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Grandeur et décadence de l'expressionisme, suivi de Il en va du réalisme
Lukacs Georg ; Fondu Guillaume
ED CRITIQUES
14,00 €
Épuisé
EAN :9791097331368
Les deux essais réunis dans cet ouvrage furent publiés dans les années 1930. Ils sont considérés comme des classiques qui ont profondément influencé la critique littéraire du XXeA siècle. Cette retraduction intégrale accompagnée d'une préface inédite de Guillaume Fondu et d'extraits littéraires, permet d'en découvrir ou d'en redécouvrir toute la fécondité. La question de la création littéraire et des avant-gardes sont ici au coeur des réflexions de Lukács. Refusant catégoriquement la conception de l'art pour l'art, il développe une critique du formalisme représenté par l'expressionnisme et le surréalisme qui, privilégiant le subjectivisme, enferme l'individu dans un rapport au monde irrationnel. Face à cette tendance, Lukács développe son concept de réalisme et se fait le défenseur d'auteurs, comme Thomas Mann, chez qui la création stylistique et l'audace formelle révèlent au lecteur les contradictions profondes de son époque et ainsi l'aident à surmonter son sentiment d'impuissance.
Ecrits au coeur de la Seconde guerre mondiale, par l'un des plus grands penseurs de langue allemande du XXe siècle, ces textes donnent à comprendre le socle idéologique et philosophique du nazisme. Dans un style clair et accessible, Lukács fait la généalogie de l'idéologie nazie en remontant à la philosophie nietzschéenne. Il montre ainsi comment le IIIe Reich a puisé ses racines dans cette philosophie pour justifier ses visées hégémoniques et ses actes barbares. Le pendant de cette célébration de la philosophie de Nietzsche par les intellectuels acquis au fascisme fut le combat contre Hegel. En effet, le philosophe de la Révolution française, défenseur de la raison et de l'égalité ne pouvait être que l'ennemi d'une pensée ou la raison doit s'effacer au profit d'une mystique fondée sur la domination d'une race.
Résumé : Traduits pour la première fois en français, cet essai de Georg Lukács consacré à Tolstoï apporte un éclairage singulier à ce monument de la littérature mondiale. Alors que l'Europe, après l'échec des révolutions de 1848, se fige dans la monotonie d'une société bourgeoise triomphante et hostile à tout progrès social, la Russie tsariste de Tolstoï, quant à elle, entre dans une phase de profonds bouleversements qui conduiront inexorablement aux révolutions de 1905 et 1917
Comment l écrivain peut-il se faire miroir du monde? Telle est la question à laquelle répond ce livre, où l on trouvera: un éloge de la satire; des analyses sur Cervantès, Diderot, Goethe, Balzac, Flaubert, Zola, Tolstoï, Thomas Mann. À la fin, une correspondance où s affrontent sans complaisance Anna Seghers et Georg Lukács.
Résumé : Engels a déclaré un jour qu'il avait plus appris dans Balzac sur l'économie et la politique qu'en lisant les économistes et les historiens. Dans cette série d'articles, écrits en 1934 et 1935 et réunis en 1951 sous le titre Balzac et le réalisme français, Georg Lukacs poursuit une lecture marxiste de Balzac qui avait commencé avec Marx lui-même. Dans une ?uvre réaliste, écrit-il, "convergent et se rencontrent tous les éléments déterminants, humainement et socialement essentiels d'une période historique". Certes, poursuit-il, "aucun personnage littéraire ne peut contenir la richesse infinie et inépuisable de traits et de réactions que la vie elle-même comporte. Mais la nature de la création artistique consiste précisément dans le fait que cette image relative, incomplète, produise l'effet de la vie elle-même, sous une forme encore rehaussée, intensifiée, plus vivante que dans la réalité objective". Son indépendance d'esprit a permis à Lukacs de s'émanciper de l'orthodoxie littéraire marxiste. A la fois théoricien de la littérature, philosophe et intellectuel engagé, il développe, à travers cette surprenante série d'études consacrées à l'auteur de La Comédie humaine, une lecture et une méthode d'analyse très personnelles des textes littéraires.
