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Caune de l'Arago. Tautavel-en-Roussillon, Pyrénées-Orientales, France Tome 9, Les restes humains du
Lumley Marie-Antoinette de ; Bigot Bernard
CNRS EDITIONS
90,00 €
Épuisé
EAN :9782271144485
En mai 1963, au cours d'une mission exploratoire, Henry et Marie-Antoinette de Lumley pénètrent dans une cavité, la Caune de l'Arago, perchée à 80 mètres au-dessus de la plaine de Tautavel. Ils y découvrent un site exceptionnellement riche par son épais remplissage sédimentaire, qui laissait apparaître de part en part des ossements de faunes et des outils lithiques préhistoriques. Cependant, rien ne laissait présager que ce chantier de fouilles perdurerait plusieurs décennies. La richesse des informations recueillies sur le terrain et en laboratoire vont faire de ce site la clé de notre patrimoine à l'origine du peuplement européen. Les fouilles annuelles menées depuis 1964 dans la Caune de l'Arago, avec l'aide de plus de 4 500 fouilleurs, ont permis de mettre au jour, jusqu'à présent, un empilement de plus d'une cinquantaine d'unités archéostratigraphiques intercalées, dans un ensemble stratigraphique de seize mètres d'épaisseur, dont les datations sont de 690 000 ans à la base et 100 000 ans au sommet. Les restes humains découverts dans l'Arago sont relativement nombreux si l'on considère la rareté des os humains recueillis dans divers sites européens pour cette période comprise entre environ 1 million d'années et 100 000 ans. Parmi les restes de l'Arago, la découverte d'une portion antérieure de crâne, Arago XXI, le 22 juillet 1971, a fait connaître pour la première fois l'aspect physique du visage des premiers européens. L'inventaire des 152 restes humains met en évidence une majorité d'éléments crâniens et dentaires, quelques fragments du squelette postcrânien (membres supérieurs, membres inférieurs, ceintures scapulaire et pelvienne). Les extrémités sont représentées par un seul os de la main et un sol os du pied. Aucun élément du tronc n'a été trouvé jusqu'à ce jour. Ces restes représentent 32 individus, 18 adultes, 1 adolescent et 13 enfants. Le plus exceptionnel est d'avoir une certaine connaissance de la présence de 21 enfants qui ont perdu leurs dents temporaires (ou dents de lait) dans la grotte au cours de leur séjour. Ces tribus qui, entre -600 000 et -300 000 années, parcouraient les plaines du Roussillon au nord des Pyrénées, avaient leurs rites de chasse, de technique de taille des outils, de comportement vis-à-vis de leurs morts. Ayant précédé les populations néandertaliennes, il s'agit d'une population originale avec ses caractères physiques et comportementaux, que nous attribuons à Homo erectus tautavelensis. Ce sont les résultats des études d'une équipe de dix chercheurs spécialistes du terrain de la Caune de l'Arago et des méthodes paléoanthropologiques qui sont rassemblés dans cet ouvrage. Quinze chercheurs internationaux apportent en appendices leurs réflexions à partir de leurs expériences.
Nous avons eu la chance et le bonheur d'être à la fois les témoins et les acteurs privilégiés de découvertes prodigieuses qui ont bousculé notre connaissance de l'évolution morphologique et culturelle de l'homme. Ces découvertes ont permis de construire un nouvel arbre généalogique de l'humanité et, grâce à l'acquisition de nouvelles technologies au carrefour des sciences de la Terre, de la Vie et de l'Homme, de pénétrer dans la vie quotidienne des hommes de la préhistoire. Depuis plus d'un demi-siècle, nos connaissances sur les premiers peuplements des différents continents et sur l'adaptation de l'homme à son milieu naturel ont été sans cesse renouvelées. Nous en apportons ici le témoignage. Après plus de cinquante années dédiées à l'ouverture de fouilles à travers le monde, nous avons entrepris un nouveau chantier d'exploration sur un site très particulier : notre mémoire commune. " H. et M.-A. de L.
Lumley Marie-Antoinette de ; Guipert Gaspard ; Lum
Deux crânes humains, l'un masculin, l'autre féminin, ont été déposés, il y a environ 160 000 ans, dans une cavité du massif calcaire d' Apidima, sur la côte occidentale de la péninsule du Magne, dans le Péloponnèse, au Sud de la Grèce. La disposition de ces deux crânes, placés face à face, sans aucun autre reste humain, évoque un comportement rituel lié à la mort. A côté des crânes, trois galets ramassés sur la plage marine, située en contrebas de la grotte, qui était beaucoup plus basse qu'actuellement, peuvent être considérés comme un dépôt intentionnel en relation avec les préoccupations symboliques de ces hommes. Les caractéristiques anatomiques de ces crânes permettent de les attribuer à un groupe d'Homo erectus évolué en voie de néandertalisation. Si leurs boîtes crâniennes peuvent être rapprochées de formes plus anciennes, comme Arago 21-47, Ceprano, Petralona, par la convexité de la courbure fronto-pariétale et une largeur hi-pariétale faible, quelques traits annoncent déjà les dispositions reconnues chez les Néandertaliens.
Cet ouvrage consacré à la grotte du Lazaret a pour but de présenter les 28 restes humains fossiles découverts au cours des chantiers de fouilles préhistoriques organisés dans cette caverne depuis 1961 et de les replacer dans le cadre phylétique de l'évolution humaine. Quelles sont les ressemblances et les différences des hommes du Lazaret avec ceux plus anciens de la Caune de l'Arago en Roussillon (450 000 ans), de Ceprano dans le Latium (350 000 ans) ou de la Sima de los Huesos en Castille-et-Léon (300 000 ans) ? Et en quoi se différencient-ils des hommes plus récents comme ceux de la Caverne delle Fate en Ligurie (80 000 ans), de l'Hortus dans l'Hérault (65 000 à 35 000 ans) ou avec les Néandertaliens classiques du sud-ouest de la France : La Chapelle-aux-Saints, la Ferrassie, la Quina (60 000 à 45 000 ans) ? Quels sont les caractères principaux qui permettent de les individualiser sous le nom d'Homo erectus européens évolués en voie de néandertalisation ? Afin de mieux connaître les restes humains fossiles, les premiers chapitres de cet ouvrage ont pour but de les replacer dans leur cadre stratigraphique, géochronologique et biochronologique, c'est-à-dire de les dater, de présenter les paléoenvironnements au sein desquels les hommes du Lazaret ont vécu, de suivre l'évolution des climats à la fin du Pléistocène moyen et celle des faunes de mammifères qu'ils rencontraient. Une attention particulière a été apportée à l'étude de leur culture matérielle (un Acheuléen supérieur très riche en bifaces, passant progressivement à un Acheuléen supérieur riche en bifaces, puis à un Acheuléen supérieur pauvre en bifaces, à un Acheuléen final à rares bifaces et enfin à un Proto-Moustérien sans biface), ainsi qu'aux comportements de subsistance de ces anciens peuples chasseurs-cueilleurs et à leur mode de vie. Dans cet ouvrage le lecteur, amateur ou scientifique, intéressé par la plus haute antiquité de l'Homme, découvrira la vie quotidienne de ces très anciens Niçois qui occupaient à intervalles plus ou moins réguliers la grotte du Lazaret, entre 190 000 et 120 000 ans.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.