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Petit pan de mur jaune. 22 écrivains du côté du Louvre
Loyrette Henri
SKIRA PARIS
9,90 €
Épuisé
EAN :9782081241855
Dans A la recherche du temps perdu, l'écrivain Bergotte redécouvre un de ses tableaux préférés, la Vue de Delft de Vermeer, grâce à la lecture d'un article : " Enfin il fut devant le Ver Meer [...] il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. [...] "C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune." " Comme foudroyé par le tableau, Bergotte fait l'expérience d'une révélation esthétique : l'oeuvre lui inspire une conception de l'écriture que le passage lui-même expérimente. Le musée du Louvre, en invitant vingt-deux auteurs à écrire sur une oeuvre de leur choix appartenant aux collections, provoque cette rencontre entre art et littérature, et nous convie à être témoins de ce mariage d'inspiration et de fascination. A l'exemple de Proust, chaque auteur a tenté de ciseler une écriture propre à évoquer 1'oeuvre choisie. Geneviève Brisas a rêvé sur le sort des Mendiants de Bruegel, Linda Lê a imaginé une Madeleine à la veilleuse de La Tour plus méditative que religieuse, Vassili Alexakis s'est moqué allègrement du Serment des Horaces de David, et François Reynaert du Christ de Greco. Gila Lustiger a assumé la sensualité de L'Odalisque de Boucher, Camille Laurens celle d'un torse antique et Christophe Donner s'est souvenu avoir été gardien de musée, passant des heures face au Chancelier Seguier. Cet ouvrage est un cheminement : l'oeuvre comme point de départ de la fiction, la fiction comme découverte renouvelée de l'oeuvre.
Tout le Louvre en 156 pages, telle est l'ambition de ce guide exceptionnel de visite du plus grand musée du monde, un monument unique grâce auquel on traverse l'histoire de France, on comprend l'histoire de l'architecture et on s'initie à l'histoire de l'art. Les événements historiques qui s'y sont déroulés, les portraits des grands personnages qui l'ont hanté, des dessins montrant les différentes époques de sa construction, les lieux remarquables qui méritent autant que les oeuvres d'être admirés, enfin les chefs-d'oeuvre eux-mêmes qui se déploient au fil d'une histoire de l'art : telles sont les richesses du Louvre, le palais des rois et des arts.
Frigeri Flavia ; Stief Angela ; Tate Sue ; Longrée
En dépit de la brièveté de sa carrière, les huit années de création d'Evelyne Axell témoignent d'une oeuvre foisonnante et cohérente. Par son style et son imagerie, celle-ci s'inscrit sans détour dans l'esprit du Pop Art, tout en adoptant une position ouvertement féministe. A travers ses collages, peintures, dessins, assemblages et installations, Axell a su synthétiser les bouleversements d'une époque : libération de la femme, avènement de la société de consommation, révolution sexuelle... De plus, l'obsession contemporaine pour le plastique la conduit à expérimenter de nouveaux matériaux, dont l'usage se généralise, et qui offrent alors de nombreuses possibilités. La récente "redécouverte" de son oeuvre, dans la perspective d'une relecture féministe et plus égalitaire de l'histoire de l'art, a permis, en retour, de jeter un nouvel éclairage sur la création artistique des années 1960 et 1970. A ce titre, l'oeuvre d'Axell constitue un formidable enjeu de critique historique.
Résumé : En 1998, le musée du quai Branly - Jacques Chirac a reçu en héritage les collections du musée national des arts d'Afrique et d'Océanie et les collections ethnographiques du musée de l'Homme, soit près de 300 000 objets. Depuis, il a développé une politique d'acquisitions riche de près de 70 000 pièces et photographies. L'exposition et son catalogue invitent le public à pénétrer dans les coulisses d'une collection. C'est l'occasion d'appréhender les étapes, les processus et les orientations multiples de ces acquisitions qui ouvrent sur le futur : accroître cette collection s'inscrit en effet dans une histoire de l'art globale où les aspects historiques entrent en résonance avec les enjeux contemporains.
