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Les mouettes et les albatros du Bongo
M'Bemba-Ndoumba Gaston
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343170428
Ici la mer chante tous les matins d'une voix imitant le miaulement d'un chat des abysses. Et cela depuis des siècles, depuis que Dieu est Dieu. Les albatros et les mouettes habitent les îles du large, trop lourds sur leurs ailes pour arriver jusqu'aux plages. Les sauterelles vertes ne tentent pas ce climat si poreux. Le mercredi est le jour le plus sec de la semaine, les pluies ne s'y aventurent pas. La nuit coule dans la marche de cette cité enflée d'histoires à dormir les yeux ouverts. Toute une passion du silence s'écrase désormais dans le vacarme perdu de cette ville agonisante. La guerre rythme l'existence comme une cloche ébréchée. Ce livre est un véritable voyage dans l'inconnu. L'imaginaire du lecteur sera constamment sollicité page après page pour reconstituer les différentes pièces de ce " patchwork social ".
Le sperme des hommes, l'eau de javel et le ciment qui sert à la construction des maisons peuvent-ils être des produits de beauté ? La question paraît incongrue, pourtant les personnes que vous allez découvrir dans ce livre s'en servent pour blanchir leur peau afin d'être "belles" et "beaux". Ce phénomène connu sous diverses appellations, "dépigmentation", "maquillage" ou "décapage", et qui touche les Noirs dans leur ensemble n'est pas près de s'arrêter, bien au contraire. Alors que les Blancs n'ont qu'une idée, "bronzer", et que les Asiatiques cherchent à faire débrider leurs yeux "pour être beaux" et avoir l'air en forme, les Noirs, eux, ont l'obsession inverse : blanchir.
Grâce à cette escale à Brazzaville, une jeune fille part à la découverte de la ville de son père, l'ancienne capitale de la France libre et de l'Afrique équatoriale française sur les rives du fleuve Congo. Notre exploratrice part sur les traces de ce que Georges Balandier appelle les " Brazzavilles noires ". Au-delà de l'histoire coloniale, elle découvre une capitale littéraire qui fut qualifiée par certains de " quartier latin d'Afrique ". Elle y fait la connaissance posthume de Sony Labou Tansi et part à la rencontre des Sapeurs. Ce cahier d'un retour au pays natal du père aurait pu s'intituler aussi Le feu des origines (Emmanuel Dongala). Il s'agit d'un voyage initiatique qui permet à cette jeune Parisienne de se frotter à une culture étrangère dans laquelle on ne regarde pas les gens dans les yeux, on ne se mouche pas en public et où enlever ses crottes de nez devant les autres n'a rien d'impoli. En un mot : le choc des cultures.
La maladie mentale est une maladie, quel que soit l'endroit où l'on se trouve et cela est vrai depuis la nuit des temps. La religion s'en est mêlée, la médecine, la science aussi, sans oublier les sciences sociales. Au Congo, c'est encore plus vrai qu'ailleurs, car toute maladie trouve son origine dans les rapports entre les gens. La sorcellerie, la magie blanche, les fétiches sont les premiers responsables de la folie, du coup la prise en charge de cette maladie est collective.
Dans les sociétés de tradition orale, rien de tel que les chansons pour comprendre l'évolution de la société. La rumba congolaise en est le meilleur exemple. Analyser les paroles de cette musique née dans les années trente sur les deux rives du fleuve Congo, à Brazzaville et Kinshasa, permet de mieux comprendre les transformations nées de la révolution urbaine : rapports hommes-femmes et Blancs-Noirs, où l'argent tient une place de plus en plus grande. Après la lecture de ce livre, vous ne danserez plus de la même façon sur la rumba congolaise.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.