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Initiation aux méthodes des sciences sociales
Loubet del Bayle Jean-Louis
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738499264
Depuis quelques décennies les sciences sociales ont connu un grand essor, aiguillonné par les transformations rapides qui bouleversent les sociétés contemporaines. Aujourd'hui, ces connaissances ne concernent plus seulement quelques cercles scientifiques restreints, mais tendent à se diffuser dans le public. Par là le progrès des sciences sociales concerne plus ou moins directement l'ensemble des citoyens et la culture de " l'honnête homme " du XXe siècle. Ceci explique l'introduction d'une initiation aux sciences sociales dans un certain nombre de formations universitaires et professionnelles. Dans cette initiation, à côté du bilan des connaissances, une place croissante est faite à la manière dont ces connaissances sont acquises. En effet, les méthodes utilisées par les sciences sociales sont des méthodes spécifiques, qui ne sont pas sans influence sur la signification des résultats obtenus et dont il importe de connaître l'utilité et les limites. C'est dans cette perspective qu'à été conçu cet ouvrage destiné aux étudiants qui suivent ce type de formation et à tous ceux qu'intéressent ces questions. Son but est de constituer une initiation aussi claire et aussi concrète que possible aux techniques mises en œuvre dans la recherche sociologique et à la démarche scientifique telle qu'elle est appliquée à la connaissance des faits sociaux.
Cette thèse pourrait avoir pour titre : Journal d'une génération, celle des jeunes hommes en révolte qui avaient 25 ans en 1930 : Robert Aron, Robert Brasillach, Daniel-Rops, Jean de Fabrègues, Georges Izard, Jean Lacroix, Philippe Lamour, Alexandre Marc, Thierry Maulnier, Emmanuel Mounier, Denis de Rougemont, Pierre-Henri Simon, etc. Bien que d'origines idéologiques et politiques diverses, on les voit alors, par solidarité de génération, collaborer aux mêmes revues plus ou moins éphémères, parler le même langage et partager le même rêve de renouvellement de la pensée politique française. A travers les textes d'Esprit, de l'Ordre nouveau, de Plans et des revues de la Jeune Droite, c'est cette effervescence idéologique que cet ouvrage révèle en montrant combien les années 1930-1934 constituent un moment important de l'histoire des idées du vingtième siècle. Aujourd'hui encore, de nombreux thèmes devenus presque des lieux communs trouvent leur origine dans cet esprit de 1930. Suscité par le sentiment que les clés héritées du dix-neuvième siècle ne permettaient plus d'ouvrir les portes du "siècle de fer" qui commençait, l'effort de réflexion de ces groupes conserve un intérêt qui n'est pas seulement historique. Cet essai montre qu'en diagnostiquant, lors de ces "années tournantes" , l'amorce d'une crise de civilisation et en recherchant dans le personnalisme les principes d'un ordre nouveau, les non-conformistes des années 30 ont posé certains des problèmes fondamentaux que l'on croit découvrir aujourd'hui. Professeur de Science politique à l'Université des sciences sociales et à l'Institut d'études politiques de Toulouse.
Les textes réunis dans ce livre constituent une introduction à cette discipline d'apparition récente qu'est la sociologie de la police. Ils évoquent l'histoire de son développement dans notre pays, inspiré des expériences nord-américaines, tout en soulignant les particularités de l'approche française de ces questions. Sont ainsi évoqués, entre autres, la fonction de contrôle social de la police, son implication dans le maintien de l'ordre, ses relations avec le système politique, son action en matière de prévention, la culture professionnelle et le syndicalisme des policiers, le modèle de police de proximité. Ces textes illustrent aussi la diversité des problèmes que cette analyse des réalités policières peut être amenée à aborder, qui sont le reflet des transformations plus générales que connaissent les sociétés contemporaines.
C'est une approche singulière et inhabituelle des problèmes et des interrogations des sociétés contemporaines que propose cet ouvrage, en évoquant le rôle qu'y jouent les institutions policières. On ne peut aborder cette question sans prendre en considération la façon dont se structure dans une société l'ensemble des mécanismes du contrôle social - c'est-à-dire l'ensemble des processus divers qui assurent l'application et le respect des règles qui organisent les rapports des individus et des groupes, et dont les incidences touchent aussi bien aux fondements du lien social qu'à la façon dont les individus eux-mêmes prennent conscience de leur propre individualité et de leur rapport aux autres. Aussi, c'est après avoir décrit ces divers processus et leur évolution que Jean-Louis del Bayle évoque les questions que posent l'organisation et le fonctionnement contemporains des institutions policières, en les éclairant par les acquis de la sociologie de la police, telle qu'elle a pris forme depuis quelques décennies dans les sociétés occidentales, en particulier dans les pays anglo-saxons.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.