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Celle qui plante les arbres
Maathai Wangari ; Taudière Isabelle D.
J'AI LU
8,90 €
Épuisé
EAN :9782290014585
Les originesJe suis née le 1er avril 1940 dans le petit village d'Ihithe, non loin de Nyeri, capitale de la province Centre du Kenya. Cette région des Hautes Terres, butant sur les contreforts des monts Aberdare et dominée, au nord, par le mont Kenya, avait également vu naître mes grands-parents et mes parents. C'étaient des paysans de la tribu des Kikuyu, l'une des quarante-deux ethnies du Kenya et, à l'époque comme aujourd'hui, la plus importante par le nombre. Ils cultivaient un petit lopin de terre et élevaient quelques vaches, chèvres et moutons.Deux semaines après le début de mbura ya njahi, la saison des longues pluies, ma mère me mit au monde à la maison, dans une hutte traditionnelle aux murs de terre et de bouse séchée, sans eau courante ni électricité. Elle était entourée de quelques cousines, tantes et amies, et la sage-femme du village était venue l'aider. J'étais le troisième enfant et la première fille de la famille. Et j'appartenais à cette génération charnière qui eut le privilège de connaître les ultimes vestiges d'un monde ancien, dont la culture, les traditions, les croyances et jusqu'aux paysages commençaient inexorablement à disparaître.Les campagnes des environs d'Ihithe étaient alors encore vertes, luxuriantes et fertiles. La région était tapissée de forêts, sous-bois et fourrés, foisonnants de fougères et de toutes sortes de plantes rampantes. Certains arbres, comme le mitundu, le mikeu et le mûgumo, donnaient des baies et des noix dont se régalaient les enfants. La terre, d'un beau rouge sombre, était riche et humide. Notre peuple cultivait de vastes champs de maïs, de haricots, de céréales et de légumes bien irrigués, et ne connaissait pas la faim. Le rythme des saisons était si régulier que l'on pouvait prédire sans trop de risque de se tromper que les grandes pluies de mousson commenceraient à la mi-mars. Ces pluies enflaient si bien les rivières que jamais on ne manquait d'eau potable. Et quand juillet arrivait, le brouillard à couper au couteau n'étonnait personne: on savait qu'à cette période de l'année, on ne verrait pas à trois mètres devant soi, et que les matins seraient si froids qu'une gelée blanche recouvrirait les pâturages. En langue kikuyu, juillet se dit d'ailleurs mworia nyoni, «le mois où les oiseaux pourrissent», car les oiseaux mouraient de froid et tombaient des branches!Chaque naissance était célébrée par un très beau rituel, par lequel la communauté accueillait le nouveau-né sur la terre de ses ancêtres, aussi abondante que généreuse. À peine le bébé avait-il poussé ses premiers vagissements que les femmes qui avaient assisté à l'accouchement allaient couper sur l'arbre un gros régime de bananes encore vertes. Si un seul fruit était un peu trop mûr ou avait été picoré par les oiseaux, le régime était jugé indigne de cette grande occasion: il fallait alors en chercher un autre, généreux et entier, qui symboliserait la plénitude et le bien-être, deux valeurs essentielles aux yeux de la communauté. Puis elles faisaient la tournée des potagers et de leurs champs pour ramener aussi à la jeune mère des patates douces et de la canne à sucre - mais pas n'importe laquelle! Seule la kigwa kia nyamuiru, une variété indigène à tige mauve, faisait l'affaire.La future mère avait pour sa part engraissé depuis plusieurs mois un agneau, qu'elle gardait jalousement à l'intérieur même de sa case. Pendant que les femmes collectaient les fruits et légumes traditionnels, le père de l'enfant sacrifiait l'agneau et en faisait cuire un morceau. On ajoutait alors les bananes et les patates douces sur le gril et, avec la viande et la canne à sucre, on apportait les plats à la jeune maman. Celle-ci mâchait consciencieusement une bouchée de chaque aliment pour bien le réduire, et donnait la becquée à son enfant. Tel fut donc mon premier repas; avant même d'avoir tété le lait maternel, j'avais goûté les fruits de notre terre: du jus de banane verte, de canne à sucre mauve, de patate douce et d'agneau gras.Dès ma venue au monde, j'étais autant l'enfant de ma terre que celui de mon père, Muta Njugi, et de ma mère, Wanjiru Kibicho. Conformément à la tradition kikuyu, mes parents me donnèrent le prénom de ma grand-mère paternelle, Wangari.
