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La sainteté pour tous : sublime ou ridicule ? Lévitique 19
Luciani Didier
LESSIUS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782872993703
Est-il humain d'" aimer son prochain comme soi-même ", comme Dieu le commande ? Pour autant qu'on en connaisse l'existence, le Lévitique, dans son ensemble, a mauvaise presse. Alors pourquoi avoir tout de même retenu ces quelques fragments ? C'est qu'ils contiennent ce que beaucoup considèrent, à juste titre, comme des marqueurs très caractéristiques du christianisme : l'appel à la sainteté et à l'imitatio Dei (" Soyez saints, car je suis saint, moi Yhwh, votre Dieu ") et, surtout, l'un des versets les plus emblématiques de toute la Bible à savoir le commandement de l'amour fraternel (" Tu aimeras ton prochain comme toi-même "). Il est indéniable que Lv 19 occupe une place éminente dans l'Ecriture, notamment à cause des pierres précieuses qu'il renferme. Ce livre entend en faire connaître toutes les résonances.
Résumé : Des relations entre les juifs et chrétiens à l'époque patristique, on retient surtout les invectives des Pères contre l'endurcissement irréductible des enfants d'Israël ? thème qui est développé, parfois de manière virulente, dans les très nombreux traités et homélies Contre les juifs. On a ainsi pu parler d'un antijudaïsme des Pères que certains n'ont pas hésité à considérer comme le berceau des antisémitismes modernes. Cinquante ans après la promulgation de Nostra AEtate, quel regard porter sur cet antijudaïsme ? Les recherches nouvelles sur la séparation du judaïsme et du christianisme n'imposent-elles pas de nuancer des classifications trop simplistes et de réinterpréter des affirmations souvent décontextualisées ? Pour autant, ces recherches doivent-elles nous conduire à disculper les premières générations chrétiennes et à affirmer qu'aucune hostilité n'exista jamais entre juifs et chrétiens ? Enfin, en quoi ces cinquante années de recherches sur les relations judéo-chrétiennes dans l'Antiquité peuvent-elles modifier notre vision et nous aider à vivre, dans une plus grande vérité, les relations judéo-chrétiennes aujourd'hui ? Les articles qui suivent reprennent les interventions d'un colloque tenu à l'Université catholique de Louvain du 20 au 22 mai 2015 autour de ces interrogations. Ce colloque, tenu pour célébrer le cinquantenaire de Nostra AEtate, a été organisé en collaboration avec le Commission nationale belge pour les relations avec le judaïsme (CNCJ).
Biographie de l'auteur Didier LUCIANI, né en 1954 est laïc, marié, il a sept enfants. Il a fait ses études à Jérusalem, Bruxelles, Paris et Louvain-la-Neuve. Il est docteur en théologie (Université catholique de Louvain), directeur des études pour la section de théologie au Grand Séminaire de Namur, et chargé de cours invité aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur.
Résumé : Lévitique 12 décrète qu'une femme qui accouche est impure, en état de péché, et que son impureté est plus longue si elle accouche d'une fille. Peut-on tirer quoi que ce soit de propos aussi " inactuels " ? Cet ouvrage relève le défi et montre que la loi biblique peut réserver quelques surprises. Que peut nous apprendre un texte biblique qui parle de l'accouchement ? Qui évoque la différence qu'il y aurait entre la naissance d'un garçon et d'une fille ? Qui convoque les notions d'impureté, de sacrifice pour le péché, de discrimination ? Que faire de ces passages à tout le moins embarrassants qui pour les croyants sont pourtant " Parole de Dieu " ? C'est par une lecture attentive de sa lettre que le texte livre son message et dévoile à l'homme contemporain l'esprit de la loi, nous répond Didier Luciani. Ainsi, sous le couvert de catégories archaïques et de législations dégradantes, Lévitique 12 pourrait bien révéler des enseignements essentiels sur le caractère miraculeux de tout enfantement, sur la vulnérabilité du nouveau-né, sur l'inestimable dignité du pauvre et finalement sur des questions aussi universelles que le sens de la vie et de la mort.
