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Les familles nombreuses. Une question démographique, un enjeu politique, France (1880-1940)
Luca Barrusse Virginie De
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753506404
Alors que depuis le début du XIXe siècle, la France compte le nombre de ses enfants et montre le chemin du malthusianisme au reste de l'Europe, certaines familles restent prolifiques. Plus rares sous la Troisième République, elles sont stigmatisées. Les parents sont vertement critiqués pour leur imprévoyance et la société bourgeoise redoute le déferlement de hordes de leurs enfants mal tenus. Un corpus de dossiers de familles nombreuses qui prétendent à un prix récompensant les plus prolifiques permet de lever le voile sur leur quotidien. Par delà les représentations, elles apparaissent singulièrement vulnérables. Et pourtant, accablées de reproches, fragiles, les familles nombreuses vont devenir celles par qui le salut de la Nation est encore possible. En effet, la diminution de la natalité en France alerte les élites sur les conséquences attendues du déséquilibre numérique entre les pays européens. En 1896, un groupe de pression, l'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française est créé dont l'objectif affiché est d'obtenir des réformes fiscales - la péréquation des charges familiales - en faveur des familles nombreuses. Parallèlement, une intense propagande doit convaincre les plus restreintes à accroître le nombre de leurs enfants. A ses côtés, mais davantage motivés par la restauration des valeurs familiales ou par l'obtention de quelques avantages et ristournes, des pères de familles nombreuses se réunissent en association. Ce mouvement nataliste et familial obtient la mise en place de mesures qui aboutiront à une politique familiale "à la française" et lui donneront ses spécificités.
Résumé : Cet ouvrage interroge les politiques de la sexualité aux niveaux local et national, les objectifs qu'elles se fixent, les savoirs qu'elles véhiculent et contribuent à enraciner ainsi que les résistances qu'elles rencontrent, en dépit d'avancées souvent significatives. Les présentes analyses montrent que ces politiques, plus particulièrement celles de la régulation des naissances et de l'éducation à la sexualité s'appuient sur des savoirs qui les légitiment et qu'elles contribuent à diffuser auprès des populations qu'elles ciblent de manière plus ou moins efficace. Sur le terrain, la mise en place de ces politiques rencontre des résistances. Elles s'expriment par le rejet plus ou moins marqué des politiques par les publics concernés par les mesures. Ces résistances en rendent compte. Elles révèlent tantôt une inadéquation des mesures proposées aux réalités sociales et aux attentes des publics, tantôt un défaut de communication sur ces mesures. Ces résistances s'expriment aussi par les freins sociaux et/ou institutionnels qui entravent la mise en place de ces politiques comme le montrent les travaux présentés. Le présent recueil de textes est le fruit d'une journée d'études qui s'est tenue le 15 septembre 2015 et qui clôturait une recherche collective portant sur les avancées et les résistances des politiques de la sexualité.
Luca Barrusse Virginie De ; Marcoux Richard ; Praz
Fondées en 1964, les Annales de démographie historique, seule revue francophone du domaine, sont le lieu de publication des recherches internationales sur l'histoire, ou plutôt les histoires de la population telles qu'elles se présentent aujourd'hui : des travaux démographiques soucieux de leurs méthodes et de leurs catégories d'analyse, des approches largement ouvertes sur l'histoire sociale et sur l'histoire de la santé, plus généralement attentives aux approches des autres sciences sociales.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.