Résumé : Ce livre regroupe les termes usuels en Marketing Internet, précis et clair il est destiné aux étudiants qui suivent un cursus en marketing internet et tous ceux qui désirent maîtriser les termes utilisés couramment par les professionnelles.
Avec la détermination et l'enthousiasme qui la caractérisent, le Prix Nobel Wangari Maathai prône de semer des arbres autant que des idées. C'est sur le continent noir que commence cette croisade. Les Africains sont aux avant-postes de la protection de la planète. Ils ne doivent pas attendre que les gouvernements ou les agences d'aide internationale interviennent pour agir. En farouche militante pour la démocratie et pour l'environnement, Wangari Maathai exhorte la population, culturellement déracinée, â entreprendre une révolution morale pour enfin accéder â la paix et â la croissance. Elle multiplie les appels â l'action en direction des Etats, qu'elle encourage â s'unir ainsi qu'à prendre leurs responsabilités. Elle, qui jamais ne renonce, offre une perspective lumineuse sur les défis que l'Afrique doit aujourd'hui relever. Le sort de leur terre est plus que jamais entre les mains des Africains.
Ce livre retrace l'incroyable combat de Wangari Maathai. A la tête du Mouvement de la ceinture verte, le plus grand projet de reboisement d'Afrique, elle mène une lutte acharnée avec les femmes kenyanes contre la déforestation : quelque trente millions d'arbres sont plantés en trente ans. Mais son mouvement, outre les arbres, sème aussi des idées. Sa croisade écologique se heurte alors de plein fouet au régime. Elle est victime de brutalités policières, de harcèlements, et se retrouve à maintes reprises derrière les barreaux, mais en ardente militante, jamais elle ne cède. A travers son histoire personnelle, Wangari, la petite paysanne des Hautes Terres devenue Prix Nobel, démontre que des gestes simples suffisent parfois à susciter de profonds bouleversements sociaux et politiques. Son témoignage sans concession est un message d'espoir autant qu'un plaidoyer pour l'action. Elle conclut d'ailleurs par un seul mot d'ordre: "Nous n'avons le droit ni de fatiguer ni de renoncer."
Extrait de l'introductionDEPUIS MAINTENANT PLUS DE TRENTE ANS que je me bats pour l'écologie et l'élargissement de l'espace démocratique, il m'a souvent été demandé si la spiritualité, diverses traditions religieuses et notamment la Bible ne m'avaient pas inspirée, influençant du même coup mon militantisme et le travail qu'effectue le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement). Ai-je jamais considéré la préservation de l'environnement et l'autonomisation des citoyens ordinaires comme une sorte d'expérience religieuse ou de vocation? Y aurait-il des leçons spirituelles à en tirer et à appliquer à l'écologie ou à la vie en général?Après mûre réflexion, ce qui m'a motivée lorsque j'ai entrepris ce travail en 1977 me semble n'avoir été ni ma foi ni la religion, mais plutôt la volonté de trouver des solutions concrètes qui permettraient de résoudre les problèmes sur le terrain. Je voulais à ce moment-là aider les populations rurales, en particulier les femmes, à pourvoir aux besoins élémentaires dont elles étaient privées, et qu'elles me décrivaient au cours de séminaires ou d'ateliers - de l'eau potable, une alimentation correcte riche en nutriments, un revenu, du combustible pour cuisiner et se chauffer. Si bien que, au début, quand on me posait ce genre de questions, je répondais que creuser des trous et mobiliser des communautés afin de protéger ou de restaurer les arbres, les forêts, les bassins hydrologiques, les sols ou l'habitat de la faune sauvage locale ne me paraissait pas relever d'une approche spirituelle ou de quoi que ce soit d'ordre religieux.Personnellement, je n'ai jamais établi de distinction entre les activités dites «spirituelles» et celles que l'on qualifie de «laïques». Au bout de quelques années, j'ai fini par reconnaître que nos efforts ne consistaient pas seulement à planter des arbres, mais aussi à semer des graines d'une autre espèce - celles-là mêmes qui sont indispensables si l'on veut réparer les blessures infligées aux communautés que l'on a dépouillées de leur confiance en elles et de leur savoir. À partir de là s'est imposée l'évidence que les individus composant ces communautés devaient redécouvrir leur voix authentique et revendiquer pleinement leurs droits (sur le plan humain, écologique, civique et politique). Nous nous sommes donc donné pour tâche d'accroître l'espace démocratique au sein duquel les citoyens ordinaires pourraient prendre eux-mêmes des décisions qui leur seraient profitables, en même temps qu'à leur communauté, leur pays et l'environnement dont ils dépendent.C'est dans ce contexte que je me suis rendu compte qu'il y avait bel et bien quelque chose qui inspirait et soutenait le GBM, ainsi que tous ceux qui ont mis en oeuvre ses programmes au fil des années. Nombre de personnes de différentes communautés et régions nous ont rejoint parce qu'elles souhaitaient partager notre démarche et notre expérience. Le temps passant, j'ai compris que ce travail reposait certes sur une passion et une vision, mais également sur certaines valeurs fondamentales intangibles.
