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Pappa in Afrika
Kannemeyer Anton ; Henne William
5EME COUCHE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782390080442
Parodiant Tintin au Congo d'Hergé (1931), Anton Kannemeyer expose les contradictions et les paradoxes de la vie dans la postcolonie. Pappa in Afrika rassemble des dessins récents, des peintures et des bandes dessinées qui s'attaquent au colonialisme et à son héritage continu, adoptant Tintin, et ses multiples avatars, comme l'archétype du colon blanc. L'artiste est aussi provocateur que ludique et ne ménage pas les politiciens, les despotes et ses voisins des banlieues verdoyantes, qu'il soumet à un examen implacable et humoristique. En plus des dessins, des peintures et des tirages imprimés, le livre présente des bandes dessinées dans lesquelles Kannemeyer retrace l'aube de sa conscience politique en tant que jeune Sud Africain parlant afrikaans, dont la vie est liée aux joies et aux réalités de l'Afrique. Ses bandes dessinées et autres images singulières se confrontent et réfléchissent aussi au racisme ancré dans le langage et à la violence physique et mentale enracinée dans la société profondément divisée dans laquelle il vit. En convoquant une figure à la houppe typiquement belge, il nous renvoie à notre propre passé colonial.
Ce livre rassemble, pour la plupart, des dessins parus dans le magazine érotique Sud-Africain Losly. Les auteurs ont constamment décu les attentes des lecteurs qui étaient en droit de se sentir émoustillés par des dessins affriolants. Ils se sont plutôt employés à livrer des images subversives et chargées politiquement, en utilisant cependant une innocente esthétique francobelge. Ces images viennent confronter le lecteur aux démons de la nouvelle Afrique du Sud, en titillant les frontières effilochées et malodorantes du pouvoir afrikaner.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
Dans le jargon de l'édition, 48CC désigne une bande dessinée de tradition franco-belge, de 48 pages, en format A4, cartonnée et en couleur. Le 48CC est la pagination la plus économique, devenue la norme parce qu'elle est réputée plaire aux enfants. Ilan Manouach achète, dans le marché de seconde main, quarante-huit albums 48CC appartenant aux séries les plus populaires de la bande dessinée franco-belge, suivant le guide Moliterni. Les albums sont soigneusement scannés et chacune de leurs 2.034 pages au total est numérisée et nommée selon une classification simple où le numéro de page est suivi du titre de l'album. Par exemple?: 34_La Horde du Corbeau. Toutes les pages de tous les albums portant le même numéro sont transférées dans un dossier spécifique. Ainsi, dans le dossier 34, on trouvera rassemblées toutes les trente-quatrièmes pages des quarante-huit albums scannés. Un total de quarante-huit nouveaux dossiers représenteront les quarante-huit pages de notre livre final. Le contenu de chacune des pages du livre final sera le produit de manipulations entamées sur les quarante-huit pages des albums scannées portant le même numéro. Les livres sont lus attentivement.
Les haïkus dessinés de Matton interrogent, à la première personne, notre relation au monde. Ils forment une chronique de la pensée, ancrée dans le quotidien.
Résumé : Le Chat nous emmène dans une visite humoristique de son panthéon artistique. Geluck, fidèle au rendez-vous, nous offre, en cette fin d'année, une édition augmentée de L'Art et Le Chat, enrichie de dessins plus drôles et intelligents les uns que les autres. Le bleu Klein, le Martyre de Saint Sébastien, les lacérations de Fontana, le Cri de Munch ou les compressions de César, autant d'icônes de l'art, passées à la moulinette du Chat. Dans son exposition parisienne (qui est en train de battre des records de fréquentation), Philippe Geluck confronte son matou aux plus grands noms de l'Art dans un face à face insolent et admiratif. Tous les visiteurs, petits et grands, ressortent du Musée en Herbe avec du baume au coeur. Tous les lecteurs de L'Art et Le Chat refermeront l'album avec des étoiles dans les yeux.
Ah, la vie d'une licorne n'est pas un long fleuve tranquille ! Nom : Brigitte. Signe distinctif : créature de rêve. Situation : célibataire (un prétendant : Pégase). Métier : organisatrice du GMCM (Grand Meeting des Créatures Mythiques). Ses amis : la Sirène, le Chat botté, le Dragon, la Marraine la fée. Déteste (enfin pas complètement) : les paillettes, les émoticônes, les arcs-en-ciel et surtout le Lama. Adore : se regarder dans son miroir pour savoir qui est la plus belle, papoter avec ses copines, aller voir son psy, faire du shopping, manger des cupcakes, réfléchir au sens de la vie...
Le Chat fait tellement partie de notre environnement qu'on se sent capable, comme pour ceux de Sempé, de raconter les dessins de Philippe Geluck. Dans ce quatorzième album, on trouve des strips, des dessins individuels, des histoires qui font deux pages et de fausses gravures détournées. On apprendra ce que signe à la pointe de l'épée le Zorro chinois, comment une maman Chat sabote la visite chez l'ophtalmo de son petit fils Chat, l'état d'esprit des animaux quand le Chat les appelle à table au milieu de la plaine, et la vérité sur la manière dont M. Quiès en a été réduit à l'invention de ses fameuses boules. Sans compter les nouvelles craintes que peuvent inspirer Al-Qaeda et les confusions apportées dans la vie quotidienne par un islamisme radical...Les aphorismes et autres questions existentielles du Chat ont toujours la part belle dans l'album. Aucune question de société n'est écartée. (Mathieu Lindon - Libération du 15 novembre 2007 )Toujours est-il qu'on oublie l'ampleur du succès pour retrouver un délice intrinsèque. Plonger dans un album du Chat. Car le Chat a sa marque...Au coeur de l'album, des images en noir et blanc font ressortir par contraste une recherche toujours soignée des couleurs, jouant le plus souvent du camaïeu, dans les beiges, les gris-bleu, mais là encore sans systématisme. La variété dans la taille des images, la longueur des gags, allant de la double page à la vignette unique, tout cela concourt non seulement à éviter une éventuelle monotonie mais à donner au lecteur la sensation de s'immerger dans un monde...Finalement, c'est avec son créateur, élégamment nommé «le type qui me dessine» que le Chat entretient son rapport le plus constant. Ou peut-être avec son lecteur. Le Chat n'est pas nécessairement politiquement correct, trouve que la boxe pour aveugles est un spectacle assez rigolo. Bref, il n'est pas sympathique. Il n'est pas beau. Mais il est parfait. Terriblement corrosif dans un univers faussement rassurant, il a une indépendance à la Desproges, mais qui n'appartient qu'à lui. Créature dérisoire et grande création. (Philippe Delerm - Le Figaro du 24 janvier 2008 )
Extrait Philippe Geluck s'est volontairement retiré des médias radios et télés depuis un bon moment et consacre davantage de temps à dessiner, peindre et sculpter. Il expose ses dessins, toiles, objets et statues dans des galeries d'art et manifestations prestigieuses (Art Paris, Brafa, Drawing Now) et son travail commence à affoler les collectionneurs. Cet automne, on pourra admirer ses oeuvres récentes à Paris, chez Huberty-Breyne et chez Catherine Niederhauser, à Lausanne. Cet aspect moins connu de l'artiste est cependant relaté dans de grandes revues d'art et dans la très prestigieuse GAZETTE DU CHAT, fondée en 2012 par Hubert Beuve-Geluck.