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La Licorne N° 132/2018 : Balthasar Baro
Louvat-Molozay Bénédicte ; Pasquier Pierre
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753501850
Qui, aujourd'hui, connaît encore Balthasar Baro  ;? Il y a un peu plus d'un siècle pourtant, Edmond Rostand devait juger son nom et son uvre suffisamment évocateurs puisqu'il imaginait pour cadre de la première scène de son Cyrano de Bergerac une représentation de son unique pastorale, la Clorise, à l'Hôtel de Bourgogne. Les contemporains de Baro louaient d'abord en lui l'auteur de la suite et conclusion du plus célèbre roman de la première moitié du XVIIe siècle, L'Astrée d'Honoré d'Urfé, dont il fut le secrétaire  ;; ils le reconnaissaient également pour un dramaturge talentueux, à défaut d'être majeur. Baro, en effet, introduisit en France le procédé du théâtre dans le théâtre avec sa Célinde, participa activement, dans les années 1640, à l'essor d'un théâtre sacré, et laissa une uvre dramatique composite et passionnante, délibérément à l'écart des pratiques et des genres dominants. Il fut en outre l'un des membres de la jeune Académie française et participa, comme tel, à la Querelle du Cid. C'est à cette carrière et à cette uvre méconnues que le présent ouvrage, le premier qui ait jamais été consacré à Baro, voudrait rendre hommage, en éclairant certains aspects d'une trajectoire d'homme de lettres qui commence à Toulouse et semble s'achever à Montpellier, qui fait passer son auteur du roman au théâtre, ménageant entre l'un et l'autre de multiples transitions.
Viau Théophile de ; Louvat-Molozay Bénédicte ; Peu
Résumé : Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé Avec Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, Théophile de Viau, poète à la réputation sulfureuse, signe l'une des plus admirables tragédies composées en France au début du XVIIe siècle. Cette version nationale de Roméo et Juliette, qui connut en son temps un immense succès, n'est pas seulement un jalon majeur de l'histoire du théâtre : marquée par une écriture lyrique d'une inventivité saisissante, cette pièce qui met en scène les excès de la passion amoureuse frappe par sa grandeur poétique et funèbre, ainsi que par le libertinage philosophique qui la parcourt. Dossier 1. Théophile de Viau poète 2. Les métamorphoses du sujet 3. Amours tragiques 4. Postérité de la pièce
LA référence pour l'épreuve de Littérature française des khâgnes Traitant du sujet de composition de Lettres du concours des ENS pour la session 2022-2023, cet ouvrage réunit des spécialistes des différentes oeuvres au programme et des enseignants des classes concernées pour offrir un ouvrage extrêmement pratique et intelligent dans une collection plébiscitée par les élèves et leurs professeurs. L'originalité de cet ouvrage est de croiser oeuvres et thèmes au programme. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des Repères situent les oeuvres ; des Problématiques en proposent des approches analytiques ; des Etudes thématiques relient celles-ci aux axes du programme ; des Outils pour définir (lexique), approfondir (bibliographie commentée)et élargir (florilège de citations d'autres oeuvres).
Résumé : On pense spontanément que le public des XVIIe et XVIIIe siècles allait à l'opéra pour entendre des voix, des airs, des développements instrumentaux propres à suggérer l'état d'âme de tel personnage, en somme de la musique. On sait aujourd'hui qu'il s'y rendait aussi pour admirer les changements à vue, machineries et effets spéciaux qui agrémentaient la représentation, ou encore pour profiter d'un ensemble d'impressions visuelles et sonores dépendant de ce qui se passait dans la salle elle-même. Il en va de même pour le théâtre parlé, que l'on allait alors "ouïr" autant que regarder. Les témoignages sur ce croisement du voir et de l'entendre sont, certes, nombreux, mais souvent peu explicites, les commentateurs de l'époque éprouvant une difficulté particulière à rendre compte de leur expérience d'auditeurs de théâtre. C'est à ce relatif silence de l'écoute qu'est consacré ce volume qui, en enquêtant sur les sons du théâtre, de leur enregistrement à leur transmission, propose de mieux cerner la perception auditive du spectacle à l'époque moderne. Issues d'un programme de recherche développé au sein de l'Institut de recherche sur la Renaissance, l'Age classique et les Lumières (IRCL, - UMR 5186 du CNRS), les contributions du présent volume portent sur les théâtres parlé et chanté, tant anglais que français, du XVIe au XVIIIe siècle.
Destinataire principal autant qu'élément indispensable de la représentation, le spectateur de théâtre semble devenir une figure importante, sinon décisive, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle est au cœur des réflexions de l'abbé d'Aubignac sur l'élaboration de l'illusion théâtrale, comme des propositions de Diderot sur le jeu de l'acteur ou le quatrième mur. Elle traverse également les pièces elles-mêmes, à commencer par celles qui, à l'instar de L'Illusion comique ou des Acteurs de bonne foi reposent sur le procédé du théâtre dans le théâtre. La prise en compte du spectateur, de son plaisir et des conditions dans lesquelles il peut être touché, détermine certaines des mutations touchant à l'architecture des théâtres et à la scénographie, mais aussi au jeu des acteurs et à la constitution des genres dramatiques. Les études réunies dans ce volume envisagent la situation concrète du spectateur dans les salles de théâtre et autres dispositifs (la Foire ou les théâtres de société), la prise en considération ou l'exclusion du spectateur dans les réflexions théoriques et les dramaturgies de la période (comédie classique, drame bourgeois, tragédie de l'horrible, genre larmoyant, parodie...), la réflexion philosophique qui s'élabore autour de cette instance, et les figurations auxquelles elle donne lieu, dans le théâtre et hors théâtre.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.