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Japon, l'archipel du sens
Lucken Michael
PERRIN
24,90 €
Épuisé
EAN :9782262064211
Le Japon est-il radicalement différent ? Le rapport à la science, la manière dont y est organisé le pouvoir, la façon dont le monde y est représenté, sont autant d'éléments qui permettent d'en douter. De très nombreuses références culturelles sont communes d'un côté et de l'autre du continent eurasiatique. Le premier objectif de cet ouvrage est de montrer que le Japon fait partie de la même communauté que les pays occidentaux ce qui va à rebours de toutes les idées reçues. Toutefois il ne suffit pas de souligner la proximité des valeurs, des structures sociales et politiques pour gommer l'impression d'étrangeté que suscite ce pays au premier abord. D'où provient, alors, le sentiment de cette singularité ? Elaboré à partir d'un chapelet d'images, ce livre répond à cette question et déjoue les idées préconcues pour donner à voir et comprendre le véritable Japon, loin de cet autre absolu que l'on a trop souvent décrit. Un ouvrage novateur, reposant sur un dialogue mutuel entre le texte te l'iconographie. Un futur classique.
Résumé : Pourquoi peut-on étudier la Chine en particulier, mais pas l'étranger en général ? L'hypothèse de ce livre est la suivante : si, à la différence de l'histoire ou de la géographie, l'étude des langues et sociétés du monde ne constitue pas une discipline académique à part entière, c'est parce que la conception que les humains se font de l'universel reste encore beaucoup trop monolingue et autocentrée, qu'elle demeure prisonnière de formes qui empêchent de voir les régularités fonctionnelles qui unissent les humains dans le regard qu'ils portent les uns sur les autres. Selon Michael Lucken, la solution pour tenir compte de la diversité humaine sans abandonner l'horizon de la généralité réside dans le développement d'une meilleure compréhension de la variabilité des langues et des imaginaires, ce qui passe par une expérience à la fois intime et populaire du plurilinguisme. A travers l'analyse des quatre fonctions fondamentales des études étrangères que sont la prédation, la critique, la généralisation et la métamorphose, il dessine les linéaments d'une science partagée des points de vue à l'échelle du monde. Au fil d'une réflexion d'une grande érudition sur les jalons constitutifs de la xénologie, l'auteur formule un programme de recherche original pour les sciences humaines et sociales, en ce qu'il se fonde sur "le postulat historiquement construit d'une irréductible pluralité" - autrement dit, sur une anthropologie non philosophique.
Quels sont les liens entre l'oeuvre inachevée de Piet Mondrian, Victory Boogie Woogie (1942-1944), et la photographie d'architecture japonaise et japonisante d'après-guerre ? Dès le milieu des années 1950, critiques et photographes relient volontiers la peinture de Mondrian avec l'architecture japonaise moderne et certains historiens iront jusqu'à soutenir que Mondrian aurait lui-même été influencé par l'architecture japonaise traditionnelle... Ces associations puissantes ont concouru au rapprochement de la modernité architecturale de l'Occident avec celle du Japon. Elles sont également un pilier de la survivance du japonisme architectural, autrement dit un pilier du néo-japonisme qui se développe après-guerre. Or cette relation entre l'abstraction de Mondrian et l'esthétique de l'architecture japonaise se perçoit peu dans l'architecture, mais plutôt dans la photographie d'architecture. Ce livre, qui pose un regard oblique sur Mondrian, interroge les oeuvres des plus grands photographes d'architecture japonais et américains pour expliquer les mécanismes de la japonisation du monde architectural entre 1945 et 1985.
L'esthétique nippone ne se résume pas au goût du léger, du délicat et de l'efficacité formelle dans lequel on a tendance à l'enfermer; on apprécie au Japon un art qui ne valorise ni les kata, ni l'abandon au geste calligraphique; on y aime la réflexion, la complexité, la profondeur, la vie. C'est à une redécouverte de l'esthétique du Japon moderne qu'invitent la peinture et les écrits de Kishida Ryùsei.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.