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Fuyu. Les cinq saisons du senseî
Lussan Martin
BOOKS ON DEMAND
12,99 €
Épuisé
EAN :9782322158669
Un soir de mi-janvier, avec juste ce qu'il faut de brume aux naseaux pour s'apercevoir qu'on respire. Un petit footing vespéral pépère, et paf, tout d'un soudain, tout bascule dans l'horreur. Je passe en quelques minutes de l'honorable statut de directeur d'un petit centre culturel français, à celui moins enviable mais fortement médiatisé d'ennemi public numéro 1. Moi, en tueur de donzelles, ça va pas la tête, non ? A la vitesse de la lumière, ma cervelle enclenche le turbo, et mon Q.I à trois gros chiffres met au point un plan génial, mais flûte de bique, le fameux grain de sable si cher à tout bon scénariste, m'oblige à improviser un plan B. Ca semble marcher, mais voilà que surgissent les yakuza (la maffia japonaise), qui me font une invitation bien difficile à refuser. Et pour simplifier les choses, Kobé nous gratifie d'un séisme hollywoodien. Finalement, tout va rentrer dans l'ordre, avec pour moi, en petit plus toute une bande de nouveaux copains, du côté des uniformes et des borsalino. Je vous laisse faire le tri.
Ah, les vacances ! Je ne sais pas si c'est d'en avoir si peu que je les apprécie autant, mais pouvoir regarder la pluie qui tombe sur la mer bien à l'abri sous une véranda qui domine le panorama, aaaaah ! Alors pourquoi tant de kilomètres quand on peut le faire à la maison ? Mystère de l'âme humaine. Il y bien des gens qui partent aux antipodes pour leur voyage de noces ..... Toujours est-il que si la pluie est au rendez-vous, la tranquillité, corollaire espéré des vacances, se fait un peu attendre. Bon, en vrac, un agent immobilier qui ferait mieux de surveiller sa famille, des ninja en manoeuvre qui viennent nous gâcher la nuit, un oiseau des îles chanteur et bariolé qui aurait mieux fait de ne pas quitter sa cage, un bon copain qui s'était un temps pris pour Prévert et qui se retrouve avec une bande de mafieux à ses trousses, un terroriste en liberté dans la zone qui connaît la plus forte concentration de centrales nucléaires au Japon ... Moi, j'avais choisi seulement seulement l'option pluie. Bon c'est vrai, on a été servi, mais on a eu aussi les sensations extrêmes, et sans avoir à faire le tour du monde. Sympa non ? Je vous donne l'adresse ?
Résumé : Une matinée de printemps, un poil précoce peut-être, mais pleine de cui-cui et de fleurs de cerisiers. Rien que de réglementaire. Au bureau, des visiteurs inattendus m'ont précédé. C'est la police de Kobé, et ils sont à la recherche du cadavre d'un mien ancien employé. C'est pas moi, msieu ! Ils m'annoncent qu'ils ont besoin de mes services pour investiguer parmi la faune, pour eux interlope, des gaijin (étrangers) du Kansai. J'aurais mauvais coeur à refuser, d'autant que ce petit changement dans ma routine m'excite assez. Dans l'heure qui suit, mon fidèle JeF et moi, fièrement parés de notre étoile de shérif-adjoint, nous nous mettons en chasse chacun de son côté. Il va y avoir de tout : des torgnoles (pour lui), et des calins (pour moi). Alors bien sûr qu'on trouvera le fin mot de toute l'affaire, amis on ne dira pas tout. Quant à savoir si nous méritons le paradis ou l'enfer, vous en serez juge.
Comme les écrits de William Dampier et Alexandre-Olivier Exmelin, le journal de Jacques Raveneau de Lussan est un des grands récits de pirate du Grand Siècle. De la vie du marin peu de choses sont connues. Né à Paris vers 1663, fils d'un notaire royal, il serait mort vers 1690 à Saint-Domingue. L'homme n'a pas toujours été dans la flibuste, il a d'abord entamé une carrière conventionnelle dans la guerre de course. Son récit nous embarque dans un périple entrepris à la fin de l'année 1684. Sa destination : la mer du Sud, au large des côtes du Pérou. Ses objectifs : piller autant que possible les vaisseaux de l'Amérique espagnole. Depuis 1680, le secrétaire d'Etat à la Marine de Louis XIV Seignelay, fils de Colbert, cherche pourtant à interdire les campagnes flibustières. Tôt ou tard, sur les mers et océans du globe, la France devra combattre ses puissances rivales, et la Marine du Roi ne saurait tolérer le moindre affront venu des bateaux pirates. Durant des années cependant, l'interdiction tarde à être appliquée, laissant à Raveneau de Lussan et ses compagnons d'armes la liberté de voguer et de combattre dans les Caraïbes et la mer du Sud. Ce témoignage fait ainsi revivre le Grand Siècle de la flibuste. Il nous dévoile les lieux marins que privilégient les pirates pour l'abordage, nous fait contempler les richesses pillées qu'ils partagent, et nous emmène, aussi, pour quelques escales, sur la terre ferme. Comme par exemple au Rendez-vous de l'île d'Or, près de l'archipel de San Blas, où les flibustiers du monde se retrouvent chaque année pour franchir, avec l'aide des Indiens Kunas, l'isthme de Panama, et foncer dans la mer du Sud vers de nouveaux butins en territoire espagnol...
