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Sur la traduction
Luther Martin ; Bocquet Catherine ; Grandjean Mich
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251447544
Traduire la Bible en allemand pour la rendre accessible à tous est l'un des gestes essentiels de Luther qui ont permis l'extension de la Réforme, dont on célèbre en 2017 le cinquième centenaire. Dès 1522, le Réformateur publie sa traduction du Nouveau Testament qui connaît une très rapide diffusion, puis aborde l'Ancien Testament avec l'aide d'un groupe d'érudits rassemblés autour de lui. La première Bible allemande complète paraît en 1534. Au cours de ce long travail, pour répondre aux polémiques qui n'ont pas manqué de naître, Luther publie en 1530 une Lettre ouverte sur l'art de traduire et sur l'intercession des saints, véritable traité sur la traduction, dans lequel il explique ses principes et justifie ses choix. Présenté ici en édition bilingue, avec le billet en latin qui en accompagnait l'envoi à l'ami chargé de la divulguer, ce texte fondateur est suivi de la Brève présentation des psaumes et explications sur la façon de les traduire, bien moins connue mais tout aussi importante, rédigée de 1531 à 1533, destinée à accompagner l'ultime révision, en 1531, du Psautier allemand de 1524-1528. Le présent volume propose ainsi pour la première fois une édition bilingue accessible des grands écrits de Luther sur la traduction. Le texte allemand est donné ici dans une orthographe légèrement modernisée. Si l'art de traduire selon Luther est étroitement lié à sa foi et à ses conceptions théologiques, ses conceptions en matière de traduction touchent à des questions essentielles qui sont encore d'une brûlante actualité.
Extrait WITTEMBERG OU LES ANGES DE LA NUIT Si Dieu revient, nous ne sommes pas sûrs qu'il soit encore le même; il se peut que comme tout le monde il croisse et se développe. Et même s'il est devenu plus sévère, il doit pardonner aux agnostiques et à ceux qui le cherchent dans l'obscurité de ne pas l'avoir trouvé car il n'était pas là ou ne les a pas accueillis. AUGUST STRINDBERG «Nous nous trouvons à l'entrée d'une ère nouvelle où les esprits s'éveillent et c'est une joie de la vivre», écrit Strindberg dans Légendes, et c'est ce même cri que Michelet pouvait prêter à Luther en voyant en lui le magique porteur de flammes où la Renaissance découvrait sa passion et sa nécessité. Car la rencontre de Michelet et de Luther, c'est la rencontre de deux obsessions identiques : inventer dans la joie un Dieu nouveau qui, dans l'usure ou l'écroulement d'un monde fatigué, apporte à la terre une autre faim, une autre soif et d'autres nourritures pour répondre à cette faim et à cette soif. Ce que le réformateur murmure au jeune Michelet, qui vient à peine d'entreprendre sa longue exploration du peuple français, c'est que la terre est le bien des hommes, un royaume de toute éternité façonné pour l'accomplissement d'une vie dont l'homme est la figure majeure. Mais cette vie a été souillée par un dieu usurpateur, cruel et injuste, et refaire la vie c'est refaire Dieu, fût-ce avec l'aide de Satan. Ce dialogue de Luther avec Satan fascine Michelet, et ce qui est en jeu dans ce dialogue c'est la souillure de la création et les chemins de sa nécessaire purification. Mais où sont les racines du mal ? Où se cache la nouvelle lumière ? À travers cette biographie de Luther, c'est la question que Michelet adresse à la Renaissance et, au-delà de la Renaissance, à l'histoire tout entière. Avec la vie, apparaît la souillure. Le corps de l'homme comme celui de l'univers est un corps d'amour, et l'amour est ce long chemin où, de pourrissement en pourrissement, s'accomplissent de lumineuses métamorphoses. La créature naît dans l'eau et le sang, comme la plante surgit de la boue. Et depuis qu'elle émergea de la pure animalité, depuis qu'elle s'attacha à lire en elle-même les reflets de son angoisse et les promesses de son futur, l'humanité est confrontée à cette souillure originelle. Pactiser avec cette souillure, l'enfermer dans une architecture qui en élimine le poison, tel fut peut-être le sens de la religiosité primitive : cultes, règles et interdits dessinent les frontières d'un territoire où les vivants se sentent protégés de l'élément corrupteur qui érode la création. Ne pouvant regarder en face cette énergie destructrice qui, sans cesse, renvoie le jour à la nuit, la matière à la décomposition, la vie à la mort, notre espèce a tenté de substituer au désordre originel un ordre qui ne fût qu'à elle et où les hommes puissent avancer et s'accomplir en échappant pour une part au cauchemar de la pourriture.
L'homme parle d'une façon et Dieu d'une autre", affirme Erasme en septembre 1524. "Dieu est saint avec le saint et il est dévoyé avec le dévoyé", rétorque Luther en décembre 1525. Le différend éclate, la violence de la controverse théologique sur la liberté humaine et la grâce divine atteint ici son paroxysme. L'ampleur des effets immédiats du débat, en ces temps de Réformation et bientôt de Réforme catholique, permet d'y voir un moment historique de la conscience religieuse occidentale. Demeurent en héritage, par-delà la tournure confessionnelle de ces deux écrits, alors que le monde passe désormais pour être désenchanté, deux textes qui posent aujourd'hui encore une question constitutive de la conscience morale et de l'éthique.
Résumé : Les deux traités traduits et commentés ici témoignent des évolutions du grand Réformateur en même temps que des principaux enjeux de sa controverse avec l'Eglise traditionnelle. Au printemps 1521, la réfutation latine dirigée contre Jacques Latomus, théologien de Louvain, se concentre sur l'explication de la thèse selon laquelle, même justifié, l'homme reste pécheur et qu'il est donc incapable d'accomplir des oeuvres vraiment bonnes ; c'est pour Luther l'occasion de développements importants sur la relation en rhétorique classique et exégèse biblique. En 1541, l'écrit allemand contre Jean le Pitre, contemporain des derniers dialogues politico-religieux avant le Concile de Trente, scelle l'opposition entre deux Eglises, telles que les dépeint le Réformateur : la fausse Eglise, prostituée du Diable et infidèle à l'Eglise ancienne, dont elle a perverti les enseignements et dénaturé les sacrements ; l'Eglise véritable, héritière des préceptes du Christ et des apôtres, fidèle à l'Eglise ancienne même si sa vie reste loin d'être exemplaire. Martin Luther est la grande figure théologique, intellectuelle, politique et culturelle de la réforme au XVIe siècle. Son action et ses écrits ont profondément transformé la société européenne. Labor et Fides publie la version française de ses grands écrits depuis 1957.
On sait que l'élan spirituel de Luther, son choix de la Réforme, repose sur un désespoir surmonté, une confiance en Dieu qui justifie le pécheur par la grâce de la foi. C'est ce même mouvement vers le salut que l'on retrouve dans ces commentaires du réformateur allemand sur les 6e et 7e psaumes de la pénitence.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.