Epine dorsale du développement local ou sa colonne vertébrale, la territoriale en demeure un élément catalyseur, compte tenu de la centralité et de la transversalité qui la caractérisent. La décentralisation est le système administratif ou le mode de gestion qui permet son opérationnalité et en demeure l'expression de son efficacité. A cet effet, le comportement des acteurs opérationnels, à tous les niveaux, devient un déterminant important pour la réussite de la décentralisation. Celle-ci, en effet, a pour but la réduction de la bureaucratie et l'accroissement de la participation populaire en vue de l'autoprise en charge individuelle et du bien-être communautaire. Cependant, la gestion actuelle du processus de décentralisation en RD Congo souffre d'excroissance et reflète l'image du renard affamé devant des raisins mûrs qu'il convoite, mais incapable de les cueillir, à cause d'une difficile inculturation de ce système administratif. Doit-on abandonner la décentralisation des entités locales ? Non, il faut la poursuivre améliorée : sa dynamique est porteuse de changement ; il faut une volonté politique assumée pour se l'auto-approprier.
La RDC est dotée des potentialités naturelles immenses et disposant des scientifiques de renom formés dans les grandes universités du monde et du pays. Mais la majorité de la population congolaise vit dans une misère sans précédent. Le progrès socio-économique et le développement, sur la base des atouts existants, doit associer les savoirs universitaires pour obtenir dans la société une véritable inculturation technologique et managériale. L'ouvrage propose l'Education Prénatale Naturelle (EPN) afin de pallier à ce paradoxe.
Résumé : Cet ouvrage offre un regard indisciplinaire sur cinq intellectuels liés entre eux et inspirés à la fois parle christianisme et le marxisme : Henri Desroche (1914-1994), Louis _Joseph Lebret (1897-1966), Henri Lefebvre (1901-1991), Emmanuel Mounier (1905-1950) et François Perroux (1903-1987). Par delà leurs différences, ils partagent l'idée selon laquelle il serait possible d'humaniser l'économie. Leurs thèses et leurs pratiques s'enracinent dans l'histoire. Elles invitent à réfléchir aux relations entre pensée et action, au rôle des institutions pour réduire les conflits, à l'insuffisance de l'idée de croissance par rapport à l'idée de développement appliquée à toutes les dimensions de l'être humain. Elles éclairent la diversité des articulations possibles entre l'individu et le collectif, la personne et la communauté. Elles incitent à s'interroger sur l'idée même d'économie. Ces intellectuels ont cherché à jouer un rôle auprès des institutions, avant la guerre, pendant la guerre (y compris, pour certains, sous Vichy), après la guerre où ils ont eu toute leur place. L'étude de la genèse de leurs conceptions, de la portée et des limites de leurs actions, de leurs aveuglements ou de leurs réussites, permet de repenser les moyens politiques de lutter, aujourd'hui, contre l'inhumanité de l'économie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.