La veuve du notaire ne croyait pas un mot des conclusions sur la mort de son mari, mais Philippe Dengain, engagé pour résoudre l'énigme, allait apprendre à ses dépens qu'une veuve pouvait en cacher une autre. Des toits de Paris aux palaces Londonien, de l'île de Jersey à la pointe du Raz, le détective aura fort à faire pour surnager dans une sale histoire orchestré par des individus peu recommandable, sur le rythme débridé des trois temps d'une valse pour truands...
Résumé : Il y a 24 ans, tout a commencé par un cahier qu'Hervé n'aurait jamais dû voir. Puis, il y a eu cette lettre. 24 ans après l'avoir écrite, 24 ans après avoir osé la donner à son destinataire, voici que la vie la renvoie à l'expéditeur, brute, touchante et drôle. Pour parler de ce livre, il faut raconter l'histoire du livre lui-même. Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils. Cette histoire, vraie, et d'autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original. Voici donc "Lettre à Hervé".
Après le décès de son compagnon, Jeanne retourne vivre chez son père, auprès duquel elle espère trouver consolation. Hélas, le vieil homme s'avère aigri par sa récente maladie et se montre insensible à sa douleur. Ils se quittent fâchés lorsque Jeanne s'installe dans le bourg voisin. Voulant se réconcilier avec lui, Jeanne lui adresse régulièrement un courrier auquel elle joint un petit récit pour le distraire. Mais cela suffira-t-il à rompre la glace et effacer toutes les rancoeurs ? A travers ces échanges et les histoires qui y sont jointes, le lecteur découvre tout l'univers sensible et drôle de l'auteure.
Supernovas est l'histoire ordinaire d'une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils se plaisent. Ils font l'amour. Il ne la rappellera jamais. Un an plus tard, accusée de harcèlement, elle s'avance à la barre du tribunal, sans vraiment comprendre ce qu'on lui reproche. Refusant le cynisme des relations désincarnées sur les réseaux et de l'époque qui les rends possible, elle va tenter de plaider sa cause. Supernovas est le récit émancipateur d'une femme qui va, en un jour et une nuit, laisser tomber ces dernières idoles. Contemporain par sa forme, mêlant prose envolée, dialogues très parlés, courriers, blogs, posts, textos, sextos, Supernovas l'est aussi par son propos, chronique d'une jeune femme que tout de nos jours interpelle. Comment appréhender une génération désabusée, vidée de tout idéal, traversée par une rupture technologique radicale ? Comment intégrer tous ces nouveaux modes de communication et de rapport à l'autre sans en perdre son âme ? Où se trouve l'héroïsme dans cette époque sans idoles ? Comment être une femme en 2019 ? A la fois cynique et idéaliste, politique et poétique, bulldozer et écorché vif, le roman de Caroline Desvaux donne à voir les névroses contemporaines, celles qui nous hantent mais dont on se moque nonchalamment. Supernovas un texte qui laisse derrière lui une traînée de sentiments mêlés. Parce que c'est l'histoire banale d'une meuf qui s'est fait ghoster, et en même temps une réflexion forte sur la difficulté atemporelle de vivre et de dire l'amour. C'est le récit d'une époque, celle de tinder, de twitter, du manspreading et de la mal-pensance. Et c'est aussi juste une fille qui voudrait être aimée, qui cite Fante et Calaferte, qui parle comme elle écrit et qui vit comme elle pense. Supernovas est une déclaration de guerre faite au cynisme, celui de de nos carrières, de nos relations, de nos vies. Un regard acéré sur nos petites faiblesses et nos grandes lâchetés. La profession de foi d'une romantique que tout le monde voudrait voir baisser les armes de son idéalisme. Une ode à l'absolu, envers et contre tout.