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ZOLA. LA PLUME ET LE COMPAS. LA CONSTRUCTION DE L'ESPACE DANS LES ROUGON-MACQUART D'EMILE ZOLA.
LUMBROSO OLIVIER
CHAMPION
65,00 €
Épuisé
EAN :9782745309525
Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament de... géomètre", La célèbre formule d'l mile Zola, légèrement détournée, résume le projet de cette étude : dévoiler, au-delà du mauvais scientisme dont on a affublé l'écrivain, un vaste imaginaire des formes mathématiques pures qui nourrit l'invention de la spatialité romanesque. Cet aspect du génie de Zola a été peu reconnu par la critique. Pourtant, du visuel au verbal, du cognitif au textuel, la genèse des Rougon-Macquart recourt à des figures stylisées, comme le point, la ligne, le carré, l'arbre, la croisée, le cercle, qui localisent et spatialisent les lieux du roman. Dans les dessins et les manuscrits, elles . montent" à travers les couches successives du dossier préparatoire et s'articulent au matériel documentaire, à la scénarisa-lion, au travail de l'imagination créatrice. Cet essai souhaite opérer un déplacement dans la lecture des manuscrits de Zola, une meilleure connaissance de l'inspiration de l'écrivain et de la composition de ses romans, Le naturalisme, parfois conçu comme une copie servile du réel, est revisité par ce travail qui fait apparaltre la puissance de formalisation du "naturalisme abstrait" de Zola, Parallèlement, l'analyse approfondit la réflexion contemporaine sur les formants spatiaux de la représentation romanesque, en convoquant les arts graphiques et la cognition de l'espace.
Résumé : En posant la question de l'écriture des cycles romanesques, ce numéro de Genesis souhaite ouvrir un nouveau chantier. Au-delà d'une génétique des oeuvres individuelles - étudiées à travers leurs ébauches, leurs scénarios ou leurs variantes scripturales -, il propose de changer d'échelle, et d'ouvrir un nouvel espace à la perception des phénomènes de genèse. Pour poser les bases d'une génétique des cycles romanesques il convient d'abord d'interroger l'histoire du roman. Les exemples rassemblés dans ce numéro s'efforcent d'ouvrir une perspective aussi large que possible, en partant de La Comédie humaine de Balzac et des Rougon-Macquart de Zola pour aller jusqu'aux Thibault de Roger Martin du Gard et aux Hommes de bonne volonté de Jules Romains. On constate que le modèle initial d'un cycle reposant sur des romans autonomes, cède la place, à partir de Proust, au récit continu qui adopte le schéma du roman-fleuve. Faut-il opposer cycles et romans-fleuves ? Des problématiques semblables, en fait, réunissent ces diverses expériences de l'écriture au long cours. Le paratexte des préfaces et de la correspondance permet d'appréhender la logique des processus de genèse qui se mettent en place. Il montre de quelle façon se construit, au fil des années, le programme de l'oeuvre cyclique. Une figure complexe se dessine, celle d'un romancier qui se trouve pris entre deux sentiments contradictoires : à l'éblouissement qu'apporte la vision de l'oeuvre-monde à créer s'oppose la peur de ne jamais arriver au terme d'une tâche immense qui menace de dévorer toute une existence.
Résumé : Depuis quelques années, Daniela Lumbroso reçoit, dans son salon télévisé, tous ceux qui, de près ou de loin, font l'actualité culturelle de la France. Elle les reçoit, elle les interroge et, à travers eux, elle s'interroge aussi sur elle, sur son métier, sur cette étrange machine à rêves - ou à cauchemars - qu'est la télévision. On se retrouve alors, comme par enchantement, dans les coulisses du petit écran. Mais sait-on, au juste, ce qui se passe vraiment au-delà de ce que montrent les images ? Sait-on ce qu'il en est, exactement, de la cruauté qui règne dans l'univers impitoyable du PAF ? Et sait-on comment une jeune fille, fidèle à sa mémoire et à ses valeurs, doit se battre, au jour le jour, pour éviter les pièges ou les compromis ? Pour être une " pro " sans démagogie ? Pour rester une journaliste dans un monde de paillettes ? Dans ce livre - qui raconte, tout ensemble, un itinéraire professionnel et personnel - Daniela ne dissimule rien. On y croise de grands noms et des anonymes. On y respire les jasmins de la Méditerranée et les méchants effluves de l'audimat. Et puis, il y a là, comme un fantôme, l'ombre d'un certain Marcello...
Résumé : La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence : le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore " le présent qui marche ", comme dit Balzac. II s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même : apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en " docteur ès sciences sociales ", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque : à la fois prolixe et sceptique.