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La Perse de 1892. Vestiges des Mille et Une Nuits
Lowthian Bell gertrude ; Vautrain Patrick
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336564340
Dans cette Perse de 1892 (titre original Safar Nameh, "récit de voyage" en persan), Gertrude Bell s'interroge sur la magie de l'Orient véhiculée par les contes des Mille et Une Nuits. Elle découvre une Perse impassible, figée dans la tradition chiite, hostile au progrès moteur de l'Occident. La dernière dynastie est à bout de souffle, la population occupée à survivre, sous l'oeil et la pression du grand voisin du nord, la Russie, dont l'empire s'étend. Cependant, sa rencontre avec la poésie persane, les jardins des riches propriétaires, l'art oriental de l'hospitalité et quelques vestiges de la grande Antiquité seront les prémices de sa destinée. Après ce premier livre, elle reprend ses études d'historienne et d'archéologue, fait deux fois le tour du monde et accomplit des exploits en alpinisme, sport naissant. Elle renoue avec sa vocation treize ans plus tard, en 1905, par une exploration de plusieurs mois au coeur de la Syrie ottomane, vivant auprès des Bédouins, des Druzes, parfois escortée de gendarmes ottomans, souvent kurdes. Ainsi devenue agent clandestin pour la couronne d'Angleterre sur les terres ottomanes, elle n'est officiellement qu'une grande bourgeoise anglaise passionnée d'archéologie.
La fascination de Gertrude Lowthian Bell pour l'Orient naît lors de longues et luxueuses vacances en Perse, à l'âge de 24 ans. Après un premier séjour à Jérusalem, en 1900, où elle apprend l'arabe et inaugure ses expéditions "illégales" , elle prend des cours d'archéologie antique à Paris, avec le professeur Salomon Reinach. L'expédition de 1905 en Syrie est une forme de travaux pratiques d'apprentie archéologue, à la découverte de la Syrie chrétienne d'avant l'Islam, et bien plus encore, car elle s'intéresse à toutes les populations et croyances dispersées à travers la Syrie, dont celles des sectes minoritaires (yézidis, ismaéliens…). Miss Bell considère que l'histoire des civilisations est comme "la succession ininterrompue des flux et reflux de la mer, qui d'allers en retours abandonne sur le rivage les marques des plus hautes marées" . Ses multiples découvertes de sites abandonnés depuis douze siècles (début de l'Hégire) la mènent à la conclusion que les premiers chrétiens "ont vécu dans le confort et la sécurité. Nulle part leurs contemporains ne connurent un tel bien-être. Mais l'invasion musulmane les a balayés de la surface de la terre". Dans notre précédent travail Ainsi finissent les empires (L'Harmattan, 2021), nous pouvons suivre l'exploration de la Mésopotamie que miss Bell réalisa en 1909.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.