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La Table ronde. Une aventure singulière
Louis Patrick
TABLE RONDE
18,60 €
Épuisé
EAN :9782710305170
Dans les désordres de la Libération, autour d'Anouilh, Maulnier, Mauriac et quelques autres, un parti pris de dissidence intellectuelle et littéraire s'est cristallisé autour de La Table Ronde. Un animateur : Roland Laudenbach. Une conviction : l'intolérance et l'engagisme politique sont préjudiciables à la littérature. Pendant les années du sartrisme triomphant, des écrivains qui n'étaient pas tous de droite ont donné une âme aux Cahiers et aux Editions de La Table Ronde : Anouilh, Blondin, Boulanger, Déon, Frank, Freustié, Laurent, Nimier, Pingaud, Vandromme, etc. Les aléas du conflit algérien ont inscrit cette maison d'édition turbulente, attachante, brinquebalante, sur d'autres rails. Elle a flirté avec Plon, Gallimard puis Grasset, sans perdre son indépendance. Elle reste le symbole d'un état d'esprit singulier : l'humour, le sport, la désinvolture, la poésie, le panache. Bref, l'irrégularité vis-à-vis de l'Ordre, quel qu'il soit. La Table Ronde, une aventure singulière est un récit aussi passionnant qu'un match de rugby raconté par Blondin ; un document précieux sur la vie intellectuelle et littéraire française entre la Libération et la fin du gaullisme.
Ce précis est conçu pour permettre aux étudiants de première année de droit et ceux d'Instituts d'études politiques de suivre les différents semestres d'enseignement de droit constitutionnel. Il sera également utile pour les candidats aux concours de la fonction publique. Les praticiens ne manqueront pas de l'utiliser en relation avec les Grandes décisions du Conseil constitutionnel, son complément indispensable. Enrichi par la prise en compte des décisions QPC récentes ainsi que par la chronologie actualisée de la vie politique française, cet ouvrage étudie notamment les trois objets du droit constitutionnel moderne : les institutions, le système normatif, les libertés fondamentales, en apportant constamment un éclairage sur le droit comparé. Grâce à l'étude de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, il fait une place essentielle à la conception juridique de ce droit, sans pour autant négliger l'approche historique et l'analyse des évolutions de la Ve République. "Le Précis Droit constitutionnel est un ouvrage savant en étroite relation avec une recherche originale [... ]. Le programme de ce Précis renouvelle l'enseignement de la matière" (AJDA 1998). "Ce manuel représente une nouveauté de grande importance du panorama didactique du droit constitutionnel français" (Rivista di Diritto costituzionale).
Ce précis ne traite pas des libertés publiques mais des libertés fondamentales. Un long travail de réflexion et d'approfondissement a conduit les auteurs à faire une présentation des droits fondamentaux qui respecte les préceptes du droit comparé et corresponde aux principes originels de la théorie des droits fondamentaux (d'origine étrangère) tout en tenant compte de la spécificité de la situation française et de son héritage historique. On trouvera donc exposées la théorie générale des libertés et droits fondamentaux ainsi que, de manière distincte, la protection constitutionnelle et la protection européenne de ces droits et libertés.
Esti toastée des deux bords ! " Le juron de Junior, fils de Xavier Galarneau, dans le populaire téléroman L'Héritage de Victor-Lévy Beaulieu, s'est inscrit dans l'imaginaire collectif de toute une génération. Relevant d'un registre familier empreint d'inventivité et de subversion, cette expression révèle la propension de l'écrivain à mettre en scène avec succès des personnages issus du peuple s'exprimant dans une langue qui leur est propre et qui les magnifie. C'est dans cette optique que les textes réunis dans cet ouvrage examinent la production qui se rattache à des genres dits "oraux" - parce que destinés à être performés - et "populaires" - parce que susceptibles de toucher un large public. En se penchant notamment sur les contes, les téléromans et le théâtre de Beaulieu, ce livre explore avec érudition, mais dans un langage accessible, une part peu étudiée de l'oeuvre beaulieusienne, tout en apportant une importante contribution à la recherche sur cet écrivain immense et singulier.
Chemain Jean-François ; Louis Patrick ; Divry Edou
LE REALISME MORAL EN POLITIQUE. La responsabilité politique des chrétiens s'inscrit aujourd'hui dans un contexte d'enfermement de la conscience morale occidentale. Dans un système qui se fonde sur la privatisation des principes communs, on ne peut plus se contenter de vouloir remonter la pente politique sans s'attaquer aux causes du mal. Une société ne peut tenir longtemps sans principes substantiels sur le vrai et le bien. Ce défi, plus moral que politique, condamne-t-il les chrétiens à la position d'idéalistes minoritaires ? La seule vraie réponse consiste à se soustraire à l'horizon politicien : la vraie victoire des chrétiens, c'est l'enrichissement du débat public par un peu plus de vérité et l'orientation de la politique vers plus de bien et moins de mal. ISLAM, LAÏCITE ET INSTITUTIONS. Là France et les institutions euro entretiennent des relations compliquées avec le " fait religieux ". Entre les a priori laïcistes et une certaine complaisance avec l'islam, comment promouvoir les valeurs morales universelles ? Comment appliquer la distinction laïque des pouvoirs inventée par l'Église catholique à une religion qui ne conçoit les rapports entre politique et religion que sous l'angle de la confusion ?. PIE XII ET LA MEMOIRE DE L'EUROPE. Pie XII peut-il être porté par l'église sur les autels ? Le point sur l'évolution du débat entre historiens et théologiens.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.