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Des patrons aux managers. Les laboratoires de la recherche publique depuis les années 1970
Louvel Séverine ; Musselin Christine
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753514058
Financements, évaluation de la recherche, partenariats socioéconomiques, études doctorales, gestion des carrières scientifiques... La recherche publique connaît, ces dernières décennies, des mutations accélérées, dont les conséquences concrètes restent encore mal connues. L'ouvrage examine comment les transformations profondes du système français de recherches travaillent conjointement l'organisation, les activités et la culture des laboratoires académiques, des années 1970 aux années 2000. Pour éviter tant les biais rétrospectifs que les scénarii généraux, l'auteur a mené une enquête d'un an dans trois laboratoires de sciences de la vie, et exploré, au moyen d'archives et d'entretiens, les dynamiques microsociologiques du changement. Croisant sociologie des professions, sociologie des organisations et études sociales sur les sciences, l'auteur analyse les changements majeurs des stratégies individuelles et collectives, des modes d'exercice de l'autorité, ainsi que des formes de coopération dans les laboratoires académiques. L'ouvrage montre que les laboratoires passent d'une organisation dirigée par des a patrons qui érigent et contrôlent un domaine scientifique, à une organisation gérée par des managers qui conduisent des projets dans un environnement concurrentiel. Il analyse la transition dans cinq domaines: les stratégies scientifiques (chapitre I); la gestion des carrières (chapitre II); le financement (chapitre III); l'évaluation (chapitre IV); la formation des doctorants (chapitre V). Les laboratoires, loin d'être des réceptacles passifs de forces économiques et institutionnelles, sont aussi les moteurs de leurs trajectoires. Ainsi, l'ouvrage réfute-t-il une interprétation mécanique du changement, doublée d'une vision quelque peu monolithique du monde de la recherche, pour dégager les modèles d'action locaux par lesquels les laboratoires se repositionnent dans des contextes en mutation. Un livre éclairant au moment où l'on s'interroge sur l'entrée, à marche forcée, 4 du système français de recherches et d'enseignement supérieur dans une nouvelle ère (Agence Nationale de la Recherche, loi relative aux libertés et responsabilités des universités, Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, opération Investissements d'Avenir du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, etc.).
« Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé. » écrivait Montesquieu. Nous avons tous déjà expérimenté, au moins une fois dans notre vie, le pouvoir réparateur et réconfortant de la lecture. Outre cette « parenthèse », cette « bulle » temporaire que propose un moment de lecture, le livre apporte de multiples bienfaits. On sait qu?il favorise le sommeil, qu?il a le pouvoir de réduire le stress et même l?hypertension. Quiconque a déjà lu une histoire à son enfant peut déjà entrevoir bon nombre de ses bienfaits. En grandissant pourtant, les enfants semblent bien souvent s?en désintéresser. La bibliothérapie, est pourtant en mesure de leur apporter un mieux-être évident. Comment peut-on aider les plus jeunes par le recours à la lecture ? Qu?est-ce que la bibliothérapie ? Comment l?appliquer en tant que professionnel de l?éducation ou du livre ? Quelles actions mener et comment ? Avec quel type de livres ? C?est à toutes ces questions, et bien d?autres, que répond cet ouvrage.Notes Biographiques : Professeur documentaliste et formatrice en bibliothérapie, fondatrice de l'association "Le cocon de Lettres". Elle intervient notamment dans la formation des professionnels du livre et du soin sur le thème de la bibliothérapie en milieu scolaire. Site Internet : www.bibliotherapiejeunesse.com.
Louvel Philippe ; Ezerzere Pierre ; Jourdes Philip
L'électronique embarquée s'est imposée comme une discipline à part entière avec ses spécificités propres. Dans le domaine des transports, elle a su s'adapter aux contingences les plus critiques et aux cahiers des charges les plus exigeants de l'aéronautique, du ferroviaire, de l'automobile et du domaine spatial auquel cette troisième édition, par ailleurs entièrement mise à jour, consacre une partie totalement nouvelle. Cet ouvrage permet non seulement d'avoir une vision synthétique du secteur, mais donne aussi des revues détaillées de solutions, tant sur les aspects systèmes que sur les aspects composants ou logiciels. Il fait ressortir les similitudes, les différences et les perspectives d'évolution des transports automobile, aéronautique, ferroviaire et spatial à travers de nombreux exemples commentés.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni