonction de l'Ecole dans une société confrontée à une implosion à la fois par le " haut " due à la mondialisation et par le " bas " liée à des résurgences plurielles de communautés. Cette rupture du pacte républicain n'est-elle pas à la source des violences scolaires ?
Résumé : La dissertation est une épreuve difficile, elle nécessite un entraînement progressif. Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats au concours de CPE (Conseiller principal d'éducation). Il propose, grâce à une série d'exercices progressifs, une démarche visant à permettre l'acquisition des savoirs-faire et d'un savoir être indispensables pour réussir l'épreuve de dissertation au concours de CPE. C'est un ensemble de postures et de démarches que les exercices originaux corrigés essaieront de cultiver chez le candidat. C'est également en tant que propédeutique à la construction des idées et du plan, qu'ils fourniront au candidat l'occasion de tester ses compétences mais aussi de comprendre ses erreurs. Il sera ainsi sollicité à vivre de l'intérieure, les différentes exigences de ce type d'épreuve, notamment lors des exercices de recherche et d'approfondissements théoriques, empiriques et historiques. L'ouvrage met aussi l'accent sur les dimensions critique et didactique susceptibles d'autoriser un contrôle de sa propre production. Outre les exercices corrigés, l'ouvrage comporte des dissertations rédigées et de nombreux référents explicités.
Résumé : Il s'agit ici d'envisager les techniques du pouvoir qui travaillent autant le corps que l'esprit par la violence symbolique. L'ouvrage est fondé sur une double approche : rendre compte des regards politologiques sur l'Ecole, en saisissant en quoi elle est un lieu politique, et un lieu du Politique, et comment les sociabilités politiques et les modalités d'appropriation du Politique s'opèrent par et hors l'Ecole ; et ce dans une triple perspective : celle de la sociologie des organisations, celle de la science politique et celle des sciences de l'éducation. A l'éclatement des formes identitaires d'appartenance des apprenants à l'Ecole, dont l'ouvrage rend compte au travers d'études empiriques, répond la montée de " nouveaux enseignants ", dont il s'agit d'étudier " l'identité au travail ", les modalités de la socialisation professionnelle, de la construction du sens du travail. Si le projet fondateur de l'Ecole de la République est construit sur la neutralisation des milieux dans et par le lieu, quels sont les effets de ce métissage identitaire sur les modes d'appartenance au système scolaire des apprenants et des enseignants ? Telle est la question centrale de l'ouvrage, au moment où le débat récurrent sur la crise de la politique ouvre une réflexion sur la citoyenneté des lycéens par l'introduction de nouveaux enseignements.
Quoique souvent prises à partie par les uns ou prises à témoin par les autres, les sciences de l'éducation sont finalement assez mal connues. On leur prête beaucoup d'arrogance quand elles sont, en permanence, en interrogation sur leur identité et leurs méthodologies. On les imagine faisant la leçon alors qu'elles s'efforcent de problématiser la difficile articulation entre observations et prescriptions. On les croit limitées au domaine de l'Ecole quand elles pénètrent tout autant le champ de la santé que celui de la formation professionnelle. C'est pourquoi l'ouvrage dirigé par Béatrice Mabilon-Bonfils et Christine Delory-Momberger est particulièrement bienvenu. En associant de nombreuses personnalités des sciences de l'éducation, il présente un panorama particulièrement complet de cette discipline et permet tout autant de s'initier à ses contenus que de réfléchir sur ses enjeux. Ces pages s'efforcent d'expliciter ce que sont et ce que font réellement les sciences de l'éducation. Elles travaillent à identifier les conditions de validité de leurs recherches et évoquent les perspectives qui permettraient le développement, au sein de l'université comme dans la société française, d'une discipline enfin apaisée et reconnue. Les enseignants et les étudiants en Sciences de l'éducation, mais aussi tous les acteurs de l'éducation — professeurs, cadres éducatifs, formateurs, parents, élus, citoyens — trouveront dans cet ouvrage des données essentielles. Outil de travail et objet de réflexion indispensable pour les professionnels, il deviendra vite une référence fondamentale pour qui veut comprendre les débats éducatifs d'aujourd'hui. Philippe Meirieu
Les conditions de socialisation des sujets dans des sociétés marquées à la fois par la mondialisation et la pluriculturalité conduisent à réinterroger aujourd'hui l'expérience du monde de l'École par ses acteurs et les formes même de l'institution scolaire. Elles confrontent l'École à des questions socialement et politiquement vives : quel sujet, quel citoyen l'École promeut-elle ? Dans quel espace du commun les jeunes générations peuvent-elles se reconnaître, à quelle Cité peuvent-elles appartenir ?
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.