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Drôles d'individus. De la singularité individuelle dans le Reste-du-Monde
Lozerand Emmanuel ; Flahault François
KLINCKSIECK
50,00 €
Épuisé
EAN :9782252039212
L'Occident se serait irrésistiblement détaché des sociétés holistes ; seul, il aurait inventé l'Individu. Et ailleurs, là-bas, ce serait le règne du holisme et de la communauté ? Il faut renoncer à cette robinsonnade et prêter attention aux individus du vaste monde, trop peu et trop mal considérés : ceux d'Afrique, du Proche et du Moyen-Orient, de l'Asie (dans toute sa diversité), sans oublier ces "autres Occidents" que forment le monde juif ou l'Europe de l'Est. Les approches disciplinaires sont variées. Au détour du chemin, on découvrira par exemple les modes de subjectivation propres à la culture de soi chinoise, la pensée rabbinique de l'individu, le rôle de Lièvre le décepteur dans les contes africains, les expériences de Gandhi opposées aux théories de Louis Dumont, les recherches récentes sur l'histoire de la famille dans le monde arabo-musulman, les parcours autobiographiques d'un auteur indonésien, ou l'affirmation de soi d'une romancière iranienne. L'ouvrage entend révoquer en doute le postulat d'un "grand partage" (Great Divide) entre l'Occident (the West) et le Reste-du-Monde (the Rest). À une époque où les discours sur l'individualisation de "nos sociétés occidentales" se multiplient, n'est-il pas temps, enfin, de "désoccidentaliser" notre vision du monde ?
Résumé : Le Japon, société patriarcale, immuablement déterminée par une vision hiérarchique et autoritaire de la famille ? Face aux stéréotypes imperturbables, une approche historique s'impose. Car, en réalité, plusieurs visions de la famille japonaise se sont mises en place à partir de la fin du XIXe siècle. Souvent importées d'Occident, mais aussi articulées sur des pratiques anciennes, réelles ou supposées, elles-mêmes variables et contradictoires, ces visions de la famille ont pu prendre la forme de discours et de débats d'idées passionnés, au coeur d'un espace public structuré par une presse puissante. Elles se sont parfois incarnées dans des textes de loi ou des manuels scolaires contrôlés par l'Etat. Elles ont aussi constitué un thème de prédilection pour les grands écrivains de l'époque. Pour contribuer à l'étude de ces mutations, le groupe de recherche " Discours et débats de l'ère Meiji " (DDEM) du Centre d'études japonaises (CEJ) de l'Inalco (les " Langues O' ") a rassemblé pendant cinq ans une vingtaine de chercheurs sous la direction de Christian Galan et Emmanuel Lozerand. Qu'il s'agisse de questions institutionnelles, juridiques, sociales et médicales, mais aussi émotionnelles, sexuelles ou morales, une attention constante a été portée aux différents acteurs de ces évolutions: hommes et femmes, pères, mères et enfants. A travers la question de la famille, c'est toute la dynamique du Japon moderne, avec ses bouleversements et ses innovations, qui apparaît ici en pleine lumière.
Résumé : En 1307, le roi Philippe le Bel fit arrêter les membres de l'ordre du Temple, fondé au XIIe siècle, et fit saisir leurs biens, sous prétexte d'hérésie, ce qui lui permit de mettre la main sur leurs richesses. Ce procès, politique, est un des procès les plus célèbres du Moyen Age ; le présent volume offre une sélection de documents relatifs à cette affaire.
Résumé : On dit " la littérature japonaise ", comme l'allemande ou la persane. Mais c'est en 1890 que furent publiés pour la première fois, par de jeunes intellectuels, les ouvrages qui en dessinèrent les contours. A l'époque, à l'exception d'une poignée de nations d'Europe occidentale, nul pays au monde ne possédait d'histoire de sa littérature. Et dans de nombreux pays " orientaux ", ce furent souvent des savants étrangers qui accomplirent ce travail. Pourquoi le Japon entra-t-il à cette date, avec une telle vélocité, et de sa propre initiative, dans le processus mondial de l'affirmation des différents génies littéraires nationaux ? Et s'il subit des influences occidentales, pourquoi celles-ci furent-elles si opérantes ? Le présent essai analyse les circonstances dans lesquelles naquit un savoir nouveau, celui de l'histoire littéraire nationale. Il définit le périmètre de cette nouvelle " littérature japonaise ". Mais il remonte aussi dans le temps pour mettre au jour les conceptions de la chose littéraire que ces bouleversements ont occultées. Il voudrait ainsi réfléchir aux raisons structurelles qui expliquent certaines proximités troublantes des évolutions historiques du Japon et de l'Occident.