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La montagne sacrée du Bego
Lumley Henry de ; Echassoux Annie ; Ciotti Eric
CNRS EDITIONS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782271069634
Au coeur du Mercantour, le mont Bego domine de toute sa majesté la vallée des Merveilles. Entre3300 et 1800 ans av. J-C, les populations des Alpes méridionales en ont fait une montagne sacrée lieu de séjour et de culte de leurs divinités. Chaque été, en ces hautes vallées montagnardeslibérées des neiges, prêtres et fidèles se rassemblaient pour invoquer les puissances divines. Surprès de 4000 roches, sont inscrits plus de 40 000 signes figuratifs et, au total, plus de 100 000gravures. Avec les cunéiformes de Sumer et les hiéroglyphes d?Egypte, ce sont les plus anciennesécritures de l?histoire de l?humanité. Merveilles d?un Art universel, ces gravures rupestres figurent des idéogrammes en forme de cornes, d?attelages, de poignards, de hallebardes ou de haches, renvoyant à des conceptions cosmogoniques, à des pratiques ancestrales puisant aux origines des temps néolithiques. Ça et là, quelques précieuses représentations d?homme ou de femme s?élèvent vers la voûte céleste. Ce ne sont pas de simples mortels, mais assurément quelque dieu du ciel tout puissant, déesse-terre ou sorcier, dont on voulait s?assurer la clémence ou les bienfaits. Un ouvrage de référence, à la fois savant et ridement illustré, à la croisée de l?histoire, de l?art et de l?archéologie.
L'histoire humaine commence véritablement avec la maîtrise du feu. Survenue il y a environ 400 000 ans, elle représente un tournant décisif dans la grande aventure des premiers hommes. Comment Homo erectus et, plus tard, Homo sapiens et Neandertal ont-ils appris à allumer le feu à leur gré ? Comment expliquer que, sans se rencontrer, ils aient été en mesure au même moment, en des endroits différents de la planète, de l'apprivoiser ? La domestication du feu permet d'allonger le jour aux dépens de la nuit, d'éloigner les dangers, de s'installer dans des régions auparavant hostiles, de cuire les aliments et d'augmenter ainsi l'espérance de vie, d'améliorer la fabrication d'outils, de cuire l'argile pour façonner des figurines et de peindre les parois des cavernes. Henry de Lumley prend appui dans ce livre sur les recherches les plus récentes pour retracer cette extraordinaire aventure.
Résumé : La Caune de l'Arago est une grotte escarpée située sur le territoire de la commune de Tautavel, dans les Pvrénées-Orientales. Cette vaste cavité contient un remplissage de sédiments quaternaires près de quinze mètres de hauteur qui s'est déposé entre 700 000 et 100 000 ans. Le grand chantier de fouilles préhistoriques de la Caune de l'Arago, ouvert il y a 50 ans, a livré un matériel archéologique considérable, plus de 600 000 objets, dont de nombreux ossements de faune, des outils lithiques et 147 restes humains fossiles, en particulier le célèbre crâne de l'Homme de Tautavel, Arago XXI. L'étude multidisciplinaire de ce site exceptionnel permet de connaître l'évolution morphologique et culturelle de l'Homme en Roussillon, pendant 600 000 années, l'histoire de son mode de vie et de ses comportements de subsistance au sein de l'évolution des paléoenvironnements, des paléoclimats et de la paléobiodiversité, et de suivre la dynamique des interactions entre l'homme et son milieu naturel tout au long du Pléistocène moyen. Les études sédimentologiques, palynologiques, paléontologiques des grands mammifères et des microvertébrés et géochimiques mettent en évidence des cycles de 100 000 ans, avec alternance de périodes froides d'environ 80 000 ans et de périodes chaudes d'environ 20 000 ans. Pendant les périodes froides vivaient en Roussillon, le renne, le bison, le mouflon, le tahr, le renard polaire, le lemming à collier, la chouette harfang, parfois le boeuf musqué, dans un paysage découvert. Pendant les périodes chaudes, le cerf et le daim occupaient les forêts. L'étude des outillages préhistoriques précise l'évolution des cultures acheuléennes avec la découverte du façonnage des bifaces dès 600 000 ans ou l'invention du débitage Levallois à partir de 300 000 ans. L'étude de la grande faune quaternaire permet de suivre l'évolution des différentes espèces de grands mammifères et d'approcher leur adaptation toujours reliée à l'environnement. L'étude des 147 restes humains fossiles de la Caune de l'Arago, parmi les plus anciens connus en Eurasie, nous fait découvrir la morphologie des premiers habitants de l'Europe et les replace dans le cadre phylétique de l'évolution de l'Homme. L'absence d'os brûlés, de charbons de bois, de cendres ou de pierres éclatées par le feu dans les dépôts antérieurs à 400 000 ans, alors que ces témoins apparaissent dans des dépôts plus récents, marque l'apparition de la domestication du feu en Europe méridionale.
