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Un café au soleil
Louyot Michel
COMPLICITES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782351203057
Un café au soleil. C'est la proposition qu'adresse une jeune femme au narrateur qu'elle vient de croiser par hasard à la gare. Une invitation qui aurait pu sembler anodine si elle n'avait été formulée juste avant le début de l'épidémie. Au lieu de décourager l'homme, l'obligation de confinement l'incite à rechercher la jeune personne. Mais comment la retrouver alors qu'il ignore son nom ? Et même s'il parvient à la revoir, que lui dire étant donné qu'il ne sait rien d'elle ? Un défi que tente de relever ce récit éclaté, sorte de rencontre fantasmée où le narrateur s'emploie d'une part à recoller les morceaux épars de sa vie, d'autre part à imaginer l'histoire de l'inconnue au teint d'ivoire. Un récit qui ne tient qu'à un fil sur lequel avance le funambule sans savoir s'il atteindra son but. Soixante-trois petits chapitres rédigés durant les soixante-trois jours de la réclusion consentie. Un effort quasiment désespéré d'ordonner sinon de réordonner le monde sur fond de crise. Où s'envole-t-il le papillon jaune ? Qu'est devenu le tigre aux ailes d'or ? Et prendra-t-il corps un jour le rêve d'un café au soleil ?
Présentation de l'éditeur Alcide Mara, nom de plume de Pierre Louyot, a publié plusieurs ouvrages, notamment un recueil de poèmes, « Boire les miroirs », à l'Arpenteur chez Gallimard et « Tout n'est pas rose », un texte illustré par Jean-Marie Queneau aux Éditions de la Goulotte. Il a choisi de se donner la mort fin 2012. Le Collège de Pataphysique vient de faire paraître à titre posthume son livre d'aphorismes : « Notes d'un oisif ». Peut-on sauver celui que l'on aime, son propre enfant ? Comment coexister en littérature sans entamer la relation filiale ? Comment se souvenir sans édulcorer ce qui fut et sans s'enfermer dans la douleur ? Sous quelle forme maintenir avec le disparu un lien qui s'est noué et développé loin de la France, en Europe centrale et orientale, en Russie soviétique et, plus tard, au Japon? Est-ce qu'une telle relation peut évoluer ? A-t-elle un avenir ? Autant de questions que se pose Michel Louyot dans le récit qu'il dédie à son fils. Lent travail de remémoration, démarche tâtonnante que tente d'exprimer une écriture discontinue, morcelée.
Résumé : Un parapluie en guise de Cathédrale, un vieux chat qui miaule sans cesse la nuit, des portes qui s?ouvrent et ne se referment pas, des voitures qui flambent à la Saint-Sylvestre, une beauté russe rencontrée dans le train de Rome, Stendhal surpris alors qu?il dérobe un petit Voltaire relié cuir dans une maison moscovite, la Loue qui arrache son sac des mains d?une matrone soviétique de la police des frontières, Lino Ventura qui a perdu son passeport, le vélo rouge d?une étudiante chinoise, Janis qui ulule vers la mer Baltique, une rose blanche dans une chambre de Porto, autant d?histoires étranges où se mêlent humour et lyrisme, toutes écrites dans la ville que hante l?homme au long manteau de soie noire, le prince de la littérature allemande. Et quiconque écrit à Strasbourg ne saurait être que l?ombre de Goethe, son "singe", comme le fut le malheureux Jakob Lenz.
Résumé : Ce n'est pas un chapeau comme les autres que possède l'Attaché. Mais un couvre-chef qui a quelque valeur, justement parce qu'il lui a été offert par un personnage illustre. Historique pourrait-on même dire, puisque celui-ci n'est ni plus ni moins que l'avant-dernier président français... Aussi, quand une salle aux enchères s'apprête à vendre certains objets ayant appartenu au grand homme, la valeur du couvre-chef, passablement fluctuante pour son actuel propriétaire, repart à la hausse et suscite bien des espoirs... Si ce n'est que le dit chapeau a encore son mot à dire... Doucement surréaliste, " Mémoires d'un chapeau " rompt avec le drame psychologique que constituait " Le Violon de neige " sans pourtant se départir d'un ancrage historico-réaliste... Voie nouvelle empruntée par le romancier, cette veine, qui permet la constitution d'un échange ironique, voire tendrement cruel, entre l'artefact socialiste et son propriétaire, est ainsi à l'origine d'une ?uvre où Michel Louyot fait encore preuve de sa capacité à nous happer - ici avec facétie - au sein d'un récit au style léché et ciselé.
Jeune homme, Quand tu passes près du prunus en fleur, Tu le frôles, tu l'effleures En coup de vent. Jeune homme, arrête-toi ! Les fleurs éclatent sous le ciel pur Jamais le monde n'a autant ri Et à ta boutonnière, respire Ce que le vent, ce soir, Sans façon te prendra. (Extrait)
La télévision était en noir et blanc et venait tout juste de s'offrir le luxe d'une seconde chaîne. En coulisse des chercheurs peaufinaient leurs études et finalisaient leurs travaux accompagnés par des industriels très intéressés par ce projet qui se préparaient au lancement en fabrication et à la mise sur le marché de postes en couleur... Le présentateur pose "la" question à un invité au cours de la traditionnelle messe télévisuelle du journal de vingt heures : - Qu'est-ce, pour vous, qu'un philosophe ? Réponse de l'intellectuel : Un philosophe est une personne qui réfléchit pour les autres qui n'ont pas les moyens intellectuels ni le temps matériel de réfléchir aux problèmes posés à l'être humain au cours de sa vie...