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Sociologie de la police
Loubet del Bayle Jean-Louis
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343088297
Les textes réunis dans ce livre constituent une introduction à cette discipline d'apparition récente qu'est la sociologie de la police. Ils évoquent l'histoire de son développement dans notre pays, inspiré des expériences nord-américaines, tout en soulignant les particularités de l'approche française de ces questions. Sont ainsi évoqués, entre autres, la fonction de contrôle social de la police, son implication dans le maintien de l'ordre, ses relations avec le système politique, son action en matière de prévention, la culture professionnelle et le syndicalisme des policiers, le modèle de police de proximité. Ces textes illustrent aussi la diversité des problèmes que cette analyse des réalités policières peut être amenée à aborder, qui sont le reflet des transformations plus générales que connaissent les sociétés contemporaines.
Ce livre est devenu depuis sa première édition un classique de l'histoire des idées politiques et des groupes intellectuels au XXe siècle. Il pourrait avoir pour titre journal d'une génération, celle de jeunes gens en révolte qui eurent 25 ans autour de 1930: Robert Aron, Maurice Blanchot, jean de Fabrègues, Alexandre Marc, Thierry Maulnier, Emmanuel Mounier, Denis de Rougemont, etc. Bien que d'origines idéologiques diverses, on les voit alors collaborer aux mêmes revues, parler le même langage et partager le même projet de renouvellement de la pensée politique française en face de ce qui leur apparaissait plus largement comme une « crise de l'homme ». À travers l'analyse de l'esprit des s années tournantes », c'est aussi la naissance du mouvement personnaliste et son influence diffuse sur de nombreux aspects de l'histoire du XXe siècle qu'évoque cet ouvrage.
C'est une approche singulière et inhabituelle des problèmes et des interrogations des sociétés contemporaines que propose cet ouvrage, en évoquant le rôle qu'y jouent les institutions policières. On ne peut aborder cette question sans prendre en considération la façon dont se structure dans une société l'ensemble des mécanismes du contrôle social - c'est-à-dire l'ensemble des processus divers qui assurent l'application et le respect des règles qui organisent les rapports des individus et des groupes, et dont les incidences touchent aussi bien aux fondements du lien social qu'à la façon dont les individus eux-mêmes prennent conscience de leur propre individualité et de leur rapport aux autres. Aussi, c'est après avoir décrit ces divers processus et leur évolution que Jean-Louis del Bayle évoque les questions que posent l'organisation et le fonctionnement contemporains des institutions policières, en les éclairant par les acquis de la sociologie de la police, telle qu'elle a pris forme depuis quelques décennies dans les sociétés occidentales, en particulier dans les pays anglo-saxons.
Cette thèse pourrait avoir pour titre : Journal d'une génération, celle des jeunes hommes en révolte qui avaient 25 ans en 1930 : Robert Aron, Robert Brasillach, Daniel-Rops, Jean de Fabrègues, Georges Izard, Jean Lacroix, Philippe Lamour, Alexandre Marc, Thierry Maulnier, Emmanuel Mounier, Denis de Rougemont, Pierre-Henri Simon, etc. Bien que d'origines idéologiques et politiques diverses, on les voit alors, par solidarité de génération, collaborer aux mêmes revues plus ou moins éphémères, parler le même langage et partager le même rêve de renouvellement de la pensée politique française. A travers les textes d'Esprit, de l'Ordre nouveau, de Plans et des revues de la Jeune Droite, c'est cette effervescence idéologique que cet ouvrage révèle en montrant combien les années 1930-1934 constituent un moment important de l'histoire des idées du vingtième siècle. Aujourd'hui encore, de nombreux thèmes devenus presque des lieux communs trouvent leur origine dans cet esprit de 1930. Suscité par le sentiment que les clés héritées du dix-neuvième siècle ne permettaient plus d'ouvrir les portes du "siècle de fer" qui commençait, l'effort de réflexion de ces groupes conserve un intérêt qui n'est pas seulement historique. Cet essai montre qu'en diagnostiquant, lors de ces "années tournantes" , l'amorce d'une crise de civilisation et en recherchant dans le personnalisme les principes d'un ordre nouveau, les non-conformistes des années 30 ont posé certains des problèmes fondamentaux que l'on croit découvrir aujourd'hui. Professeur de Science politique à l'Université des sciences sociales et à l'Institut d'études politiques de Toulouse.
Cent ans de vie et d'histoire constituent une durée rarement atteinte par une entreprise. Or, la durée marque la plus grande des réussites, celle de la pérennité. Il s'agit là d'un élément de succès bien plus important que la froide énumération des résultats financiers ou que la litanie des chiffres annuels de production. Centenaire depuis 1998, Renault devient un acteur majeur de l'histoire industrielle contemporaine, une entreprise essentielle à l'automobile et à l'industrie française. Renault est une des plus grandes firmes automobiles, une firme qui a su s'adapter pour vivre dans des contextes aussi différents que ceux qui se sont succédé de 1898 à aujourd'hui. Or, à chaque époque, Renault symbolise son temps. Image des pionniers de l'automobile où technique et compétition se mêlent à la Belle Epoque, figure de l'américanisation de la production et de la grande entreprise dans l'entre-deux-guerres, Renault devient à partir de 1945 le symbole des nationalisations et du capitalisme d'Etat. Renault incarne alors le visage d'un secteur public puissant et modernisateur, caractéristique des Trente Glorieuses, avant de devenir l'image des politiques de restructuration et de privatisation qui font la France de la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, avec les reprises de Dacia, Nissan et Samsung, l'entrée dans le capital de Volvo, Renault est au cœur des politiques de concentration qui caractérisent la mondialisation de l'économie. En suivant Renault sur plus d'un siècle, il est clair que le lecteur découvre autre chose que la chronique d'une entreprise. Par la place de Renault dans le secteur industriel français, par son dynamisme et ses expériences, par les liens étroits tissés entre l'entreprise, l'Etat et le pays, la saga de Renault est à même d'apporter un autre regard sur l'Histoire économique et sociale de la France.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.