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Le mariage tel qu'il faudrait le comprendre
Ly Boubacar Sadou
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782343181134
Il faut savoir que la première entreprise humaine est le mariage, à savoir l'alliance entre deux personnes pour s'entretenir mutuellement et produire des biens et surtout des fruits de même nature que les mariés : les enfants. Le mariage a été de tout temps une entreprise et une oeuvre. Il est le projet de réaliser ensemble l'oeuvre que nous avons en nous, par la volonté de notre Créateur, lequel est au-delà de nos procréateurs ou parents. Le mariage est une alliance évoluant vers l'union pour réaliser une oeuvre commune ou ayant des finalités proches ou dont les éléments constituants sont compatibles, correspondants, complémentaires, convergents. Le mariage est une entreprise appelée à réaliser une oeuvre, une oeuvre commune qui habite ceux qui veulent se marier et qui amplifie leurs forces. Il est un souffle qui chauffe, unit et intensifie les forces. Dans cela, l'amour est un ingrédient, un condiment, une épice destinée à booster les forces unifiées des mariés et qui intensifie, agrémente et pérennise les engagements, tant qu'il n'a pas baissé en teneur.
La colonisation a formé pour les besoins de son fonctionnement des élites africaines en général et sénégalaises en particulier désignées souvent par le terme d'évolués. Parmi ces évolués, les instituteurs ont constitué la catégorie la plus importante vu qu'ils ont eu à former tous les autres dans leur école. Cette école dont ils furent les produits et les acteurs, a présenté des caractéristiques spécifiques eu égard à ses objectifs, son mode d'administration, sa structure et ses fonctions. Outre la formation intellectuelle, physique, morale et civique, elle s'est caractérisée par l'importance qu'elle a accordée aux activités pratiques (agriculture, travaux manuels) et à l'animation économique, sociale et culturelle, vu qu'elle se voulait un foyer de transmission de la civilisation et de la modernité. Elle a connu beaucoup de problèmes relatifs au recrutement, à la scolarité (déperdition, abandons) et aux questions matérielles. Ceux-ci ont traversé toute la période.
Cet ouvrage a été écrit, en vue d'une thèse à la Sorbonne à Paris, entre 1963 et 1964, dans un contexte historique et intellectuel particulier pour l'affirmation de l'existence, de la spécificité et de l'originalité des cultures africaines, autant de choses que niait alors le colonialisme. L'auteur a, dans un premier chapitre, localisé géographiquement les Ouolof et les Toucouleur et donné quelques aperçus sur leur histoire et leurs origines, avant de les replacés dans le contexte historique et de civilisation dont leurs sociétés faisaient partie. Cela a permis de saisir l'honneur comme un fait de civilisation. Dans la première partie intitulée : "Les cadres historiques et sociaux de l'honneur", l'auteur présente, dans un premier chapitre, les Ouolof et les Toucouleur, puis montre en quoi ils participent de la civilisation de l'Ouest africain. Dans un second chapitre, il traite des cadres sociaux qui donnent sa signification à l'honneur, c'est-à-dire le système et la structure des relations sociales. Dans la deuxième partie consacrée aux "Eléments de l'honneur", il analyse, dans le troisième chapitre, des termes désignant l'honneur dans les langues des sociétés concernées. Dans un quatrième chapitre, il montre en quoi l'appartenance familiale constitue un facteur d'honorabilité et de construction de l'identité honorable de l'homme d'honneur. Cet homme d'honneur dont il analyse les motivations et qui apparait comme un homme déterminé à accomplir, en toutes circonstances, les obligations morales qui lui sont faites par sa société. Dans les chapitres suivants, sont analysés les attitudes, les conduites et les comportements que l'homme d'honneur doit avoir pour être en conformité avec ces obligations. C'est ainsi que dans le cinquième chapitre il traite de la première obligation de l'homme d'honneur : le sens de la dignité personnelle. Ensuite, ce sont les obligations de courage (chapitre VI), d'honnêteté (chapitre VII), d'indépendance, de liberté, de discrétion et de tranquillité (chapitre VIII), de modestie (chapitre IX), de loyauté dans leurs différents aspects (chapitre X). Egalement, dans les derniers chapitres, les obligations de sociabilité (chapitre XI), de civilité (chapitre XII), la dignité (chapitre XIII), la sagesse (chapitre XIV).
Les instituteurs ont fait l'objet d'une formation destinée à en l'aire les principaux représentants de l'élite coloniale africaine. Avant d'accéder à l'Ecole Normale, ils sont passés par l'Ecole primaire supérieure (EPS) où ils ont reçu une formation axée principalement sur la discipline. Ils ont ensuite intégré, à la suite d'un concours très sélectif, l'Ecole William Ponty, puis les écoles normales rurales. Dans ces écoles, ils ont reçu une formation professionnelle adaptée à leur futur rôle d'enseignant, particulièrement en brousse, et une enculturation à la culture coloniale destinée à faire d'eux des "évolués". L'Ecole normale des jeunes filles et les écoles de formation de moniteurs, lorsqu'elles sont apparues, ont été organisées dans le même esprit et sur la base du même modèle.
Pour bien connaître la culture et être en mesure de bien l'utiliser et de l'améliorer, il faut la définir avec exactitude. Car actuellement, elle est comprise comme un magma de comportements indéfinis qui fait que l'on prend les manifestations artistiques et musicales, les spectacles et les architectures comme forme de culture. Non, la culture imprègne tout cela et s'imprime en ces oeuvres, mais en est bien distincte. Et c'est en la distinguant de ces oeuvres, que l'on pourra mieux la traiter et lui donner sa force et sa valeur. Alors, étant donné la diversité des architectures mentales des uns et des autres, il faudra donner diverses formes de définition de la culture pour qu'une grande majorité de gens l'appréhende bien et en fasse, en conséquence, un bon usage, le bon usage... C'est en circonscrivant avec exactitude la culture qu'on pourra l'enrichir, l'activer pour en faire pour chacun son "super carburant".
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.