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Oeuvres de Martin Luther/19/Traités polémiques / Traités polémiques - Contre Latomus, contre Jean le
Luther Martin
LABOR ET FIDES
28,05 €
Épuisé
EAN :9782830915518
Les deux traités traduits et commentés ici témoignent des évolutions du grand Réformateur en même temps que des principaux enjeux de sa controverse avec l'Eglise traditionnelle. Au printemps 1521, la réfutation latine dirigée contre Jacques Latomus, théologien de Louvain, se concentre sur l'explication de la thèse selon laquelle, même justifié, l'homme reste pécheur et qu'il est donc incapable d'accomplir des oeuvres vraiment bonnes ; c'est pour Luther l'occasion de développements importants sur la relation en rhétorique classique et exégèse biblique. En 1541, l'écrit allemand contre Jean le Pitre, contemporain des derniers dialogues politico-religieux avant le Concile de Trente, scelle l'opposition entre deux Eglises, telles que les dépeint le Réformateur : la fausse Eglise, prostituée du Diable et infidèle à l'Eglise ancienne, dont elle a perverti les enseignements et dénaturé les sacrements ; l'Eglise véritable, héritière des préceptes du Christ et des apôtres, fidèle à l'Eglise ancienne même si sa vie reste loin d'être exemplaire. Martin Luther est la grande figure théologique, intellectuelle, politique et culturelle de la réforme au XVIe siècle. Son action et ses écrits ont profondément transformé la société européenne. Labor et Fides publie la version française de ses grands écrits depuis 1957.
Quatrième de couverture Martin Luther (1483-1546) est à l'origine de la Réformation. Auteur d'écrits innombrables (traduction et commentaires de la Bible, traités, lettres, catéchismes...), Luther reste l'une des figures majeurs de la chrétienté et de la culture allemande en général. Luther avait commenté les Psaumes une première fois en 1513-1515 utilisant une méthode encore fortement imprégnée par l'exégèse médiévale. Après les turbulences suscitées par les quatre-vingt-quinze thèses sur les indulgences et le déclenchement du procès en hérésie (1517-1518), Luther s'attelle une deuxième fois à une interprétation des Psaumes : les découvertes théologiques qu'il a faites entre-temps doivent se traduire par une lecture renouvelée de ce corpus fondamental. Luther ne terminera jamais ce commentaire (les Études sur les Psaumes s'arrêtent en 1521 avec le commentaire du Psaume 22). Mais cette oeuvre demeurée inachevée constitue un des textes les plus importants de Luther. Le choix proposé ici se limite à l'exégèse de huit Psaumes, mais il s'agit de passages clé pour la compréhension de la pensée et de la foi du Réformateur. Ainsi, on y voit Luther accompagner celui qui médite l'Écriture jour et nuit (Psaume I), gémir et pleurer avec celui qui tremble devant Dieu (Psaume 6) ou discuter avec l'insensé qui dit en son coeur qu'il n'y a pas de Dieu (Psaume 14). Et au fil des pages, l'on découvre un traité de l'espérance chrétienne (Psaume 5), une vision de l'être humain (Psaume 8) ou encore une théologie de la croix et de la souffrance (Psaume 22).
En 1525, Luther obtint de l'Electeur de Saxe la jouissance du cloître des Augustins à Wittenberg. C'est là que ses étudiants et ses amis prirent l'habitude, à partir de 1529 et jusqu'à la mort de Luther, de noter les propos du maître lors des repas et des entretiens qui les suivaient. Le genre littéraire du propos de table reprenait ainsi vie. Ces propos révèlent un Luther à la fois prédicateur, catéchiste, commentateur de l'Ecriture, pamphlétaire et conteur populaire. Variations sur la justification par la foi, la lecture de la Bible, le baptême, le Christ..., entre mêlées d'anecdotes d'un goût parfois douteux : Luther, vieilli et de santé médiocre, est un homme de doutes et de contrastes, emporté et violent, à l'occasion trivial. Ce choix de propos forme moins un système équilibré de démonstrations qu'un ensemble d'itinéraires possibles dans une pensée dénuée de toute retenue.
Traduit de l'allemand et du latin par Matthieu Arnold, Jean Bosc, René-H. Esnault, Roger Foehrlé, Maurice Gravier, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie et Marc Lienhard et Michel Weyer. Édition publiée sous la direction de Marc Lienhard et de Matthieu Arnold. Avec, pour ce volume, la collaboration de Jean Bosc, René-H. Esnault, Roger Foehrlé, Maurice Gravier, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie Lienhard et Michel Weyer. Ce volume contient les oeuvres suivantes: Cours sur l'Épître aux Romains - Lettre à Georg Spenlein - Controverse au sujet des forces et de la volonté de l'homme sans la grâce - Lettres à Johann Lang - Controverse sur la théologie scolastique - Controverse destinée à montrer la vertu des indulgences [Les Quatre-vingt-quinze Thèses] - Sermon sur les indulgences et la grâce - Lettres à Spalatin et à Staupitz - Controverse tenue à Heidelberg - Lettres au pape Léon X - Sermons sur la double justice, sur la contemplation de la Passion, sur l'état conjugal, sur la prière et les processions pendant la semaine des Rogations, sur la préparation à la mort, sur le sacrement de la pénitence, sur le sacrement du baptême, sur le sacrement du corps du Christ et sur les confréries, sur l'usure - Brève explication des Dix Commandements, de la Foi, du Notre-Père - Des bonnes Oeuvres - De la papauté de Rome - À la noblesse de la nation allemande - Sermon sur le Nouveau Testament, à savoir la messe - Prélude sur la captivité babylonienne de l'Église - De la liberté du chrétien - Appel à un concile - Discours à Worms - Jugement sur les voeux monastiques - Brève instruction sur ce qu'on doit chercher dans les Évangiles et ce qu'il faut en attendre - Préfaces au Nouveau Testament et à l'Épître aux Romains - Lettres à Frédéric le Sage - Sept sermons - Sincère admonestation à tous les chrétiens pour qu'ils se gardent de la révolte et de la sédition - De la vie conjugale - Que Jésus-Christ est né Juif.
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !
Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique " Qui suis-je ? " en celle, plus exigeante, de " Que suis-je appelé à être ? " , Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "