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MétaKatz
Löwenthal Xavier ; Manouach Ilan
5EME COUCHE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782930356907
Qui n'a pas entendu parler de l'affaire Katz, du nom de ce livre, détournement du Maus de Art Spiegelman, qui fit l'objet d'un procès en contrefaçon puis d'une destruction par le pilon devant huissier ? Katz avait, par une opération simple et systématique, proposé une nouvelle interprétation et une relecture de Maus : toutes les têtes des différentes espèces avaient été remplacées par des têtes de chat. Comme Art Spiegelman avait publié MetaMaus, avec un dvd-bonus, pour revenir sur la genèse et les prolongements de Maus, La 5e Couche revient sur la genèse et les suites de Katz en publiant MetaKatz, avec un disque vinyle en bonus. Metakatz est l'acte qui constituerait la "clôture" de Katz. Clôture, qui n'en serait pas une, d'un acte qui pose questions mais qui n'existe plus et ne peut plus exister, Katz ayant été détruit. Il s'agit de faire l'acte théorique et critique, autorisé celui-là, qui pérennisera ces questions importantes, celles qui ont été explicitement posées et les autres, tant sur le plan juridique qu'artistique. Metakatz revient sur l'histoire du droit d'auteur et de ses exceptions (parodie, citation, pastiche...), sur l'histoire de l'art du détournement, du collage et du sampling (ancienne comme l'art), et sur les nécessaires évolutions du droit et de la création à l'ère numérique.
Sdralevich Teresa ; Löwenthal Xavier ; Anceschi Gi
Les affiches de Teresa Sdralevich, qu'elles soient sociales, politiques ou culturelles, donnent à penser autant qu'à voir. Sdralevich refuse les évidences du discours univoque, la description explicative, la moralisation. Un travail résulte des intentions qui le firent naître. Quand elles sont originales, il est forcément puissant.
Depuis des années, Henne note sur un carnet les quelques rêves dont il parvient à se souvenir et qui lui semblent constituer matière à adaptation. Il en publie ici une dizaine. Avec leur logique si particulière, ces récits contés par le sommeil évoquent le grotesque et la violence de l'intime. Le héros est tantôt dans la peau d'un éditeur pour qui la confection d'un livre devient un casse-tête chinois, tantôt dans celle d'un médecin qui ne sait pas pratiquer la médecine, ou encore dans celle d'un enfant de cinq ans... ces histoires connaissent toutes la même fin, le réveil, qui dénoue les contradictions et met un terme à l'angoisse générée. A chaque rêve, un style différent : acrylique, aquarelle, fusain, crayon, plume, vecteur (à la manière d'un mode d'emploi), noir et blanc, bichro, quadri... un traitement de l'image aussi variable que la fantaisie des rêves qui semblent, malgré leur incongruité, toujours évidents aux yeux de ses acteurs. Son univers trouble s'échafaude en contrastes et en nuances, et emmène son alter ego de papier, comme son lecteur, aux abords d'un monde désenchanté.
Résumé : Le romancier et critique britannique Aldous Huxley (1894-1963) était également connu comme écrivain sur l'histoire, les voyages et de nombreux autres sujets, ainsi que comme poète. Il a toujours été un militant pacifiste et, dans les années 1930, il a été particulièrement actif. Son livre Ends and Means (1937) explore les causes de la guerre, ses conséquences et le fait que, bien que l'humanité soit d'accord sur ce qu'elle veut, elle n'est pas parvenue à se mettre d'accord sur la manière d'y parvenir. Son Encyclopédie du pacifisme a prolongé son intérêt pour le sujet, en examinant d'un oeil critique tous les aspects historiques, sociaux, biologiques et psychologiques du conflit. Etrangement, ce livre qui n'a hélas jamais perdu son actualité, n'avait jamais été traduit en français En co-édition avec Hélice Hélas, en partenariat avec Migrative Art et Laboratory for Radical Peace.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.
Frag est une expérience limite. Ses personnages évoluent dans le théâtre du monde comme sur les niveaux d'un jeu de plateforme, sous le regard d'un Dieu indifférent et muet, figuré par un coq étêté. Trois hommes sont sur un bateau. Trois squelettes sur un autre. Un coq tombe dans l'eau. Qu'est-ce qui reste ? Au gré des courants, ces marins malgré eux subissent le monde, les vagues, les nuages, puisqu'ils ne peuvent être ailleurs. Ils ont faim parfois. Ils pêchent et s'ils ne pêchent rien, mangent la jambe de l'un d'entre eux. C'est un jeu de plateforme à trois niveaux : dans l'eau, à sa surface, et dans le ciel. Les interactions, dans ce microcosme, ne peuvent que nous en rappeler d'autres... On ne présente plus l'oeuvre singulière et exigeante d'Ilan Manouach. Après Les Lieux et les choses qui entouraient les gens, désormais, La Mort du Cycliste et Arbres en plastique, feuilles en papier... et les paysages sans ciel d'Ilan Manouach, on attendait impatiemment une expérience narrative et séquentielle qui promettait d'être radicale. Frag est cette expérience limite. Ses personnages évoluent dans le théâtre du monde comme sur les niveaux d'un jeu de plateforme, sous le regard d'un Dieu indifférent et muet figuré par un coq étêté, tantôt tête, tantôt corps.
Menses ante Rosam" est le récit d'une genèse. Les mois avant Rosa, Aurélie Levaux a vu son corps se transformer, son ventre se déformer, son homme désorienté. Elle nous fait part de sa joie, de ses pleurs, de ses doutes, des très riches heures d'une grossesse. 50 dessins et broderies sur tissus et sur papier nous livrent un peu du mystère de l'enfantement, 50 broderies et dessins raconteront à Rosa l'attente impatiente de sa venue au monde. "Les yeux du Seigneur" fait directement suite à "Menses ante Rosam" : derrière les délicats ourlements brodés et sous la couture, il y a l'hymen déchiré et le placenta. Aurélie William Levaux tisse ses rêves d'interrogations douloureuses.
Parodiant Tintin au Congo d'Hergé (1931), Anton Kannemeyer expose les contradictions et les paradoxes de la vie dans la postcolonie. Pappa in Afrika rassemble des dessins récents, des peintures et des bandes dessinées qui s'attaquent au colonialisme et à son héritage continu, adoptant Tintin, et ses multiples avatars, comme l'archétype du colon blanc. L'artiste est aussi provocateur que ludique et ne ménage pas les politiciens, les despotes et ses voisins des banlieues verdoyantes, qu'il soumet à un examen implacable et humoristique. En plus des dessins, des peintures et des tirages imprimés, le livre présente des bandes dessinées dans lesquelles Kannemeyer retrace l'aube de sa conscience politique en tant que jeune Sud Africain parlant afrikaans, dont la vie est liée aux joies et aux réalités de l'Afrique. Ses bandes dessinées et autres images singulières se confrontent et réfléchissent aussi au racisme ancré dans le langage et à la violence physique et mentale enracinée dans la société profondément divisée dans laquelle il vit. En convoquant une figure à la houppe typiquement belge, il nous renvoie à notre propre passé colonial.