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Parturientes impures et pécheresses. Lévitique 12
Luciani Didier
CERF
14,00 €
Épuisé
EAN :9782204151887
Lévitique 12 décrète qu'une femme qui accouche est impure, en état de péché, et que son impureté est plus longue si elle accouche d'une fille. Peut-on tirer quoi que ce soit de propos aussi " inactuels " ? Cet ouvrage relève le défi et montre que la loi biblique peut réserver quelques surprises. Que peut nous apprendre un texte biblique qui parle de l'accouchement ? Qui évoque la différence qu'il y aurait entre la naissance d'un garçon et d'une fille ? Qui convoque les notions d'impureté, de sacrifice pour le péché, de discrimination ? Que faire de ces passages à tout le moins embarrassants qui pour les croyants sont pourtant " Parole de Dieu " ? C'est par une lecture attentive de sa lettre que le texte livre son message et dévoile à l'homme contemporain l'esprit de la loi, nous répond Didier Luciani. Ainsi, sous le couvert de catégories archaïques et de législations dégradantes, Lévitique 12 pourrait bien révéler des enseignements essentiels sur le caractère miraculeux de tout enfantement, sur la vulnérabilité du nouveau-né, sur l'inestimable dignité du pauvre et finalement sur des questions aussi universelles que le sens de la vie et de la mort.
Résumé : Des relations entre les juifs et chrétiens à l'époque patristique, on retient surtout les invectives des Pères contre l'endurcissement irréductible des enfants d'Israël ? thème qui est développé, parfois de manière virulente, dans les très nombreux traités et homélies Contre les juifs. On a ainsi pu parler d'un antijudaïsme des Pères que certains n'ont pas hésité à considérer comme le berceau des antisémitismes modernes. Cinquante ans après la promulgation de Nostra AEtate, quel regard porter sur cet antijudaïsme ? Les recherches nouvelles sur la séparation du judaïsme et du christianisme n'imposent-elles pas de nuancer des classifications trop simplistes et de réinterpréter des affirmations souvent décontextualisées ? Pour autant, ces recherches doivent-elles nous conduire à disculper les premières générations chrétiennes et à affirmer qu'aucune hostilité n'exista jamais entre juifs et chrétiens ? Enfin, en quoi ces cinquante années de recherches sur les relations judéo-chrétiennes dans l'Antiquité peuvent-elles modifier notre vision et nous aider à vivre, dans une plus grande vérité, les relations judéo-chrétiennes aujourd'hui ? Les articles qui suivent reprennent les interventions d'un colloque tenu à l'Université catholique de Louvain du 20 au 22 mai 2015 autour de ces interrogations. Ce colloque, tenu pour célébrer le cinquantenaire de Nostra AEtate, a été organisé en collaboration avec le Commission nationale belge pour les relations avec le judaïsme (CNCJ).
Qui n'aime pas les animaux ? Aujourd'hui, la question animale est devenue un enjeu sociétal important. La Bible aurait-elle toujours quelque chose à nous apprendre sur ce sujet ? Cet ouvrage propose sept enquêtes menées dans toutes les parties du corpus de l'Ancien Testament (récits, lois, prophéties, écrits de sagesse) et selon diverses approches (narratologie, histoire rédactionnelle, linguistique, anthropologie biblique, etc.). Chacune d'elles, à sa façon, démontre la pertinence du recours à l'Ecriture aussi bien pour penser le rapport de l'humain à l'animalité que pour relever les défis auxquels l'homme contemporain est confronté dans son rapport aux autres vivants et au monde qu'il habite en commun avec eux.
Samson, récit et histoire. Lectures de Juges 13-16. Entre Hercule et Obélix, Samson continue d'impressionner, même si, parfois, les lecteurs se demandent comment cette histoire où le vaudeville côtoie le burlesque peut bien avoir été intégrée à la " grande " histoire du Salut! Voici une double lecture de ce court récit qui clôt pratiquement le livre des Juges - les " sauveurs " d'Israël. Deux lectures fort différentes pour des résultats qui pourraient bien se croiser. La première est " synchronique " (le texte est pris dans son état final, il suffit de se laisser mener), la seconde est " diachronique " (le texte est radiographié dans sa densité historique et historienne). Nos ancêtres savaient raconter: " Il était une fois un homme de Çoréa, du clan des Danites, qui se nommait Manoah... "
Au moment où Marcel Gauchet publie le troisième volume de sa somme sur "L'avènement de la démocratie", et poursuit sa réflexion sur cette doctrine et ce mode d'organisation politiques en termes de sortie de l'ordre religieux, il peut paraître provocateur de revisiter les conceptions bibliques du pouvoir et leurs sources. Cela se révèle toutefois instructif. De manière assez étonnante - et alors que la Bible a souvent été instrumentalisée au service du pouvoir et à la justification d'un ordre établi -, la question du pouvoir dans la Bible a été assez peu abordée pour elle-même par les exégètes. Pourtant rares sont les pages de l'Écriture qui ne mettent en scène l'une ou l'autre forme et manifestation, légitime ou illégitime, de pouvoir : pouvoir du Dieu créateur et rédempteur, pouvoir des rois qui dominent sur les nations et se font appeler par elles bienfaiteurs (Lc 22, 25) ; pouvoirs des prêtres et des élites intellectuelles sur le peuple ; pouvoir des riches sur les pauvres, des hommes sur les femmes, des aînés sur les cadets, des maîtres sur les esclaves, des forts sur les faibles ; contestation de tous ces pouvoirs par les prophètes, Jésus y compris, et parfois, renversement inattendu de ces rapports de domination (1 Co 1, 25-29) ; force de la Loi ; etc. L'ambition de ce livre est de proposer - en douze contributions - un parcours biblique (du Lévitique à l'Apocalypse) qui permette d'entrevoir quelles figures du pouvoir (humain et divin, civil et religieux, spirituel et temporel) l'Ancien et le Nouveau Testament mettent en scène et, surtout, quels discours ils tiennent sur la manière de l'exercer.