Voici la saga de l'évolution qui a mené de l'Australopithèque, le premier primate à marcher debout, à l'apparition des premiers villages, de l'agriculture, de l'élevage, de la céramique, etc. Jusqu'à ce que cette aventure donne naissance à l'Homme moderne. S'arrêtera-t-elle ? Comme ceux qui l'ont précédé, l'Homme moderne cédera-t-il la place à une autre espèce humaine qui, à son tour, disposera de nouvelles compétences et accomplira de nouvelles merveilles ? " Un passionnant récit. " Le Figaro littéraire. " C'est toute la préhistoire de l'humanité qui est ici contée par un grand humaniste. " Libération. " Un formidable travail d'enquête. " Le Figaro magazine.
Résumé : Cet ouvrage consacré à la grotte du Cavillon présente le bilan des recherches effectuées depuis plus de deux cent trente années sur ce site préhistorique exceptionnel situé au pied de la falaise des Baousse Rousse, à Grimaldi (Vintimille), notamment par Emile Rivière entre 1870 et 1875 et par le Prince Albert 1er de Monaco de 1895 à 1901. La première partie est consacrée à l'étude de la stratigraphie, des faunes quaternaires et des industries lithiques des niveaux du Moustérien et du Paléolithique supérieur. La faune des niveaux moustériens, très abondante a livré des restes d'ours des cavernes, de panthères, de lynx, de hyènes, de mammouths, de rhinocéros, de chevaux, de sangliers, d'aurochs et de cerfs, associés à une riche industrie lithique correspondant à un Moustérien de débitage levallois, riche en racloirs, caractérisé par la présence de pointes moustériennes, de racloirs allongés et d'assez nombreuses lames. Les niveaux du Paléolithique supérieur ont livré des industries aurignaciennes, gravettiennes et épigravettiennes. La deuxième partie est consacrée à l'étude de la sépulture de la "Dame du Cavillon", anciennement nommée "l'Homme de Menton", qui a été inhumée à l'âge de 37 ans dans cette caverne, au Gravettien moyen, il y a environ 24 000 ans. Pour son voyage dans l'au-delà, elle était parée d'une coiffe funéraire ornée de petites coquilles marines et de canines de cerf et d'un jambelet au-dessus de son mollet gauche. Un poinçon en os, taillé dans un métapode de cheval disposé près de sa tête, une pendeloque aménagée elle aussi dans un métapode de cheval et deux chevaux gravés sur les parois de la caverne au-dessus de la sépulture, témoignent d'un rite funéraire complexe en relation avec les plus profondes interrogations de l'esprit humain, parallèlement aux sanctuaires souterrains ornés des cultures du Paléolithique supérieur. La troisième partie est consacrée à l'étude anatomique du squelette de la "Dame du Cavillon", de type Cro-Magnon, qui appartenait à la culture du Gravettien moyen. Elle permet de la rapprocher des autres sépultures mises au jour dans les grottes des Baousse Rousse (Barma Grande, Barma du Baousso da Torre, Grotte des Enfants), dans la grotte des Arene Candide à Finale Ligure, et sur les sites de plein air de Predmost, Pavlov et Brno en Europe centrale. La "Dame du Cavillon", de type Cro-Magnon, appartenait à un groupe euro-méditerranéen, au crâne gracile et étroit, qui peut être distingué de celui connu dans le sud-ouest de la France (Cro-Magnon) plus robuste et large. Dans la quatrième partie sont réunies les références bibliographiques, outre celles concernant la grotte du Cavillon, toutes celles consacrées à l'ensemble des grottes des Baousse Rousse qui comprennent 810 titres.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.