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Multiculturalisme et identité en littérature et en art
Bessière Jean
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782747531092
Le multiculturalisme cesse d'être perçu, en ce commencement du XXIe siècle, comme le seul résultat d'un traumatisme historique, comme la seule conséquence des mouvements de colonisation. Il est aussi tenu pour une dimension essentielle de l'histoire des cultures, de la constitution des identités collectives. Celles-ci se nourrissent de rencontres tantôt réelles, tantôt fantasmées, tantôt niées, tantôt revendiquées avec d'autres univers culturels, à travers des échanges, à travers des affrontements, à travers des analogies symboliques, à travers l'usage partagé d'une langue, qui est souvent celle des anciens colonisateurs. Cette nouvelle perspective entraîne un réexamen de la constitution des identités individuelles à travers ces identités collectives, donc multiples en elles-mêmes, de nouvelles caractérisations de l'entreprise créatrice, et une réforme de la pensée de l'universel.
Cet essai caractérise la littérature française contemporaine (1970-2013) selon un paradoxe : cette littérature apparaît inactuelle et actuelle. Ce paradoxe se lit à la fois dans le contexte français et dans le contexte international. Il n'est pas dissociable d'une dualité : d'un côté, une large part de cette littérature se reconnaît dans la tradition du nouveau, dans une fidélité à la pensée de la littérature, à la pensée de l'histoire, issues des avant-gardes d'entre les deux guerres mondiales ; de l'autre côté, toute une part de cette même littérature— illustrée par le roman policier, le roman de science-fiction, la littérature de la Shoah, la littérature de la colonisation, la littérature du genre et une certaine littérature qui peut être dite néo-avant-gardiste — est infidèle à cette pensée de l'histoire, de la littérature. Lapremière part de cette littérature s'accorde à une société liquide, qui ne dispose plus d'un sens de l'orientation temporelle, historique. La seconde part de cette littérature restitue une symbolique du départ dans l'histoire, du possible et de la communauté.
Résumé : On a beaucoup glosé sur les impasses de la critique et de la théorie littéraires contemporaines. Partant du constat que la crise des études littéraires est indissociable d'un certain aveuglement à l'?uvre même, l'auteur entreprend ici, dans une perspective à la fois philosophique, historique et rhétorique, de lire de manière organisée les grands genres, les grandes poétiques, les grands mouvements des littératures européennes. Un tel travail de caractérisation lui permet d'examiner les paradoxes formels et sémantiques de toute ?uvre, de reformuler les statuts de l'auteur et du lecteur, et de dessiner enfin une approche cohérente des fonctions de la littérature.
Résumé : Définir la littérature et assigner une continuité à son histoire ont animé la critique littéraire contemporaine depuis un siècle et demi, dans ses perspectives philosophiques, linguistiques, formalistes, esthétiques. Jean Bessière relève les impasses de ces perspectives, place cette littérature, sa caractérisation, son histoire, sous le signe d'une relecture rhétorique. De Mallarmé à Valéry, de Flaubert et Joyce à Antonio Tabucchi, de la révolution poétique de la fin de siècle à notre modernité littéraire, il rapporte le littéraire à ses explicites lieux communs, à son jeu manifeste avec l'ordinaire que peuvent partager l'?uvre et ceux qui la lisent. Contre les incertitudes et la saturation de la critique contemporaine, Jean Bessière restitue à la littérature moderne un développement cohérent et une fonction d'émancipation, sans doute paradoxale aujourd'hui. Ce livre limpide et novateur, dont le message passe par de vives analyses, invite à abandonner l'idée d'une singularité du poétique et à dépasser les divisions théoriques, souvent mal fondées, qui ont dominé la réflexion sur la littérature durant ce siècle.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.