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Oni. Histoires du Japon d'autrefois
Lussan Martin
BOOKS ON DEMAND
10,99 €
Épuisé
EAN :9782322174911
Sans emploi de par la défaite du suzerain de son maître à la grande bataille de Sekigahara, à l'automne de l'an 1600, un fantassin marche en direction de la contrée qui l'a vu naître. Les intérêts majeurs en jeu dans le conflit, et que le sort des armes vienne de permettre l'ouverture d'une nouvelle période de l'histoire du Japon lui importent peu. Il marche, et le hasard portera ses pas à la rencontre de gens qui, par leur seul contact, l'aideront à redevenir humain. Un jeune garçon enfui de son village et traqué par une créature monstrueuse, un oni ; un vieux prêtre ermite qui l'écoutera et guidera ses réflexions ; des villageois misérables qui l'accueilleront et le nourriront contre la mission de retrouver leurs enfants disparus ; le supérieur d'un temple de moines-guerriers qui mettra tout en oeuvre pour l'aider dans sa mission ; des fonctionnaires oppresseurs du petit peuple, et bien d'autres encore. Tous, qu'ils soient pauvres ou riches, bon ou mauvais, agissants ou velléitaires, chacun apportera sa pierre dans la reconstruction d'une dignité qu'il croyait perdue.
Les chaises incarnent le jardin du Luxembourg. Pour les Parisiens comme pour les touristes, elles sont le symbole du Quartier latin. Pourquoi leur image rend-elle délicieusement nostalgiques ceux qui s'y sont assis ? En les dessinant en regard de ce que les écrivains ont dit du parc, Bernard Soupre esquisse une interprétation. Dans Mémoires de chaises, son pinceau rencontre les grandes plumes qui ont aimé le Luco : Balzac, Hugo, Sand, Flaubert, Huysmans, Gide, Benjamin, Faulkner, Sartre, Beauvoir.... Et l'on comprend que si les chaises du Luxembourg nous émeuvent, c'est peut-être parce qu'à l'instar des grands textes de la littérature elles exercent sur nous un pouvoir magique de réminiscence. Ah ! Si les chaises pouvaient parler...
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Comme les écrits de William Dampier et Alexandre-Olivier Exmelin, le journal de Jacques Raveneau de Lussan est un des grands récits de pirate du Grand Siècle. De la vie du marin peu de choses sont connues. Né à Paris vers 1663, fils d'un notaire royal, il serait mort vers 1690 à Saint-Domingue. L'homme n'a pas toujours été dans la flibuste, il a d'abord entamé une carrière conventionnelle dans la guerre de course. Son récit nous embarque dans un périple entrepris à la fin de l'année 1684. Sa destination : la mer du Sud, au large des côtes du Pérou. Ses objectifs : piller autant que possible les vaisseaux de l'Amérique espagnole. Depuis 1680, le secrétaire d'Etat à la Marine de Louis XIV Seignelay, fils de Colbert, cherche pourtant à interdire les campagnes flibustières. Tôt ou tard, sur les mers et océans du globe, la France devra combattre ses puissances rivales, et la Marine du Roi ne saurait tolérer le moindre affront venu des bateaux pirates. Durant des années cependant, l'interdiction tarde à être appliquée, laissant à Raveneau de Lussan et ses compagnons d'armes la liberté de voguer et de combattre dans les Caraïbes et la mer du Sud. Ce témoignage fait ainsi revivre le Grand Siècle de la flibuste. Il nous dévoile les lieux marins que privilégient les pirates pour l'abordage, nous fait contempler les richesses pillées qu'ils partagent, et nous emmène, aussi, pour quelques escales, sur la terre ferme. Comme par exemple au Rendez-vous de l'île d'Or, près de l'archipel de San Blas, où les flibustiers du monde se retrouvent chaque année pour franchir, avec l'aide des Indiens Kunas, l'isthme de Panama, et foncer dans la mer du Sud vers de nouveaux butins en territoire espagnol...
Résumé : L'automne, saison entre toutes chère au coeur des Japonais, car si pour eux le printemps est une occasion de réjouissances collectives, la vision de la nature parée d'ors et d'écarlates génère plus des émotions rentrées. Si tout se prépare au calme de l'hiver, je crois que j'ai été oublié dans la liste. Il va me falloir retrouver, à la demande de sa famille éplorée , pour un pôvchéri français, une dulcinée japonaise qui se terre nul ne sait où. Nul ? C'est ce qu'on va voir., parce que bien entendu j'accepte la mission. De toute façon, ça aurait été difficile de refuser, parce que les deux ex, ou futurs-ex tourtereaux je les connais bien vu que c'est chez moi qu'ils se sont rencontrés. Si ça n'avait pas été de cela, je n'aurais jamais accepté de jouer les Lucky Luke ; j'aurais suivi ma répulsion naturelle pour les histoires de roman-photo, d'autant plus que je risquais d'avoir un Rantanplan accroché à mes basques. Et finalement cette enquête va se révéler passionnante, et même si parfois décevante. Je vais lui devoir aussi le plus formidable fou-rire de toute ma vie, à tel point que j'en mouillerai mon clavier de larmes en vous narrant l'anecdote authentique. C'est bien comme çà qu'on dit ? J'irai de Kyushu à Tokyo, en passant par Nagoya, et c'est en tirant sur un bout de ficelle qui dépasse du noeud que je parviendrai à démêler tout cet embrouillamini. Génie ou miracle, je vous en laisse juge.
Supernovas est l'histoire ordinaire d'une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils se plaisent. Ils font l'amour. Il ne la rappellera jamais. Un an plus tard, accusée de harcèlement, elle s'avance à la barre du tribunal, sans vraiment comprendre ce qu'on lui reproche. Refusant le cynisme des relations désincarnées sur les réseaux et de l'époque qui les rends possible, elle va tenter de plaider sa cause. Supernovas est le récit émancipateur d'une femme qui va, en un jour et une nuit, laisser tomber ces dernières idoles. Contemporain par sa forme, mêlant prose envolée, dialogues très parlés, courriers, blogs, posts, textos, sextos, Supernovas l'est aussi par son propos, chronique d'une jeune femme que tout de nos jours interpelle. Comment appréhender une génération désabusée, vidée de tout idéal, traversée par une rupture technologique radicale ? Comment intégrer tous ces nouveaux modes de communication et de rapport à l'autre sans en perdre son âme ? Où se trouve l'héroïsme dans cette époque sans idoles ? Comment être une femme en 2019 ? A la fois cynique et idéaliste, politique et poétique, bulldozer et écorché vif, le roman de Caroline Desvaux donne à voir les névroses contemporaines, celles qui nous hantent mais dont on se moque nonchalamment. Supernovas un texte qui laisse derrière lui une traînée de sentiments mêlés. Parce que c'est l'histoire banale d'une meuf qui s'est fait ghoster, et en même temps une réflexion forte sur la difficulté atemporelle de vivre et de dire l'amour. C'est le récit d'une époque, celle de tinder, de twitter, du manspreading et de la mal-pensance. Et c'est aussi juste une fille qui voudrait être aimée, qui cite Fante et Calaferte, qui parle comme elle écrit et qui vit comme elle pense. Supernovas est une déclaration de guerre faite au cynisme, celui de de nos carrières, de nos relations, de nos vies. Un regard acéré sur nos petites faiblesses et nos grandes lâchetés. La profession de foi d'une romantique que tout le monde voudrait voir baisser les armes de son idéalisme. Une ode à l'absolu, envers et contre tout.
Après le décès de son compagnon, Jeanne retourne vivre chez son père, auprès duquel elle espère trouver consolation. Hélas, le vieil homme s'avère aigri par sa récente maladie et se montre insensible à sa douleur. Ils se quittent fâchés lorsque Jeanne s'installe dans le bourg voisin. Voulant se réconcilier avec lui, Jeanne lui adresse régulièrement un courrier auquel elle joint un petit récit pour le distraire. Mais cela suffira-t-il à rompre la glace et effacer toutes les rancoeurs ? A travers ces échanges et les histoires qui y sont jointes, le lecteur découvre tout l'univers sensible et drôle de l'auteure.
Cet ouvrage réunit une série de témoignages de passagers d'un soir recueillis par Joa, chauffeur de taxi. Chacun exprime de façon singulière son opinion sur sa perception de la Chine d'aujourd'hui. D'informations confidentielles au partage de vécus, les intervenants se livrent le temps d'un trajet sur les nombreuses thématiques relatives à la Chine émergente, et en particulier au système idéologique communiste chinois. De l'économie au développement militaire, de la conduite sanitaire à la pollution mondiale, des droits de l'homme à la préservation de notre environnement. Cet essai commence sur le récit d'un cauchemar de Zlav, journaliste sportif et ami de Joa, telle une projection dans le future, en 2053, sur les terres islandaises. Bingdào yù, le titre du livre, signifie en chinois : Islandaise ou Islandais. L'Islande est un pays développé, démocrate où le peuple est uni. Si un malheur venait le frapper, leur proximité culturelle et géographique nous ferait-elle réagir plus vigoureusement ?