Voici les 350 recettes tant attendues du Régime Dukan. Partant du principe que la première cause d'échec est la frustration, le Dr Dukan la combat sur trois fronts: le libre accès aux quantités avec ses 100 aliments à volonté, la variété des recettes et des aliments, la créativité culinaire et le plaisir de table. Difficile de résister au Poulet tandoori, au Tartare de thon et daurade, au Pain de viande, au Mille-feuille d'aubergine et à sa légendaire Galette au son d'avoine! 350 recettes appétissantes, qui prouvent que régime peut rimer avec plaisir. La liste des "100 aliments Dukan" assortie de la mention magique: "à volonté'. Rejoignez le million de personnes qui ont déjà maigri grâce à la méthode Dukan Biographie de l'auteur Dr Pierre Dukan. Spécialisé dans le comportement alimentaire et la rééducation nutritionnelle, le Dr Pierre Dukan a commencé par façonner sa méthode pour ses propres patients, puis pour les lecteurs de Je ne sais pas maigrir, et enfin pour les millions d'internautes. Traduite en dix langues, sa méthode a séduit de nombreuses cultures dans plus de vingt pays."
Alors qu'il traverse une période difficile de sa vie, Erwan trouve refuge en Bretagne. Une étrange rencontre sur un site mégalithique va bouleverser sa vie. Détenteur d'un savoir spirituel et d'une vaste culture, un inconnu révélera à Erwan que notre société, marquée par le matérialisme et les rapports de force, appartient au quatrième règne mais se trouve au seuil crucial d'un nouveau règne. Quel est donc ce "cinquième règne" qui doit émerger sous peine de voir l'humanité disparaître? La crise que nous vivons a-t-elle un sens? Comment élever notre conscience? La prophétie du cinquième règne est bien plus qu'un roman initiatique. Vous y recevrez un enseignement essentiel pour vous comprendre et connaître l'évolution secrète de l'homme.
Votre lit est-il bien placé? Vos meubles et vos objets émettent-ils de bonnes ou de mauvaises ondes? Le sol affecte-t-il votre santé? Selon les experts en géobiologie, d'innombrables ondes, connues et inconnues, nous entourent et affectent notre corps et notre psychisme. Malheureusement, certaines d'entre elles sont polluantes et pathogènes. Si on ne les neutralise pas, ces ondes nocives peuvent perturber notre humeur, notre santé et même notre chance dans la vie. Avec La médecine de l'habitat, la bible de la géobiologie, vous apprendrez comment faire un diagnostic de votre maison ou de votre appartement, et, surtout, vous saurez comment retrouver un habitat sain où vivre enfin sereinement.