Si vous n'avez jamais lu le Lévitique, vous allez, avec l'aide de Didier Luciani, au-devant d'une découverte de prix : une description indirecte de ce qu'est l'être humain selon la Bible. A travers des prescriptions morales et cultuelles, ce livre pose la question essentielle de savoir comment accueillir, écouter et servir Dieu. Olivier Pradel rappelle ce qu'est le " bouc émissaire " ; Olivier Assouly analyse nos interdits alimentaires actuels ; la grande anthropologue Mary Douglas étudie la notion d'impureté ; Anne Soupa évoque la loi contre l'inceste ; Dan Jaffé évoque ensuite les règles relatives au mariage dans la tradition juive. Et, dans Bibl'actu : Les Chinois et la Bible / A la naissance des Ecritures (L'Origine du Christianisme d'Arte) Dans la Bibl'en main, le texte du livre du Lévitique est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
Jésus, "personne frontière" ou "personne-relais" ? Tour à tour "Christ" ou "celui qu'on appelle Christ" "fils de David" puis "Nazaréen" ; "roi des Juifs" ou "enfant avec sa mère". Autant d'appartenances multiples, opposées souvent, qui tissent une généalogie dont les incidences sont considérables. Telle est l'hypothèse audacieuse de Milad El Jawich, dont la lecture narrative et spirituelle des premiers chapitres de l'évangile selon Matthieu pose ceci : si, d'entrée, sont énumérés les noms des ancêtres de Jésus, c'est pour nous inviter à nous identifier à ces personnages bibliques ou, selon les cas, à nous en distancier. Voilà pourquoi l'auteur relit et analyse le récit de ces personnages tantôt célèbres comme les patriarches et David, tantôt discrets comme Thamar, Rahab ou Ruth. Car c'est bien dans cette humanité-là, éminemment complexe, lumineuse et ambiguë, que Dieu s'est incarné.
Récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort au Japon. Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages), agréables à lire, empreints d'une grande sérénité. Le sentiment de la nature accompagne les événements, neige, arbres, feuilles, saisons, couleurs... C'est délicieusement japonais et raffiné. Les mourants meurent réconciliés et les blessés de la vie restaurés dans leur dignité et leur goût de vivre. Pour chaque récit, la sérénité vient d'une présence talentueuse, ayant l'expérience de ce genre de circonstances, pleine d'empathie, qui dénoue toutes les douleurs et contractions, dans les derniers instants avant la mort ou dans les situations apparemment bloquées. Le mérite tient à l'importance donnée au corps de celui qui approche le mourant ou le souffrant : son de la voix, respiration accordée au rythme de l'autre, intensité de l'attention, prise en compte de son histoire. Le texte exerce une action bienfaisante.
Première biographie complète du mathématicien-cosmologiste Georges Lemaître, considéré comme le "père du Big Bang", ce livre s'attache d'abord à saisir les apports scientifiques majeurs de Georges Lemaître non seulement en cosmologie mais aussi en mécanique, en algèbre ou en analyse numérique. Son rôle de précurseur dans le domaine des premiers ordinateurs est aussi mis en évidence ainsi que ses contributions à la physique moléculaire ou à la compréhension de la théorie quantique naissante. Georges Lemaître était aussi un prêtre catholique. L'auteur essaie donc de restituer son itinéraire religieux sur base de documents récemment mis à jour. La vie sacerdotale de Lemaître est notamment caractérisée par son apostolat auprès des étudiants chinois résidant à Louvain. L'ouvrage aborde enfin la manière dont Lemaître conciliait sa science et sa foi dans le cadre de ce qu'il appelait une théorie des deux chemins vers la "Vérité", et le rôle important qu'il joua durant un épisode crucial de l'histoire de l'Académie pontificale des sciences. Des anecdotes souvent inédites aident à reconstituer la personnalité hors du commun de cet homme "qui ne faisait jamais rien comme les autres", ni comme enseignant, ni comme chercheur, ni même comme prêtre.
Résumé : Le court Livre de Ruth est un des plus beaux récits de la Bible. Cet ouvrage en propose une lecture cursive, pas à pas. : Ce commentaire du livre de Ruth est attentif à l'art de raconter en toutes ses manifestations, en réservant une attention particulière à la dynamique narrative qui les sous-tend toutes. Ainsi que la théorie littéraire (l'école poétique de Tel Aviv et notamment Meir Sternberg) l'a montré, le sens d'un récit est inséparable du continuum de ses motifs et du processus, séquentiel et cumulatif, de sa lecture ; celle-ci se traduit par la formulation d'autant d'hypothèses, que la suite du récit vient confirmer ou détromper. Plus on épouse ce dynamisme, plus on met à jour la puissance d'une histoire donnée. Trois phénomènes majeurs scandent en fait le dynamisme en question : les trois universaux que sont le suspense, la curiosité et la surprise ; ils sont tous les trois liés à la dimension temporelle de l'art narratif.