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Louis de Dardel (1899-1963). L'ingénieur qui courtisait les muses
Zosso François
ALPHIL
29,50 €
Épuisé
EAN :9782889304721
Les archives de Louis de Dardel (1899-1963), sauvées de l'oubli dans un grenier de Neuchâtel, comprennent quelque 3 000 lettres et un grand nombre de notes que ce grand épistolier rédigea tout au long de sa vie. Dans l'une d'elles, datée du 6 février 1954, il se souvient de l'emprise, certes toute aimante, mais fort pesante qu'exerçait sur lui son père, Otto de Dardel, journaliste et député, "vu [...] comme un géant et ses souliers comme des bottes de 7 lieues". En 1914, alors que Louis de Dardel, âgé de quinze ans, se montre porté à la rêverie, au romanesque, voire au mysticisme, ce père, préoccupé, lui conseille de faire quelque chose d'utile de sa vie. Interprétant cette recommandation comme une injonction, le jeune Louis abandonne la section littéraire pour la scientifique, alors voie royale pour entreprendre une carrière qui lui permettra des réalisations concrètes, utiles pour ses contemporains. Lorsqu'il s'aperçoit qu'il fait fausse route, il n'ose affronter son père et ses "bottes de 7 lieues". Mais à quelque chose malheur est bon, dit le dicton. Cette erreur d'aiguillage est à l'origine d'une métamorphose, car la voie scientifique dans laquelle il persévère envers et contre tout va transformer ce passionné des arts et des lettres en un homme complet, un humaniste fort rare au XXe siècle, qui réussit à concilier dans sa vie quotidienne art et science.
Qui ne connaît pas Auguste, Tibère, Néron, Constantin ? Mais qui a entendu parler de Balbin, de Macrin, d'Attale, d'Olybrius ? Cent cinq hommes seulement réussirent à s'asseoir sur le siège impérial. Plus de la moitié périrent de mort violente. Cet ouvrage présente, sous la forme de "curriculum vitae", l'essentiel de leur vie. Les fiches sont accompagnées de solides annexes pour que passionnés d'histoire, étudiants, professeurs ou numismates puissent embrasser en quelques pages la personnalité de chacun de ces empereurs.
Alors qu'il dîne tranquillement dans un nouvel établissement, Wu Ping se fait interpeller par une jeune femme, doctorante en biologie. Elle a du travail pour lui : son père, cuisinier dans une grande chaîne de restaurants du pays, vient d'être accusé de la mort du gérant et d'un célèbre taïcoon. Mais il n'est pas responsable, elle en est persuadée. Aidé de son équipier, le mystérieux mais non moins séduisant Matt Worthy, l'inspecteur sous le charme se démène pour innocenter le vieil homme, et l'affaire promet d'être compliquée. Si la vérité est parfois bien enfouie, le passé est souvent plus éloquent que le présent... Dans ce second thriller pimenté, Marc Zosso plonge ses deux policiers au coeur d'une enquête aussi savoureuse que complexe, où histoire de la Chine et histoires personnelles se mêlent jusqu'à ne faire plus qu'une, pour le meilleur, mais souvent pour le pire.
2013, en Chine. 7 février, un prince rouge de Xiamen est assassiné à Guangzhou ; 9 février, un journaliste du China Daily dans sa chambre d'hôtel à Wuhan ; 11 février, un magnat de l'immobilier du Sichuan à Chengdu ; 13 février, le directeur général d'une chaîne d'hôtel à Tianjin ; 15 février, le CEO d'une importante société de baiju dans le Sichuan, en vacances à Suzhou. Cinq meurtres ; cinq victimes - toutes des gros bonnets, toutes des hommes -, tuées à deux jours d'intervalle les unes des autres. Leur point commun ? Une marque sur le front, faite de cire de bougie rouge, représentant un des cinq éléments : le feu, la terre, le métal, l'eau et le bois. Alors le 7 mars, lorsqu'une nouvelle victime présentant la marque du feu est retrouvée, la police chinoise, au point mort dans ses investigations, décide de faire appel au regard neuf et à l'équipe expérimentée de l'inspecteur Wu Ping de la cellule MP3 de Hong Kong. Avec l'aide de son partenaire Matt Worthy, Wu Ping va devoir résoudre cette affaire complexe et retrouver l'identité du meurtrier avant qu'il ne sévisse à nouveau et que les corps ne s'empilent... Dans le troisième tome de sa saga policière, Marc Zosso mêle avec subtilité et intelligence présent et passé au coeur d'une intrigue mouvementée où parti communiste, mensonges et vengeance forment un cocktail explosif.
Ramath avait à peine douze ans qu'elle avait l'intime conviction que son petit corps de fillette était différent d'elle-même. [...] Ce corps avait pour fonction de la révéler au monde, cependant que sa personne véritable devait penser et agir pour le compte des deux. Puis, vint un temps où elle perçut son corps comme un outil coupant pour lui frayer son chemin dans l'épaisse forêt de la vie, ou même comme une arme redoutable qui lui permettrait de soumettre le monde. " Gaston Zossou retrouve ici un thème qui lui est cher : celui d'un individu solitaire qui s'oppose aux traditions et tient tête à ceux qui s'en font les gardiens, dût-il le payer de sa vie.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.