A chaque rencontre, elle porterait un bandeau. Il ne lui parlerait pas. Elle pourrait se servir de ses autres sens pour l'étudier, mais sans jamais ôter son bandeau, sous peine de le perdre définitivement. Il lui enverrait des instructions écrites avant chaque rencontre, qu'elle devrait suivre à la lettre. En outre, il exigeait qu'ensuite, elle lui écrivît en détail ce qu'elle avait ressenti, ce qu'elle désirait, sans retenue ni artifices. Elle accepta sans la moindre hésitation. Elle ne connaît ni son visage ni son nom. Sa voix, seulement. Elle est tombée amoureuse de son correspondant anonyme, qui l'entraîne dans un jeu érotique à la fois pervers et enrichissant. Sous les caresses et les directives de son amant, la jeune fille s'efface pour laisser s'épanouir une belle jeune femme qui assume sa sexualité. Au bout de la route, elle découvre une liberté infinie, un pouvoir insoupçonné.
Personne ne connaît l'avenir, mais nous pouvons détailler les menaces qui pèsent sur la Terre, aller voir des lieux où ce que nous craignions est en train de se produire. Les décisions qui seront prises dans les années qui viennent influenceront le cours de la vie humaine. En effet, nous sommes aujourd'hui menacés par la 6ème extinction et cette prise de conscience doit engendrer une réaction qui passe de l'attention, à l'intention et à l'action, action qui est notre responsabilité.Comme nous l'avons longtemps pensé, les hommes ne sont pas le chef-d'oeuvre de la création, nous ne sommes pas le but de l'évolution. Nous devons absolument retrouver une certaine humilité et repenser notre place dans la nature, prendre conscience de la totale interdépendance de tous les êtres vivants avec qui nous devons être en relation, intégrer notre vie à celle du monde animal et arrêter de considérer la Terre comme notre propriété. Il faut croire qu'un avenir est encore possible.Autour de Hubert Reeves et Frédéric Lenoir, des scientifiques nous interpellent : la biodiversité est aujourd'hui menacée. Si certains humains sont à l'origine de la crise, d'autres, de plus en plus nombreux, s'y attaquent à bras le corps et créent des solutions. Ensemble, dans cet ouvrage dédié aux générations futures, ils nous rappellent à quel point le vivant sous toutes ses formes est un fascinant et touchant mystère... qu'il ne tient qu'à nous de préserver !
Résumé : Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l'énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l'avaler, de la quadriller, de la standardiser. Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l'avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l'Auvergne aux Vosges, Gaspard d'Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l'agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l'énergie, réduisant la biodiversité. Mais il est encore possible d'inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L'espoir est là, l'alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.
Résumé : Nous voyons les banquises fondre, les espèces disparaître, les inégalités s'exacerber : tout nous annonce que nos modes de vie sont condamnés à un "effondrement" qui vient. Nous savons la nécessité d'une mutation vertigineuse, à laquelle nous ne parvenons pas à croire. Comment sortir de cette hantise - sans nier sa réalité ni subir sa fascination ? En multipliant les perspectives qui dévoilent une pluralité effondrements déjà en cours, plutôt qu'un unique écroulement à venir. En questionnant ce "nous" de la collapsologie à partir de temporalités alternatives, d'attentions altérées, de points de vues excentrés et excentriques. Ecrit à quatre mains, ce livre s'adresse à toutes les générations collapsonautes - jeunes et moins jeunes - qui ont mieux à faire que se laisser méduser par la menace des catastrophes à venir. Désespérées mais pas pessimistes, elles s'ingénient à accueillir et cultiver des formes de vie qui échappent parle haut au capitalisme extractiviste. Condamnées à naviguer sur les effondrements en cours, elles génèrent d'ores et déjà des arts inédits du soulèvement et du montage - dont ce bref essai encourage à hisser les voiles.
Naess Arne ; Afeissa Hicham-Stéphane ; Ramadier Ma
Résumé : Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Etonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Naess, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Naess montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant ? et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature ? est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Naess (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. Hicham-Stéphane Afeissa est professeur agrégé de philosophie, docteur en philosophie ainsi qu'en géosciences et environnement. Spécialiste d'Arne Naess, il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages de philosophie environnementale. Mathilde Ramadier est philosophe, scénariste et traductrice. Elle a récemment publié un roman graphique consacré à l'écologie et à Arne Naess : Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017, avec Laurent Bonneau). Textes traduits du norvégien par Naïd Mubalegh, et de l'anglais par Pierre Madelin, sous la direction scientifi que de et révisés par Hicham-Stéphane Afeissa. Textes présentés par Hicham-Stéphane Afeissa et Mathilde Ramadier.