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Signes de feu. L'image du foyer dans la littérature, les arts et la culture
Lysoe Eric
ORIZONS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782296087460
Depuis l'origine de la horde, le foyer est au centre de notre représentation du monde. Comme pour mieux marquer d'ailleurs son rapport secret avec le coeur, l'anglais le nomme hearth, le néerlandais haard ou l'allemand Herd... Il est le point focal de la demeure. Home sweet home : image rassurante et chaleureuse du foyer à proximité duquel veille quelque vestale mystique. quelque mère attentionnée, nourricière et chaleureuse, dans la douce et vague clarté du clair-obscur. Une clarté un rien angoissante, cependant... Tout en demeurant Heimlicht. la lumière du foyer se découvre une dimension d'autant plus inquiétante— unheimlich — qu'elle est tendrement familière — heimlich. Au-delà du cliché, le foyer est donc ce point précis de l'imaginaire où le caractère confortable de la chaleur peut soudain s'inverser. On comprend qu'avec la focalisation, le discours métalittéraire en ait fait l'un de ses objets privilégiés et, qu'avec la diffusion, le livre y ait découvert ses capacités de rayonnement... Telles sont les potentialités de ces Signes defeu que les vingt-cinq contributions, ici réunies, explorent de l'Antiquité à nos jours, dans la littérature, la culture et les arts.
Fraîchement reconverti à la photographie, Stéphane s'est décidé à abandonner sa vie de tueur à gages. C'était sans compter sa rencontre avec Mme Hairos - prétendument déesse de l'amour - et son angélique disciple. La proposition de contrat est simple : jouer à Cupidon en perçant d'une flèche unique les coeurs des amoureux. Tâche aisée pour Stéphane - et philanthropique même, se dit-il ! Du moins, c'est ce qu'il avait cru comprendre.
Si l'on en croit la chanson, les histoires d'amour finissent mal, en général. Telle est aussi la leçon qu'on pourrait tirer des sept contes rassemblés dans ce recueil. Et pourtant ! Depuis les plateaux du Tassili jusqu'au Pavillon de la Grue jaune, depuis une île oubliée par les cartographes du XVIIIe siècle jusqu'à un pénitencier aux règles insondables, depuis le Morvan profond jusqu'aux vallées de Virginie, l'amour ouvre ici des portes sur les mondes les plus fantastiques. Il permet des rencontres extraordinaires, la découverte d'horizons infinis ou mystérieux, des instants d'intense communion charnelle. Mais il confronte aussi les couples à des phénomènes étranges, inconnus et troublants qui changeront à jamais le cours de leur existence : brouillard blanc et pâteux où s'enfonce le voyageur sans bagages, règles sociales qui organisent toute vie autour des chevaux, lumière ultra-violette capable de transpercer les corps et de révéler des sentiments qu'on aurait préféré garder secrets.
Avez-vous gardé votre regard d'enfant, celui qui vous permettait, en un fragment de seconde, de vous imaginer en explorateur du monde, en témoin d'aventures lointaines que seuls les livres peuvent encore vous narrer aujourd'hui ? Possédez-vous toujours en vous cette étincelle curieuse, tout au fond de votre âme, qui vous poussait jadis à vouloir découvrir les mystères passés ? Si vous la ressentez, ce livre est fait pour vous. . plongez avec délice au coeur de ces récits qui parcourent le temps des débuts de l'Histoire jusqu'à nos jours présents... et si jamais vous constatez, au contraire, que la part de rêve qui vous enchantait ne brûle plus en vous, ne désespérez pas. . Eric Lysoe vous accompagne tout au long de ce recueil, et vous conte ces voyages au travers de vingt et une histoires à remonter le temps... Eric Lysoe est aussi l'auteur, aux éditions Otherlands, de deux autres recueils de nouvelles, " Dernières nouvelles des arrière-mondes " (science-fiction) et " Jardins d'acclimatation et autres ménageries provisoires " (fantastique).
Qui peut vous dépanner si la puce de programmation de votre troisième bras électronique est défaillante ? Que voir lors d'une visite à Lupertulu, et surtout quel moyen de transport est le plus commode ? A qui s'adresser sans paraître fou, lorsque l'on atteint les 200 ans et que l'on a un problème de santé ? Peut-on se faire rembourser un rêve que l'on vous a attribué alors que vous ne l'avez absolument pas commandé ? Et que faire des clones de votre chatte, alors que ceux-ci envahissent l'espace public (et que, pour une fois, vous n'y êtes absolument pour rien) ? Ces questions, bien légitimes au demeurant, et tant d'autres, Eric Lysoe se propose d'y répondre dans les treize nouvelles de cet ouvrage. Des thèmes importants directement tirés des arrière-mondes, qu'il fallait bien aborder à un moment, avec une rigueur quasi-scientifique, mêlée cependant d'une certaine touche de poésie. Un voyage vers ailleurs et demain, qui vous apportera sans aucun doute des savoirs qui vous serviront peut-être, un jour ou l'autre.
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.