Lors d'une visite officielle à Kinshasa, en avril 2008, le ministre belge des Affaires étrangères d'alors, Karel De Gucht - devenu depuis juillet 2009 commissaire européen -, prononça une véritable philippique contre les autorités congolaises, excipant du fait que les " 200 millions d'euros investis " en République démocratique du Congo - au titre de l'aide au développement - donnaient à la Belgique un " droit de regard moral " sur la politique de son ex-colonie ! S'estimant - à tort ou à raison - lésé dans sa souveraineté, le gouvernement congolais exigea de remettre à plat les relations belgo-congolaises et de réévaluer la politique de coopération entre les deux pays. Mais de belgo-congolaise, la querelle devint rapidement belgo-belge entre partis politiques francophones et néerlandophones, jusqu'au sein de la majorité gouvernementale. Après neuf mois de crise diplomatique et des tractations en coulisses, le Congo et la Belgique convinrent, dans une déclaration commune publiée le 24 janvier 2009, de normaliser leurs relations " conformément aux principes de l'égalité souveraine des États ". Voire ! Hier, la colonisation prétendait apporter la " civilisation " aux sauvages ; la coopération aurait-elle, de nos jours, pris le relais pour fourguer le " développement " aux pauvres ? Les sauvages d'antan étant devenus les pupilles politiques et économiques des anciennes métropoles, il serait, donc, de bon aloi de chaperonner leur démocratisation, leur bonne gouvernance et leur développement. D'où ce " droit de regard moral " que s'arrogerait la Belgique par rapport au Congo ? Poser la question, c'est y répondre.
Le cheminement vers la démocratie au Congo-ex Zaïre est ponctué depuis vingt-deux ans par des avancées et des pesanteurs politiques : le discours du 24 avril 1990 de Joseph-Désiré Mobutu, l'organisation de la Conférence nationale (août 1991 décembre 1992), la prise du pouvoir (en mai 1997) par L. -D. Kabila ; la cooptation après l'assassinat de ce dernier de son fils, Joseph, à la magistrature suprême. La moralisation de la vie politique, la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la justice sociale, la sécurité des personnes et des biens, autant de chantiers qui restent en friche...
A la croisée des chemins de l'impératif de conservation de la nature et de la nécessité d'exploitation des ressources naturelles, en vue de satisfaire divers besoins de l'homme, maître de cette nature, nous avons éprouvé des préoccupations en rapport, principalement avec une des composantes desdites ressources, la forêt. Comment pouvons-nous socialement, économiquement, écologiquement, culturellement tirer profit de nos forêts, tout en les conservant, pour combattre la pauvreté que vit paradoxalement la majeure partie de la population de la R.D.C. , et tirer le pays du mal développement contradictoire dans lequel il se maintient sans raison. Nous pensons que cette situation s'expliquerait principalement par l'absence de culture et de compétence écologiques, une vision limitée des droits de l'homme chez la plupart des Congolais ; situation aux conséquences incalculables : manque d'esprit de partage, changements climatiques, disparition d'importantes espèces floristiques et fauniques... Le renforcement des capacités managériales des dirigeants étatiques, l'amélioration des conditions de travail des magistrats, des OPJ et autres agents chargés de la criminalité forestière, l'application efficace et efficiente de la loi en la matière en vue d'une bonne gouvernante forestière, l'éducation mésologique, des partenariats responsables et réfléchis... sont des ingrédients nécessaires à la résolution de cette équation.
Résumé : Victoire-Divine Kembonayawhé a 14 ans, toutes ses dents et de la répartie pour cent ! Elève douée, elle a obtenu une bourse pour fréquenter le pensionnat le plus huppé de la région. Mais son collège n'a rien d'ordinaire : les élèves y sont rois ! Chaque année, les plus populaires désignent le souffre-douleur qui subira le mépris et les moqueries de tous. Victoire-Divine ne se gêne pas pour dénoncer cette tradition épouvantable, si bien que, cette fois, c'est elle qui devient l'Intouchable... Contrairement à tous les précédents élus, elle n'a pas l'intention de se laisser faire sans se battre. Une seule solution s'impose : déclarer la guerre et renverser la loi du collège !
Depuis l'Antiquité, la relation homme-femme a été caractérisée par un déséquilibre en défaveur de la femme. Pour Roger Lukumu Kabasele, la masculinité positive est un ensemble d'actions et d'attitudes à adopter pour favoriser l'épanouissement intégral de la femme et rééquilibrer la relation de parité, garantie par les textes légaux de la République Démocratique du Congo. L'auteur analyse la théorie et la pratique autour de la masculinité positive en République Démocratique du Congo. Il propose pour l'épanouissement de la Congolaise, une éducation et une sensibilisation centrées sur des programmes visant à déconstruire les stéréotypes de genre et à promouvoir l'égalité entre les sexes. Il prône l'engagement des hommes pour la promotion de l'égalité et de la lutte contre les violences basées sur le genre, le développement économique, la promotion de la santé mentale masculine par des services adaptés, un engagement des gouvernements, des organisations de la société civile, des leaders religieux et communautaires.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.