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De la nature
LUCRECE
AUBIER
24,80 €
Épuisé
EAN :9782700734904
La poésie vit d'une vie virtuelle. Les sciences peuvent étendre sa sphère, non augmenter sa puissance. " Victor Hugo justifie en ces termes l'intérêt extrême que l'?uvre de Lucrèce suscite chez le lecteur moderne. Or, de récentes découvertes scientifiques ont encore élargi la sphère d'influence du poète latin. Au 1er siècle avant J.-C., Lucrèce ne se contenta pas d'offrir à ses compatriotes la doctrine " salvatrice " d'Epicure, leur permettant d'accéder pleinement à la philosophie, mais il traduisit en visionnaire le mouvement incessant des atomes et le perpétuel devenir des choses au sein du vide infini. Son ?uvre explore l'univers physique et le savoir grec, mais aussi notre vie quotidienne. Gardien essentiel de l'épicurisme, vivant à une époque de violence et d'oppression, Lucrèce révéla non sans ferveur les moyens d'un bonheur accessible à tous. La traduction inédite que l'on présente ici se veut l'écho de la tension jamais abolie entre la poésie et la raison dans le De rerum natura. Inventant un langage de la nature, Lucrèce lui a donné des cadences que le français se devait de transposer.
Donner la plus grande force persuasive à la parole philosophique salvatrice, celle qui mène au bien et éloigne des maux, qui guérit des vaines peurs, celles des dieux et de la mort en particulier, tel est le projet de Lucrèce (Ier siècle avant J-C), qui compose en latin son célèbre poème, De rerum natura, à la gloire d'Epicure et de sa philosophie. Exposé doctrinal d'une richesse exceptionnelle et ?uvre littéraire majeure, ce poème se donne comme une ?uvre totale, où le vrai s'allie au beau, et les séductions de l'imagination à la rigueur de l'analyse. Pour s'approcher de sa singularité, il fallait une transposition précise et poétique à la fois: ce sont là les mérites de la traduction de Bernard Pautrat - faite en alexandrins non rimés - qui permet d'appréhender dans notre langue le style philosophique propre à Lucrèce.
Résumé : Titus Lucretius Carus est né à Rome vers 98 avant J.-C. Nous ne savons que peu de choses de sa vie. Sans doute appartenait-il à l'antique et brillante famille des Lucretii Tricipitini, sans doute aussi ce descendant de plusieurs consuls préféra ne prendre aucune part aux affaires publiques, car, comme il l'écrivit "suave mari magno aequora ventis...", "il est doux, quand sur la grande mer les vents soulèvent les flots, d'assister de la terre aux rudes épreuves d'autrui". Il mourut vers 55. Saint Jérôme raconte qu'un philtre d'amour l'avait rendu fou et qu'il composa le De la Nature dans les répits de son délire. Il s'agit probablement d'une légende, même s'il n'est pas interdit de penser que Lucrèce s'est suicidé. Reste le texte, magnifique, qui nous fournit un bel exemple de poésie didactique et l'exposé le plus complet et le plus cohérent de la philosophie épicurienne. Notre édition rassemble en deux volumes les six livres du De Rerum Natura. L'introduction fait le point des connaissances relatives à Lucrèce, fournit un bref exposé des principes fondamentaux de l'épicurisme et propose quelques éléments de bibliographie pour le lecteur désireux d'approfondir. Des notes accompagnent la lecture de ce chef-d'oeuvre de la littérature latine.
Edité par Cicéron, ce poème est l'exposé le mieux formulé des courants matérialistes de l'Antiquité. Lucrèce présente le système d'Epicure, mais aussi, sans doute, une large part de la philosophie de Démocrite dont aucun texte ne nous est parvenu. Critique de la religion et des superstitions, cosmologie atomistique et naturaliste, sensualisme radical, ébauche d'une théorie évolutionniste, le matérialisme de Lucrèce entend mettre en avant la liberté humaine affranchie de toutes les entraves au plaisir, considéré comme bien suprême et critère de nos actions. Cette philosophie qui prétend aussi à l'indifférence totale de la nature à l'égard du destin humain n'est pas sans échos aujourd'hui : la mort de l'homme, le relativisme, l'eudémonisme individualiste. Ce matérialisme a préfiguré également la cosmologie scientiste du XIXème siècle à travers des formules désormais célèbres : "Rien ne surgit du néant, rien ne se perd, la somme des mouvements est constante dans la nature."
« L?esprit et l?âme se tiennent étroitement unis, et ne forment ensemble qu?une seule substance; mais ce qui est la tête et ce qui domine pour ainsi dire dans tout le corps, c?est ce conseil que nous appelons l?esprit et la pensée. Et celui-ci a son siège fixé au milieu de la poitrine. C?est là en effet que tressautent l?effroi et la peur; c?est cette région que la joie fait palpiter doucement: c?estdonc là que résident l?esprit et la pensée ». Héritier d?Epicure et de Démocrite, Lucrèce dresse le tableau le plus lisible de la pensée matérialiste de l?Antiquité. Un petit livre pour méditer sur le corps et l?esprit!Ce texte est extrait de De la nature, livre III (Tel n°167).
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.