Canonne Xavier ; Waseige Julie ; Comis Guido ; Gab
En 1938, René Magritte prononce à Anvers une conférence intitulée La Ligne de vie, et c'est l'une des rares occasions où l'artiste s'est exprimé en public sur son propre travail. En l'espace d'environ une heure ponctuée par la projection de diapositives, Magritte revient sur l'évolution de son oeuvre et révèle les techniques qui lui ont permis d'obtenir des images d'un "effet poétique bouleversant". Dans le droit-fil du discours de l'artiste, ce catalogue retrace la carrière de Magritte depuis ses tout débuts. L'ouvrage documente plus de quatre-vingt-dix oeuvres du peintre, et présente également des créations d'artistes qui l'inspirèrent dans sa jeunesse ? comme Giorgio de Chirico ou encore Max Ernst. Il est ainsi possible de découvrir certaines sources de la poétique de Magritte et d'apprécier en cela l'originalité des solutions auxquelles l'artiste est parvenu. Mais ce volume ne se contente pas d'illustrer les oeuvres réalisées jusqu'à 1938, année de la conférence dans le sillage des réflexions de Magritte, l'ouvrage souligne en effet combien son approche créative lui a permis de trouver des éléments d'inspiration sans cesse renouvelés, et de réaliser jusqu'à la fin de sa vie des oeuvres dotées d'une prodigieuse inventivité et d'une extraordinaire force poétique.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."
Masson Pierre ; Monoyez Olivier ; Masson Geneviève
Si l'intérêt de Gide pour les peintres se maintint tout au long de sa vie, il prit des formes variées dont le présent volume, dans le prolongement des publications documentant ses liens avec Maurice Denis, les Van Rysselberghe ou les Bussy, permet de saisir la diversité, à défaut d'en embrasser la totalité. Il permet surtout d'apprécier l'évolution du rapport de Gide avec les peintres, à mesure que son oeuvre se développait et que sa figure de "contemporain capital" s'affirmait. La valeur expressive de la peinture figurative n'a jamais cessé d'émouvoir et d'intéresser André Gide, qui y voyait l'une des voies privilégiées pour mettre au jour des vérités seulement pressenties par l'âme et les sens dans leur confrontation au réel. Ce corpus inédit, qui éclaire l'amitié qui liait André Gide à des artistes comme Odilon Redon ou le fresquiste René Piot, donne aussi l'occasion de mettre en lumière le soutien de l'écrivain, familier des galeries et des salons, à ses contemporains, notamment par l'achat de leurs oeuvres. Ce volume réunit des échanges épistolaires entre André Gide et Mariano Andreu, Eduard Bargheer, Jacques-Emile Blanche, André Bourdil, Albert Brabo, Maurice Brianchon, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, René Iché, Louis Jou, Marie Laurencin, Imre Pérely, René Piot, Odilon Redon, William Rothenstein, Walter Sickert, Paul Signac, Emmanuel Viérin.
Résumé : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe est le théâtre de rivalités politiques et artistiques entre les grandes dynasties que sont les Bourbons et les Habsbourg. Le mécénat d'art, ecclésiastique et royal, a fortement contribué, à cette période, au fleurissement culturel européen. Dans une langue limpide et savoureuse, Marc Fumaroli, historien littéraire et historien de l'art, laisse transparaître dans cet ouvrage toute sa passion et son enthousiasme pour les arts européens de cette époque. Il y fait valoir le rôle des académies royales, des artistes et de la peinture dans la diplomatie européenne, évoquant tour à tour certains des personnages les plus célèbres qui ont jalonné le Grand Siècle et le Siècle des Lumières : Louis XIV, Poussin, Velázquez, Richelieu, Rubens, Fragonard... Du baroque au néoclassicisme, ce recueil de textes richement illustrés et soigneusement sélectionnés par l'auteur rappelle l'extrême profusion artistique à laquelle l'Ancien Régime donna lieu.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.