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L'écriture emprisonnée
Bessière Jean ; Maar Judit
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782296031326
L'année 2006 a été celle du 50ème anniversaire de la révolution hongroise (1956). Pour rendre hommage à la mémoire de cet événement historique, le Centre Interuniversitaire d'Etudes Hongroises (CIEH) de l'Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris3, en collaboration avec le Centre d'Etudes et de Recherches Comparatistes (CERC) a organisé un colloque, les 9 et 10 juin, sur le thème de l'écriture emprisonnée. L'un des objectifs importants du colloque était de montrer l'intérêt d'une interrogation à la fois politique et littéraire sur cet événement même mais aussi de saisir cette occasion pour élargir la réflexion aux conditions et au statut de l'écriture interdite. Fidèle à cette orientation, le colloque a proposé un horizon plus large et plus complexe que celui d'un événement précis de l'histoire d'un pays, en envisageant les différentes formes et manifestations d'une "écriture emprisonnée", interdite ou contrainte, dans des temps, des cultures et des circonstances diverses. Ainsi, tout en restant fidèle à la mémoire de la révolution hongroise de 56, le colloque a permis d'étudier sur le plan international des auteurs qui avaient vécu l'enfermement, les camps de concentration, la prison, pendant la seconde guerre ou sous le régime communiste, ainsi que des auteurs simplement interdits d'écriture, écrivains ou critiques surveillés pour raisons politiques, idéologiques, ou bâillonnés par la censure sociale. Ecriture de condamné et écriture condamnée ont donc été évoquées ainsi que les stratégies d'écriture en situation d'emprisonnement réel, comme en situation de contrainte politique ou idéologique.
Résumé : Les grandes théories du roman doivent être revisitées afin de libérer la réflexion sur le roman d?une vision finalisée de son histoire et de commentaires qui ne cessent d?être pris dans des dualités ou les oppositions ? pouvoir de la forme/déconstruction de la forme, réalisme/antiréalisme, roman du sujet/roman de l?impersonnalité. À travers une relecture de G. Lukacs, de M. Bakhtine, d?E. Auerbach et de quelques autres théoriciens et critiques du roman, à travers un examen de la pertinence des thèses contemporaines sur le récit et sur la fiction, est ainsi proposée une caractérisation du roman comme le genre de la transition temporelle et du jeu sur la différence et l?indifférenciation des identités, celles des personnages, celles des lieux, des moments. Cela permet de redire de grands éléments de l?histoire du roman depuis l?Antiquité, sans négliger les grands exemples orientaux et de replacer ces éléments dans des perspectives anthropologiques qui permettent de dessiner une typologie des personnages. Au final, cela permet de redire le roman sous le signe d?une problématicité, ou de la problématologie.
Le multiculturalisme cesse d'être perçu, en ce commencement du XXIe siècle, comme le seul résultat d'un traumatisme historique, comme la seule conséquence des mouvements de colonisation. Il est aussi tenu pour une dimension essentielle de l'histoire des cultures, de la constitution des identités collectives. Celles-ci se nourrissent de rencontres tantôt réelles, tantôt fantasmées, tantôt niées, tantôt revendiquées avec d'autres univers culturels, à travers des échanges, à travers des affrontements, à travers des analogies symboliques, à travers l'usage partagé d'une langue, qui est souvent celle des anciens colonisateurs. Cette nouvelle perspective entraîne un réexamen de la constitution des identités individuelles à travers ces identités collectives, donc multiples en elles-mêmes, de nouvelles caractérisations de l'entreprise créatrice, et une réforme de la pensée de l'universel.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.