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Genesis N° 42/16 : L'écriture de style
Lumbroso Olivier ; Pagès Alain
SUP
33,00 €
Épuisé
EAN :9791023105315
En posant la question de l'écriture des cycles romanesques, ce numéro de Genesis souhaite ouvrir un nouveau chantier. Au-delà d'une génétique des oeuvres individuelles - étudiées à travers leurs ébauches, leurs scénarios ou leurs variantes scripturales -, il propose de changer d'échelle, et d'ouvrir un nouvel espace à la perception des phénomènes de genèse. Pour poser les bases d'une génétique des cycles romanesques il convient d'abord d'interroger l'histoire du roman. Les exemples rassemblés dans ce numéro s'efforcent d'ouvrir une perspective aussi large que possible, en partant de La Comédie humaine de Balzac et des Rougon-Macquart de Zola pour aller jusqu'aux Thibault de Roger Martin du Gard et aux Hommes de bonne volonté de Jules Romains. On constate que le modèle initial d'un cycle reposant sur des romans autonomes, cède la place, à partir de Proust, au récit continu qui adopte le schéma du roman-fleuve. Faut-il opposer cycles et romans-fleuves ? Des problématiques semblables, en fait, réunissent ces diverses expériences de l'écriture au long cours. Le paratexte des préfaces et de la correspondance permet d'appréhender la logique des processus de genèse qui se mettent en place. Il montre de quelle façon se construit, au fil des années, le programme de l'oeuvre cyclique. Une figure complexe se dessine, celle d'un romancier qui se trouve pris entre deux sentiments contradictoires : à l'éblouissement qu'apporte la vision de l'oeuvre-monde à créer s'oppose la peur de ne jamais arriver au terme d'une tâche immense qui menace de dévorer toute une existence.
L'hommage à un érudit humaniste Critique littéraire, écrivain, conseiller éditorial, directeur de collections de manuels de littérature et de langue française, Henri Mitterand a marqué le monde de la recherche autant que celui de l'édition. Créateur et directeur de la célèbre collection " Littérature, Textes et Documents " aux éditions Nathan , il a rendu accessible la littérature française à plusieurs générations d'élèves. Plus qu'un succès éditorial : un acte militant. Chercheur émérite, il a consacré sa vie à étudier et à publier tout l'oeuvre de Zola, auquel il a consacré une monumentale biographie. Avec passion. Plus de 50 contributeurs - amis, chercheurs, collègues - lui rendent ici hommage et dessinent ainsi le portrait de cet érudit humaniste.
Publié en 1890, La Bête humaine, dix-septième volume des Rougon-Macquart, relève le défi d'une écriture des limites. Comment le naturalisme fondé sur l'observation du réel aborde-t-il le monde indicible de la folie ? Comment le roman parvient-il à entrelacer trois thèmes - la vie du rail, la justice et la criminalité - sans affaiblir sa construction ? Tandis que l'attaque antinaturaliste s'amplifie après le Manifeste des Cinq contre La Terre, comment Zola répond-il à la crise du roman, imprégnée du déclinisme fin-de-siècle ? Les désirs de "la bête humaine" ont fasciné Zola dès 1866, mais ce roman préfreudien, au-delà des drames de sang, est hanté par des questions sans réponse sur le Sexe et la Mort. Poème de la ligne, il impose un voyage au pays des symboles mortifères rehaussés jusqu'au mythe, celui de la Machine, de la Fêlure et de la Catastrophe, sans cesser d'interroger les dessous de la civilisation, lesquels dévoilent qu'il n'est pas d'humanité qui ne participe de l'inhumanité qu'elle déchaîne. Cet essai aborde le roman le plus sombre d'Emile Zola et sans doute l'un des plus modernes, dont le titre aurait pu être : L'Inconscient. Le lecteur découvre avec le travail de l'écrivain et sa biographie, replacés dans le moment de la Belle Epoque, la genèse tortueuse de La Bête humaine. Il pénètre au coeur de sa composition et de son anthropologie romanesque, découvre sa poétique de la vitesse et de l'énergie. Un bilan critique expose la réception du roman, de sa parution jusqu'à nos jours ; il est accompagné d'une bibliographie sélective. Olivier Lumbroso est professeur de littérature française à l'université Sorbonne Nouvelle, membre du DILTEC. Ses travaux de recherche portent sur Zola et les naturalismes. Il codirige le "Centre Zola" de l'Institut des textes et manuscrits modernes du CNRS.
Lumbroso Valeria ; Contini Eliane ; Cyrulnik Boris
Les premiers liens tissés au cours de la petite enfonce nous façonnent, orientent notre trajectoire, conditionnent, pour beaucoup. notre vie d'adulte. Précieux, fragiles, vitaux même, comment se nouent ces premiers liens entre le nouveau-né et ses parents? Quels échanges aura-t-il avec sa mère, son père et les outres? Comment deviendra-t-il un être capable d'aimer, de s'attacher, d'agir de manière autonome? Comment va-t-il vivre la séparation? En partant de ces questions essentielles, cet ouvrage explore pas à pas le développement du nouveau-né, sa capacité à communiquer et à interagir la première année de son existence, en donnant la parole à des spécialistes issus d'horizons différents: pédopsychiartres, psychologues, psychanalystes, praticiens, éthologues... L'ouvrage se veut très accessible pour les jeunes parents mais également un outil de référence pour les professionnels de la petite enfance (assistantes.maternelles, auxiliaires, éducateurs, puériculteurs, médecins, psychologues) qui y trouveront une base de connaissances vers laquelle revenir au quotidien. En complément, un DVD propose trois films documentaires de 13 minutes, issus de la série de référence de Valeria Lumbroso Les premiers liens, diffusée sur France 5: Avec papa, l'enfant découvre le monde; Bébé communique en famille; Séparations et retrouvailles à la crèche. Chaque documentaire présente des situations concrètes analysées et commentées de manière accessible par des spécialistes.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...