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Le Centre de la France
Lucot Hubert
POL
24,35 €
Épuisé
EAN :9782846821261
Le 14 juillet 1989, quelques mois après la mort d'une femme de 70 ans, le héros-narrateur quinquagénaire se remémore sa "première liaison". A travers les circonstances originales de celle-ci, il touche à une étrange essence, celle de la mémoire, du temps et du "sexe", mot qui alors, dans les années 1950, n'avait pas le sens absolu qu'il rayonne aujourd'hui. Pourtant c'est un absolu que le narrateur reconstitue, paradoxalement, à l'aide de fragments caractéristiques du monde relatif qu'est notre histoire. Son enquête sur son apprentissage de l'érotisme et du conflit consistera donc à ne pas combler les lacunes de l'oubli - tout aussi surprenantes que la précision des multiples réminiscences - mais à saisir l'être passé tel qu'il est, lacunaire, et le portrait de femme qu'il peint a une vérité d'autant plus troublante qu'il contient toutes les ombres. Ne se contentant pas de renouveler les images attachées à l'excitation sexuelle en les mettant à nu, il vise plus profondément l'exceptionnel plaisir de la pénétration et du travelling de l'épiderme, du lisse et du substantiel, du temps allongé par sa concentration. Ces bonheurs, émotions, extases se dessinent fugitivement sur la muraille de l'interdit et de la répression, lesquels relèvent eux aussi du plaisir - pervers - dans le monde de la petite-bourgeoisie intellectuelle et du spectacle. En effet, cette chronique unit la crudité et la cruauté, le récit intime et le roman de moeurs, quand, sur fond de guerres d'Indochine et d'Algérie, la "fabuleuse croissance" accélère les ascensions sociales.
Résumé : "Bientôt le petit espace-temps arbitraire (un bref juillet, une plage immense introduisant les notions lien, niveau, épaisseur, ainsi que les cases probables d'un damier pluridimensionnel) contient l'insistance passionnée de celui qui dans ses "premiers jours d'océan" s'étonna que de l'être soit là : une impression au-dessus des toits, la gravité d'une voix dans une cour voisine, le battement de cils d'une étrangère sans visage précis. ...contiendrait sur le mode "vivre encore" la saveur de l'expérience, celle-ci portant moins sur guerres (qui ne cessèrent), perte (de l'emploi, des cultures primitives), amplification (du progrès technique, du confort, de la rumeur télévisuelle) que sur des phénomènes primaires : la flamme se tord, une voix résonne, on entre dans un bois, des jeunes filles se douchent à côté. ...tandis que traces, tracés, rappel du timbre se révèlent un système d'enregistrement apte à noter le devenir."
Langst" : la longue angoisse (en allemand angst : peur, angoisse) du langage. "Langst est la langue elle-même dans son déploiement, dans son aptitude à "charrier" tout le réel y compris l'histoire de celui qui s'y désigne et son économie subjective, y compris l'Histoire, dans son développement feuilleté et son économie déterminante. Roman de la langue, travail du Temps, des temps, tempo, musique, l'"envoûtement" de la phrase : emboîtements, superpositions partielles, glissements, connexions, condensations, déplacements". J. -M. Gleize.
Résumé : Un homme s'interroge sur sa production de textes pendant plus d'un demi-siècle, sur la mort, sur les tragédies planétaires. Narrant le présent riche de mille passés, il observe la condensation d'énergie qui crée toute chose.
Poursuivi par des tueurs, un jeune chimiste s'enfuit vers le Nord de l'Europe où la mystérieuse multinationale qui l'emploie (la Multinana) lui commande des enquêtes révolutionnaires par leur objet comme par les moyens qu'elles mettent en oeuvre. Il rencontre une jeune femme : coup de foudre. Elle disparaît. Il va la rechercher au Maghreb, à Hongkong, au Japon, en Australie, à Rome, au Portugal, au gré de missions au cours desquelles il multiplie les prouesses technologiques, sexuelles, financières, martiales et télévisuelles. Il en profite pour percer les motivations de ceux au service desquels il risque chaque jour sa vie et son intégrité morale, il en profite pour comprendre un peu mieux le trafic planétaire des personnes, des biens, des embryons, des idées, des logiciels et des molécules. Roman d'amour et d'aventures, Les Voleurs d'orgasmes est aussi le livre de la mondialisation présente comme à venir.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.