Les événements politiques récents ont démontré que pour le plus grand nombre les questions de justice sociale sont indissociablement liées à l'idée de démocratie. Dans ce nouveau contexte les notions de peuple, de souveraineté et de représentation sont plus que jamais l'objet d'une lutte aussi bien dans les discours que dans la rue. Comme le montre cet essai, ces questions et ces combats sont, en France, à l'origine même du principe de République. Spécialiste de la Révolution française, Yannick Bosc nous explique l'action de Robespierre, et plus largement celle de la Montagne, pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une oeuvre politique en acte visant à fonder des rapports sociaux et de pouvoir à la mesure de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen. L'auteur analyse ainsi comment les événements de 1789-1794 firent émerger deux visions : une république élitiste contre une république populaire.
Publié en 1973 Fétichisme et société propose une lecture de Marx qui se situe en dehors des deux courants dominants qui structurent alors le marxisme : l'althussérisme et l'humanisme. Dans cet ouvrage Jean-Marie Vincent ne propose pas de faire émerger un " nouveau " Marx ou d'élaborer un " autre marxisme ", mais en partant du Capital et du concept de fétichisme de la marchandise de refaire de la théorie critique un outil d'émancipation. Constatant que le marxisme n'est plus un instrument de transformations du monde, Jean- Marie Vincent se propose de montrer qu'il est avant tout une rupture radicale avec toutes les sciences sociales aujourd'hui prédominantes. Pour lui, le marxisme est une science de la métamorphose des formes sociales objectives de la société capitalise où les hommes ne sont plus les sujets de leur histoire. Discutant les théories de Hegel, de Max Weber, de l'Ecole de Francfort mais aussi du marxisme italien, Jean-Marie Vincent s'attache à comprendre la place de l'Etat, du droit, du travail et de l'idéologie dans la société capitaliste. Ce faisant il emprunte des voies qui tout en évitant le positivisme sociologique permettent de redonner ces armes critiques au marxisme.
Alford Matthew ; Parenti Michael ; Rivallan Cyrill
Premier livre à examiner le fonctionnement interne d'Hollywood en tant qu'industrie politisée, Hollywood Propaganda révèle les liens étroits entre l'industrie du cinéma et les forces politiques américaines les plus réactionnaires. S'appuyant sur l'analyse minutieuse de nombreux films, M. Alford démontre qu'Hollywood loin d'être le lieu d'expression de la gauche américaine n'est que le versant culturel d'une politique impérialiste. Ainsi, des films comme Transformers, Terminator ou La Chute du faucon noir, ouvertement financés par le Département de la Défense, servent à promouvoir l'image de l'armée et de la politique américaine. Même des films dits critiques, voire contestataires comme Les Rois du désert, Hotel Rwanda ou Avatar, bien que d'une façon plus subtile, n'en remplissent pas moins une fonction similaire. Au-delà des tendances progressistes affichées par certaines célébrités, Alford met en évidence leur totale intégration à un système encourageant la suprématie mondiale américaine et le recours à la violence étatique.
Magdoff Fred ; Bellamy Foster John ; Sinoimeri Lea
Résumé : Si la crise écologique majeure que nous connaissons est la conséquence des activités humaines, alors une réaction efficace à cette crise implique nécessairement une remise en cause du mode d'activité propre à l'humanité contemporaine, à savoir le capitalisme. Au fil d'un exposé accessible au plus grand nombre, mobilisant avec clarté les données scientifiques et économiques, les auteurs éclairent les enjeux proprement politiques unissant question économique et question écologique. Ils établissent ainsi l'impossible coexistence d'un mode de production fondé sur l'accumulation et un environnement humainement viable. La dégradation de l'environnement n'est pas un accident, elle s'inscrit au contraire dans la logique du capitalisme. De fait, la promesse d'un "capitalisme vert", ou l'espoir d'un salut écologique par les nouvelles technologies conservant l'ordre économique actuel ne peuvent être qu'illusions.