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Fétichisme et société
Vincent Jean-Marie ; Neumann Alexander
ED CRITIQUES
20,00 €
Épuisé
EAN :9791097331238
Publié en 1973 Fétichisme et société propose une lecture de Marx qui se situe en dehors des deux courants dominants qui structurent alors le marxisme : l'althussérisme et l'humanisme. Dans cet ouvrage Jean-Marie Vincent ne propose pas de faire émerger un " nouveau " Marx ou d'élaborer un " autre marxisme ", mais en partant du Capital et du concept de fétichisme de la marchandise de refaire de la théorie critique un outil d'émancipation. Constatant que le marxisme n'est plus un instrument de transformations du monde, Jean- Marie Vincent se propose de montrer qu'il est avant tout une rupture radicale avec toutes les sciences sociales aujourd'hui prédominantes. Pour lui, le marxisme est une science de la métamorphose des formes sociales objectives de la société capitalise où les hommes ne sont plus les sujets de leur histoire. Discutant les théories de Hegel, de Max Weber, de l'Ecole de Francfort mais aussi du marxisme italien, Jean-Marie Vincent s'attache à comprendre la place de l'Etat, du droit, du travail et de l'idéologie dans la société capitaliste. Ce faisant il emprunte des voies qui tout en évitant le positivisme sociologique permettent de redonner ces armes critiques au marxisme.
Sujet de fascination ou d'inquiétude, la puissance industrielle et commerciale de la Chine est un thème incontournable non seulement pour comprendre le monde contemporain, mais aussi pour anticiper ses prochaines évolutions. Animé d'un souci de clarté et dans un esprit didactique, l'ouvrage s'appuie sur des résultats de recherches récents permettant de jeter un regard neuf sur le développement de la Chine au cours des soixante dernières années. Contrairement au lieu commun, la réussite économique de la Chine ne date pas des années 1980. Elle est le résultat d'efforts colossaux et de stratégies mises en oeuvre dès la prise de pouvoir par les communistes. Tissu industriel, agriculture, infrastructures, éducation, services publics, autant de défis titanesques auxquels la Chine a dû faire face dans un contexte national et international parfois chaotique. Modèle de développement singulier, dont l'issue politique et économique reste incertaine.
La Chine est désormais un sujet quotidien de notre paysage médiatique. Que ce soit à propos de sa politique internationale, ou bien intérieure, de son activité économique, industrielle ou technologique, cette nouvelle puissance attire les regards où l'inquiétude se mêle à la fascination. Face à cet intérêt grandissant, Mobo Gao pose une question décisive : comment notre connaissance et notre compréhension de la Chine sont-elles construites ? Selon quel point de vue, quels jugements de valeurs implicites ou grille de lecture, l'image que nous avons de la Chine s'est-elle forgée ? S'inspirant des travaux d'Edouard Saïd sur l'orientalisme, Gao aborde 11 thèmes historiques ou culturels fondamentaux pour comprendre la Chine d'aujourd'hui. Grâce à une riche documentation il nous livre des explications stimulantes propres à désaxer notre regard et dévoiler une Chine paradoxale car elle-même animée d'intenses débats. Qu'est-ce qu'être Chinois du point de vue des Chinois eux-mêmes ? Quelle est la place du néolibéralisme dans la vie intellectuelle et académique chinoise ? Quel regard porter sur un passé récent tel que la révolution culturelle ? Quelle est la vision géopolitique des dirigeants chinois ? L'auteur n'hésite pas à aborder frontalement ces questions propices à de vives controverses. Par-là il met au jour les partis pris politiques et les cadres conceptuels inavoués des commentateurs de la Chine, aussi bien de droite que de gauche.
Jenkins Brian ; Millington Chris ; Sillou Daniel ;
Les émeutes menées par les ligues fascistes à Paris place de la Concorde, au soir du 6 ? février 1934 constituent sans doute la plus grave crise politique que connue la France durant l'entre-deux-guerres. Pourtant, à ce jour, il n'existait en français aucune étude historique entièrement consacrée à ces émeutes fondée rigoureusement sur les archives. Exploitant toutes les sources disponibles (archives, journaux, mémoires), Jenkins et Millington retracent minutieusement la préparation, le déroulement et les multiples conséquences de ces émeutes tragiques. Les auteurs établissent non seulement les faits et les responsabilités avec précision, mais ils apportent aussi un éclairage nouveau sur les grandes questions qu'a suscitées cet événement complexe ? : dans quelle mesure la république fut-elle menacée ?? Quel fut le rôle précis des anciens combattant ?? Quelles étaient les motivations et les obectifs des différents groupes d'émeutiers ??
Résumé : Après un séjour en Espagne entre 1936 et 1937, A. L. Strong (1885-1970), journaliste et femme engagée, rédigea ''L'Espagne en armes'' non seulement pour témoigner de la guerre civile, mais aussi pour transmettre à ses lecteurs la ferveur et le courage des combattants républicains face aux forces fascistes. Décrivant la situation politique et militaire, elle raconte ses rencontres inattendues avec des combattants et intellectuels internationalistes tel Malraux. On retiendra aussi de son récit de magnifiques portraits montrant un peuple espagnol animé d'un optimisme sublime et d'un humour indéfectible. Elle nous communique ainsi son admiration pour ces jeunes gens parfois peu ou pas instruits, ces professeurs, ces paysans, tous animés d'un héroïsme spontané, et bien conscients que leur combat n'est que la préfiguration d'une guerre qui va bientôt embraser l'Europe et le monde.
J'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés
Résumé : La Religion du Capital, farce savoureuse de l'auteur du Droit à la paresse publiée pour la première fois en 1887, est le compte-rendu fictif d'un congrès international tenu à Londres, au cours duquel les représentants les plus éminents de la bourgeoisie rédigent les Actes d'une nouvelle religion pour ce Chaos qu'ils ont créé et ont décidé d'appeler "Monde civilisé".
En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.
Biographie de l'auteur Cette traduction en français a été réalisée à partir de la quatrième édition allemande, qui prenait en compte les ultimes corrections de l'auteur. Les traducteurs se sont également efforcés de rendre la dimension littéraire et poétique d'une oeuvre qui, au-delà de la dénonciation du capital comme système économique, est aussi un grand livre de la littérature universelle.