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Asile d'azur
Lovay Jean-Marc
ZOE
18,50 €
Épuisé
EAN :9782881824623
Irrémédiable destin que celui de ce joyeux médecin qui, pour guérir son plus fidèle patient, épouse son triste mal en sachant qu'il ne le sauvera jamais. A l'entrée d'hiver du jardin zoologique fermé depuis trente ans, le narrateur, après avoir passé devant " la statue du renard blanc érigée en mémoire de la blancheur éternelle des goupils transportés dans la transe des enragés ", franchit le seuil de la clinique Azoug où il est attiré par l'avis d'une pancarte : unique patient cherche volontaire pour le visiter. Hypnotisé par le lieu où la Doctorine Azoug l'attend depuis très longtemps, il avance à la recherche de ce patient avec la douceur du terrible désespoir inconscient. Le patient Hazoug est le peintre attitré de la Doctorine, tenu de faire son autoportrait tout en sachant qu'il mourra le jour où, pour son malheur, il aurait achevé l'?uvre où elle reconnaîtrait leurs deux visages enfin confondus.
Tu parles de guêpes, dit l'Invaincu, comme ma mère parle d'un toit d'où je ne suis pas tombé, mais tu sais autant que moi que pour une mère, dès qu'on est né on commence à tomber. Vers la misère ou vers la richesse, toujours pour une mère on tombe, et le seul filet qui puisse recevoir la divagation de nos acrobaties, c'est la tombe. Trop de mères, trop de tombes, moins de bombes, moins de guerres. "
Dans un univers figé par l'hiver, réduit à quelques huttes situées dans une sorte de non-lieu étrange, évoluent trois personnages : Hector, le narrateur et une fillette qui se met au service des deux hommes. Ceux-ci sont en proie à des pulsions innommables, se laissent envahir par des terreurs paranoïaques, les mots eux-mêmes menacent le narrateur, investissent son monde intérieur, y perturbent tout. Seuls les repas apportent une trêve, un moment de communion, d'où le titre du roman. " Polenta demeure, et c'est heureux, un récit sans résolution : tout y tient dans l'atmosphère de violence contenue, dans l'innommé qui traverse le monde intérieur des personnages et envahit peu à peu le texte ainsi que son lecteur médusé, dans le mutisme de plomb des objets et des plantes. Un fascinant huis clos. " Jérôme Meizoz
L'ancien meilleur apprenti pleureur final Krapotze espérait encore être élu Grand Suicideur, pendant qu'il emmenait son fidèle complice chez Frauline-l'Illuminatrice, là où elle ne pourrait donner naissance à l'unique brodeur de linceul pour oiseaux, le grand Rapetissé, qu'après avoir refusé d'en pleurer la future disparition et rendu sa liberté à l'unique larme encore prisonnière de son âme. Et quand devenus traqueur et poursuiveur de voleurs et de truqueurs de rêves, Krapotze et son complice réussiront à n'être ni grandis ni perdus par leur sublime vanité à vouloir incarner les prodigieuses ombres acharnées à poursuivre l'ombre noire de l'Arracheur de mémoire, personne ne pourra plus les empêcher d'entrevoir encore une fois la Sauveuse, revenue des confins du seul vrai rêve qu'aura été leur vie, pour leur souffler d'oublier que c'était grâce à elle qu'ils étaient nés pour disparaître et qu'ils comprendraient enfin pourquoi elle connaissait toujours tout sans jamais rien reconnaître. Depuis la publication des Régions céréalières (Gallimard, 1976), "l'écriture de JEAN-MARC LOVAY fait exister un univers mental hanté par la folie, un monde de machinations fantastiques et d'agressions obsédantes dont l'exploration est conduite avec rigueur, humour et dans une cohérence angoissante" (Charles Méla). Ainsi dans "Berceuse", le premier des deux chapitres de Réverbération, neuvième roman de Lovay, le personnage central est précipité au c?ur même d'une campagne électorale pour faire miroiter des "suicides généralisés avec ou sans enrichissement de sommeil".
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.