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La Maison Peugeot
Loubet Jean-Louis
PERRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782262029647
Peugeot, c'est beaucoup plus que des voitures: une marque qui, depuis deux siècles, accompagne la transformation industrielle de la France. Pour raconter cette aventure où se mêlent capitaines d'industrie et paysans de Franche-Comté ou d'ailleurs devenus ouvriers métallos, Jean-Louis Loubet dispose d'un matériau unique: les archives privées de la famille Peugeot. Confrontées aux documents officiels, elles permettent d'écrire une histoire d'entreprise, sans légende ni hagiographie, mais qui tient souvent du roman vrai. Car il faut de l'imagination pour passer de la scie à la machine à coudre, puis à la bicyclette et à l'automobile, sans oublier le confort domestique des Français ni les contraintes de la mondialisation. Biographie de l'auteur Jean-Louis Loubet, professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Evry-Val d'Essonne, a consacré une dizaine d'ouvrages à l'histoire de l'automobile, notamment Histoire de l'automobile française et Design & Légendes.
Voici retracée l?histoire d?une extraordinaire aventure industrielle et humaine, miroir permanent du pays: les aléas des cycles économiques et des crises, les inventions techniques, les lois sociales, les promesses d?une civilisation de loisirs... Appuyé sur les meilleures sources (archives des entreprises, des banques, des ministères), Jean-Louis Loubet retrace une extraordinaire aventure, à la fois industrielle et humaine - miroir permanent d?un pays qui veut garder son rang, malgré les crises et le déclin.
Ce livre se veut un ouvrage d'initiation à la pratique de la recherche documentaire. Trop d'exemples montrent en effet qu'étudiants comme chercheurs chevronnés n'utilisent souvent qu'une infime partie des moyens d'une puissance considérable que les techniques modernes de la recherche documentaire mettent à leur disposition. Dans cette perspective, ce guide cherche d'abord à en faire le recensement, en indiquant quel bénéfice l'utilisateur peut tirer de leur mise en œuvre, qu'il s'agisse, par exemple, des fichiers informatisés, des banques de données ou de l'utilisation du réseau Internet. Au-delà, il s'agit ici, non seulement de proposer un inventaire de ces moyens, mais de fournir aussi un maximum d'indications pratiques concernant l'usage concret de ces instruments, en multipliant les exemples - visuels notamment - pour guider, parfois presque pas à pas, la démarche concrète des chercheurs dans l'usage de ces différents outils, dont on ne saurait aujourd'hui ignorer l'existence et l'intérêt, en évitant de se laisser intimider par une technicité qui s'avère beaucoup moins dissuasive qu'on ne le pense souvent, lorsqu'on y regarde d'un peu près.
Loubet Jean-Louis ; Michel Alain ; Hatzfeld Nicola
L'île Seguin est un lieu symbolique, lié à Renault et à ses hommes. Or, l'histoire élargit le regard pour découvrir une île aux visages multiples. D'abord sans usine, l'île coule des temps paisibles. Devenue le lieu de passage entre Paris et Versailles, au temps de la cour de Louis XIV, elle se transforme à la Révolution pour accueillir des activités modernes, où les tanneurs succèdent aux blanchisseurs. C'est au début du XXe siècle que l'île se transforme en un haut lieu, grâce à la conquête de Louis Renault. L'homme y bâtit l'une des installations industrielles les plus modernes de son temps, faisant naître Seguin l'Américaine. De 1929 à 1992, l'île devient l'usine-navire, construite autour d'ateliers aussi étirés qu'élevés. Pendant plus de soixante ans, Seguin est le symbole des usines automobiles françaises. C'est là que sont assemblées les Mona, Juva et Celta d'avant-guerre, puis les 4 CV et 4L, symboles de la Reconstruction et des Trente Glorieuses. Mais le lieu dépasse vite son activité. L'histoire s'affiche à Seguin, faisant dire à tous "Quand Renault éternue, c'est toute la France qui s'enrhume". Le lieu respire l'histoire, du Front populaire à Mai 68. La crise des années 1980, qui affaiblit toute l'industrie automobile, jette l'île dans le doute. Celle-ci est alors ballottée entre le projet de Billancourt 2000 et une rénovation surprise, qui permet la production de l'Express. L'île est déjà en train de tourner la page. Renault quitte Seguin en 1992, induisant un flot de questions aux réponses complexes, à l'image d'un tournant de siècle où l'économie croise la politique. Autour d'un lieu et en quelques pages, cette histoire de l'île Seguin entraîne le lecteur au c?ur de l'histoire économique et sociale de la France.
L'histoire des véhicules Renault ne peut s'éloigner de l'histoire même d'une entreprise dont la singularité est d'avoir eu trois vies: celle de son fondateur, de 1898 à 1944; celle de la Régie nationale des usines Renault, de 1945 à 1995; celle de Renault SA, aujourd'hui. Depuis plus d'un siècle les modèles Renault sillonnent les routes du monde entier. Dès ses origines, et durant près d'un demi-siècle, Renault a proposé des véhicules extrêmement variés, allant de la petite à la grande voiture, restant même alors le seul grand constructeur à poursuivre la production de voitures de luxe. Le catalogue Renault est foisonnant, alliant aux produits de grande série des voitures de faible diffusion, et donc osant ce que ses concurrents refusent. Nationalisé en 1945, Renault se lance dans la voiture populaire et s'engage dans la construction d'une gamme, l'une des premières en Europe. Les modèles Renault tiennent compte avant les autres d'une demande marquée par les évolutions de la société (exode rural, urbanisation, émergence des classes moyennes, accès des jeunes et des femmes à l'automobile, naissance de la société des loisirs). Renault innove et conçoit des véhicules qui marquent leur époque. Les Renault du XXIe siècle n'ont pas attendu le 1er janvier 2001 pour être sur les routes. Si elles s'honorent des spécificités qui ont fait la renommée de la marque, elles se dotent en plus d'une audace, technicienne et stylistique, qui fait qu'une Renault parvient à se distinguer dans un monde globalisé et mondialisé. Cet ouvrage, présenté sous forme de dossier chronologique, rappelle au lecteur que, de 1898 à aujourd'hui, la marque n'a cessé d'être créatrice d'automobiles
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.